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jeudi 21 juillet 2022

Boules d'énergie aux pois chiche, cacahuète, orange confite et chocolat

 Boules d'énergie aux pois chiche, cacahuète, orange confite et chocolat
C'est en regardant d'un air torve mon bocal de pois chiche que m'est venue cette idée d'en faire des boules d'énergie. Au début, j'étais plus partie sur une saveur type "cookie dought", mais finalement, une chose en entraînant une autre, et toujours dans mon élan "je vide mes placards/mon congel/mes réserves", j'en suis venue à cette association cacahuète-orange confite-chocolat. Il faut savoir que je fais tous les ans à Noël mes écorces d'orange confites, notamment pour les orangettes qui viendront garnir les ballotins de chocolats maison que j'offre à mes proches. Et tous les ans, je mets une partie de ma production au congélateur pour une utilisation éventuelle plus tard dans l'année... sauf que bien souvent, cette utilisation éventuelle ne vient jamais, et que je me retrouve avec ces écorces d'oranges qui traînent de longs mois dans mon congélateur (il n'est pas rare que je découvre en décembre au moment de faire la fournée annuelle que j'ai encore du stock de l'année précédente...).
Boules d'énergie aux pois chiche, cacahuète, orange confite et chocolat vegan
Le problème de la plupart des recettes d'energy ball (in english, parce que ça fait plus hype), c'est qu'on a beau vous les présenter comme "healthy", voir, comble de l'hypocrisie "sans sucres", c'est qu'elles sont très souvent à base de dattes. Et j'avoue que ça me chiffonne un peu... Déjà parce que les dattes, c'est pas très local (la cacahuète et le chocolat non plus me direz-vous, mais on est pas à une contradiction près !) mais surtout, que du coup, ces boules d'énergie sont surtout des boules de sucre... Et que ça, ma glycémie aime pas trop ! Alors qu'en utilisant des pois chiche pour donner de la consistance d'1 ces boules d'énergie gagnent en protéines végétales, de 2, leur index glycémique est grandement abaissé. 
Bref, vous l'aurez compris, l'idée c'est de "remplacer" une partie de l'habituel apport en fruits séchés par des légumineuses. Après, sur cette base, libre à vous de varier les saveurs. Comme personnellement, j'aime bien les contrastes de textures, j'ai choisi d'ajouter, en plus des morceaux d'orange confite, des éclats de cacahuète pour le coté croquant et des pépites de chocolat, parce que faut pas déconner tout de même, le mélange cacahuète-chocolat, c'est une tuerie ! (et si en plus on rajoute de l'orange confite....). 
On peut aussi utiliser des haricots blancs à la place des pois chiche : leur saveur toute douce se marie aussi très bien avec l'orange confite. En revanche, évitez les haricots rouges, un peu trop puissants à mon humble avis. Ou alors changez complètement la recette et mariez-les à du cacao (comme dans les pâtes à tartiner Funky veggie).
Cuillère et saladier : Boules d'énergie aux pois chiche, cacahuète, orange confite et chocolat vegan
Pour une dizaine de boules :
  • 130 g de pois chiche cuits
  • 50 g de purée de cacahuète
  • 40 g de raisins secs
  • 30 g d'écorces d'orange confites
  • 20 g de cacahuètes grillées
  • 30-50 g de pépites de chocolat
  • poudre d'écorce d'orange (facultatif)*

* Je prépare moi-même ma poudre d'orange, en prélevant les écorces d'orange à l'économe en saison, puis en les faisant sécher avant de les mixer.

Cuillère et saladier : Boules d'énergie aux pois chiche, cacahuète, orange confite et chocolat vegan
Réhydrater les raisins secs dans un peu d'eau tiède pendant au moins une trentaine de minutes.  
Couper les écorces d'orange confites en tout petits morceaux. 
Hacher les cacahuètes au couteau. 
Placer les pois chiche, la purée de cacahuète et les raisins secs égouttés dans le bol du mixer et mixer jusqu'à obtenir une pâte homogène (si vous peinez, voir variante).
Transvaser la préparation dans un saladier, ajouter les morceaux d'écorces d'orange, les éclats de cacahuète et les pépites de chocolat. Bien mélanger pour les incorporer de façon homogène. Vous devez obtenir une pâte bien compacte. 
Prélever des petites boules à l'aide d'une petite cuillère et les rouler entre vos paumes pour former des boules. 
Si vous le souhaitez, rouler les boules dans la poudre d'écorce d'orange. 
 
Ces boules se conservent quelques jours au réfrigérateur, rangés dans une boite hermétique. 
 
Option sans super-mixer : Si votre mixer peine un peu, vous pouvez ajouter 1 ou 2 c. à s. de l'eau de trempage des raisins secs avec les pois chiche, la purée de cacahuète et les raisins secs pour faciliter le mixage. Vous obtiendrez une purée un peu plus liquide. Pour compenser cela, ajouter ensuite un peu de de farine de cacahuète ou de cacahuètes finement mixées, voir de flocons d'avoine réduits en poudre (env. 1 c. à s.) pour raffermir la pâte. 
 
Variantes :  A la place des pois chiche, on peut utiliser des haricots blancs, dont la saveur assez douce se marie aussi très bien avec l'orange confite. Vous pouvez aussi remplacer les raisins secs par des abricots secs, ou même, à défaut, par du sucre complet.
Cuillère et saladier : Boules d'énergie aux pois chiche, cacahuète, orange confite et chocolat vegan

jeudi 19 mai 2022

Coeurs d'artichauts à la tomate

Cuillère et saladier : Coeurs d'artichauts à la tomate (recette speciale conserves)
Une fois n'est pas coutume, voici une recette réalisée entièrement (ou presque) avec des conserves. Une recette pour quand on a envie de légumes, mais qu'on a plus rien de frais... le cas typique où tu rentres de vacances un dimanche et que tout est fermé le lundi. Ou encore que c'est samedi, que tu es arrivé au bout des courses de la semaine et que le marché n'est que le dimanche... C'est exactement ce que j'ai vécu lorsque je suis rentrée de mes dernières vacances. En effet, comme je m'absentais pour trois bonnes semaines, en toute logique, j'ai vidé mon frigo avant mon départ. Mais qui dit frigo vide au départ, dit aussi frigo vide à l'arrivée !! Pourtant, avec la chaleur, j'avais bien envie de légumes et de légèreté. Mais comment faire alors que mon frigo était vide comme le désert de Gobi (enfin, pas tout à fait, vu le nombre de petits pots de condiments qu'il contient... mais vous voyez l'idée) ?
Je suis donc allée piocher dans mes (rares) conserves pour improviser cette recette. Si je me sers régulièrement de passata pour faire mijoter mes légumes été comme hiver, les cœurs d'artichauts, je les réserve habituellement à la garniture de la pizza (oui, parce que je ne conçois pas une pizza sans cœurs d'artichauts, et sans câpres aussi d'ailleurs, mais c'est une autre histoire), et je n'ai pas vraiment pour habitude de les cuisiner réellement (sauf si on considère que les couper en quatre et les disposer artistiquement sur un fond de pizza revient à les cuisiner). J'avais un peu peur qu'ils ne se délitent complètement à la cuisson, mais il n'en est rien, et très franchement, cela m'ouvre de nouveaux horizons culinaires... Bien sûr, rien de vous empêche de réaliser cette recette avec des cœurs d'artichauts surgelés (ou même frais - dans ce cas, il faut bien les préparer auparavant, en suivant par exemple la technique utilisée pour les artichauts à la romaine).
Cuillère et saladier : Coeurs d'artichauts à la tomate (recette speciale conserves)
Pour 1 personne :
  • 1 boite de cœurs d'artichaut en conserve
  • 200 ml de passata
  • 50 ml de vin rouge
  • 1 oignon
  • herbes de Provence
Cuillère et saladier : Coeurs d'artichauts à la tomate (recette speciale conserves)
Egoutter les cœurs d'artichaut et les rincer soigneusement. 
Emincer l'oignon. Faire chauffer un peu d'huile dans une casserole à fond épais, y faire revenir les oignons jusqu'à ce qu'ils soient translucides. 
Ajouter les cœurs d'artichaut, la passata, le vin rouge et les herbes de Provence. Saler légèrement et faire mijoter une quinzaine de minutes, jusqu'à ce que la sauce épaississe. Si elle épaissit trop, rajouter un peu d'eau. 
Rectifier l'assaisonnement au besoin (si c'est un peu acide, n'hésitez pas à rajouter un tout petit peu de sucre). 
Servir chaud ou tiède avec du riz ou une autre céréale. 
 
Variantes : Pour adapter la recette au contenu de ses placards, on peut remplacer les coeurs d'artichaut par des fonds d'artichaut, et la passata par des tomates en boite (concassées ou non). On peut aussi ajouter quelques lamelles de champignons (en conserve ou non !). Et bien sûr, rien ne vous empêche d'utiliser des coeurs d'artichaut surgelés ou frais ! 
Coeurs d'artichauts à la tomate

jeudi 4 juin 2020

Sandwich grillé fraises-tapenade-blettes

Cuillère et saladier : Sandwich grillé fraises-tapenade-blettes
Autant ma précédente recette de "croque" restait un minimum dans le classique même si je bafouais déjà un peu les codes, autant ici, on bascule clairement dans une recette totalement hétérodoxe. (D'ailleurs, vous aurez noté que j'ai préféré le terme de "sandwich grillé" à celui de "croque", histoire de ne pas me faire lyncher par les puristes...). Ceci dit, si vous me suivez depuis un peu de temps, vous devez commencer à savoir qu'en cuisine, pas grand chose ne m'arrête... et certainement pas les alliances de saveurs insolites, au contraire ! Très franchement, je ne sais plus très bien comment m'est venue l'idée d'associer la fraise à la tapenade verte, mais c'est vraiment une belle découverte. Le salé de la tapenade vient rehausser le sucré de la fraise, et la très légère cuisson de cette dernière dans le croque apporte un petit côté juteux légèrement décadent...
Cuillère et saladier : Sandwich grillé fraises-tapenade-blettes
Je l'avoue, je ne sais pas si on peut vraiment parler de recette ici, dans la mesure où on se contente de superposer 4 ingrédients. Ça relève plus de la "cuisine d'assemblage" et ça casse pas trois pâtes à un canard, mais cela fait partie de mes repas favoris du moment. Surtout qu'avec la chaleur qui commence à s'installer, et la vie sociale qui reprend, ce petit bidouillage à l'avantage de ne pas demander beaucoup de préparation (donc d'anticipation, de courses et de vaisselle - parfait pour des repas rapides) et de ne nécessiter aucune cuisson génératrice de chaleur (parfait pour limiter l'escalade des températures en cuisine).
Cuillère et saladier : Sandwich grillé fraises-tapenade-blettes
Pour 1 croque :
  • 2 belles tranches de pain au levain
  • 1 belle c. à s. de tapenade verte
  • 2-3 feuilles de jeunes blettes (ou d'épinards, ou d'oseille)
  • 3-4 fraises (selon grosseur)
Cuillère et saladier : Sandwich grillé fraises-tapenade-blettes
Faire griller très légèrement le pain (surtout s'il est très frais).
Laver les feuilles de blettes, enlever les côtes si elles sont trop dures.
Laver les fraises, les couper en lamelles.
Tartiner les tranches de pain de tapenade. Sur l'un des tranches, côté tapenade, disposer les feuilles de blettes, ajouter les lamelles de fraises puis refermer avec l'autre tranche de pain, face tapenade vers l'intérieur.
Cuillère et saladier : Sandwich grillé fraises-tapenade-blettes
Presser légèrement. Couper le sandwich en deux.
Faire cuire les croques dans un appareil à croque-monsieur préalablement chauffé, environ 6-7 minutes. On peut aussi faire cuire les croques dans une poêle légèrement huilée, quelques minutes de chaque côté.
Cuillère et saladier : Sandwich grillé fraises-tapenade-blettes
Variante : Remplacer la tapenade par du pesto, classique au basilic, ou de fanes.

jeudi 30 avril 2020

Croque-monsieur aux poireaux et tofu fumé (vegan)

Cuillère et saladier : Croque-monsieur aux poireaux et tofu fumé (vegan)
L'avantage du confinement, c'est que du coup j'ai le temps de faire des photos de mes petites recettes du quotidien pour les partager ici avec vous (comme je me l'étais donné comme perspective pour l'année 2020). J'en profite d'ailleurs pour vous rappeler que j'ai depuis peu un compte Instagram, où je vous invite à me rejoindre pour des partages quotidiens.
Cuillère et saladier : Croque-monsieur aux poireaux et tofu fumé (vegan)
C'est ma sœur qui m'a fait tomber dans l'addiction aux sandwichs grillés il y a quelques années lorsque nous avons fait ensemble un voyage en Grèce (oui, le lien n'est pas évident, mais c'est juste que dans l'appartement où nous étions, il y avait un appareil à croque-monsieur, et qu'apparemment c'est très courant là-bas...). J'étais déjà légèrement addict aux sandwichs mais alors là ! A tel point que j'ai investi dans un de ces appareil à croque-monsieur (bon, pas trop quand même parce que je l'ai acheté d'occasion sur un vide-grenier, et qu'il fait aussi gaufrier, ce qui m'a doublement décidé).
Je trouve que les sandwich grillés sont parfaits pour un repas vite prêt et légèrement régressif. J'aime bien aussi m'en faire pour les petits déjeuners (oui, oui). Je vous présente donc ici l'une de mes variantes favorites en ce moment. La plupart des recettes de sandwichs grillés ou de croques (la différence entre les deux n'est pas limpide pour moi) font intervenir du fromage et/ou de la béchamel, pour le côté moelleux. Mais je trouve que si l'on prend bien soin de préparer une garniture bien crémeuse comme ici avec cette fondue de poireaux, ce n'est pas forcément la peine de s'embêter avec ça (vous connaissez ma tendance à la feignantise...). Je fais d'ailleurs une fondue de poireaux de feignasse, inspirée par celle de Végébon (d'ailleurs elle propose elle aussi une idée de sandwich grillé aux épinards et cacahuète qui donne bien envie...).
Cuillère et saladier : Croque-monsieur aux poireaux et tofu fumé (vegan)
Quelques petites précisions sur les ingrédients.
Pour le tofu : je trouve que souvent les tofu fumés que l'on trouve en France ont un goût fumé qui n'est pas tout à fait assez marqué, aussi lorsque j'ai le temps (et que j'ai anticipé !), je préfère le faire moi-même (en plus, on évite les additifs et l'arôme de fumé), en faisant mariner du tofu ferme nature dans un dans un mélange de thé fumé et sauce soja (idée trouvée dans le livre Tofu de Mélanie et retrouvée ici chez Loetitia cuisine)
Pour le pain : la plupart des gens utilisent du pain de mie pour les croques-monsieur. Au contraire pour ma part, je préfère privilégier du "vrai" pain au levain. Je trouve que cela donne un côté rustique très agréable (et puis, on va pas se mentir, c'est surtout parce que je n'aime pas le pain de mie, qui me rappelle affreusement mon adolescence avec des bagues et qu'en plus je trouve que ceux du commerce sont trop souvent plein de conservateurs et autres agents de texture, et un peu trop emballés à mon goût). Avec du pain au levain, les croques sont aussi plus nourrissants. Mais vous pouvez bien sûr opter pour le pain qu'il vous plaira (pour ça comme pour tout d'ailleurs !). 
Cuillère et saladier : Croque-monsieur aux poireaux et tofu fumé (vegan)
Pour 2 personnes :
  • 4 belles tranches de pain au levain (idéalement pas trop frais)
  • 2 poireaux
  • 1 grosse c. à s. de purée d'amande
  • 1 c. à s. de jus de citron
  • 2 c. à c. de moutarde
  • 2-3 c.à s. de levure maltée
  • 1 c.à c. de fécule
  • env. 10 cl de vin blanc ou d'eau
  • 1 bloc de tofu fumé
  • un peu d'huile d'olive (ou autre huile résistant à la cuisson)
Cuillère et saladier : Croque-monsieur aux poireaux et tofu fumé (vegan)
Préparer la fondue de poireaux : Emincer les poireaux et les laver soigneusement pour enlever toute trace de terre. Les faire cuire à l’étouffée dans un peu de vin blanc (ou d'eau) et une pincée de sel.
Dans un petit bol, mélanger la purée d'amande, la moutarde, la levure maltée, le jus de citron et la fécule. Ajouter assez d'eau pour obtenir une texture un peu épaisse.
Lorsque les poireaux sont fondants, verser la sauce dans la casserole, bien mélanger et faire épaissir quelques minutes sur feu doux. Rectifier l’assaisonnement au besoin.
Couper le tofu fumé en fines tranches.
Faire griller le pain très légèrement s'il est très frais.
Monter les croques : Tartiner généreusement une tranche de pain de fondue de poireaux, répartir par dessus les tranches de tofu fumé. Tartiner très légèrement l'autre tranche de fondue de poireaux et refermer le croque. Répéter l'opération pour le second sandwich.
Couper les sandwich en deux, et badigeonner très légèrement les faces extérieures d'un peu d'huile.  
Faire cuire quelques minutes dans l'appareil à croque-monsieur. Si vous n'en avez pas, vous pouvez opter pour une cuisson sous le grill du four 5-7 minutes de chaque côté ou encore à la poêle (idem).
Cuillère et saladier : Croque-monsieur aux poireaux et tofu fumé (vegan)
Les croques avant passage sur le grill

jeudi 13 février 2020

Galettes de légumes

Cuillère et saladier : Galettes de légumes vegan
Est-ce que ça vous arrive aussi de vous retrouver avec pas grand-chose dans votre frigo, pas envie de vous casser la tête pour cuisiner et diablement besoin de préparer un repas simple, nourrissant et si possible facile à transporter et à réchauffer ? Si oui, ces galettes sont faites pour vous. Je vous livre ici l'une de mes bottes secrètes (pas si secrète que ça) pour une cuisine sans prise de tête. En cuisine, je fonctionne pas mal avec des bases, que je décline ensuite. C'est le cas ici : il ne s'agit pas tant d'une recette précise que d'un "mode opératoire" adaptable à l'infini : n'hésitez pas à l'adapter au contenu de vos placards et à vos goûts. On peut ainsi varier les légumes : opter pour du panais, du céleri, de la courge, ou même de la betterave pour une version rose ! On peut aussi y glisser si l'on veut les restes du frigo en utilisant comme liquide un reste de soupe, glisser des petits morceaux de tofu, une cuillère de pesto... bref feel free ! Le tout est d'avoir la main un peu lourde sur l'assaisonnement, car la base de flocons est tout de même assez fade, et si vous ne musclez pas un peu le tout avec des épices ou d'autres éléments au goût un peu fort, il peut y avoir un côté pauvre en saveurs.
J'aime servir ces galettes avec une petite sauce à base de purée de sésame, jus de citron et un peu d'eau, mais elles fonctionnent aussi très bien avec une sauce au yaourt bien citronnée pleine d'herbes fraîches.
Elles sont parfaites pour glisser dans les lunch-box, ou à emporter en pique-nique, car elles se dégustent aussi bien chaudes que tièdes ou froides.
Cuillère et saladier : Galettes de légumes vegan
Pour 4-6 galettes :
  • 6 c. à s. de flocons d'avoine
  • 3 c. à s. de flocons de pois chiche ou de pois cassés
  • env. 150 g de légume racine, courge, etc. (l'équivalent d'une petite carotte)
  • 1 belle c. à c. de purée de graines ou d'oléagineux (tahin, purée de cacahuète, de noisette, d'amande, de cajou,...)
  • 1 pincée de sel
  • 2 c. à s. d'épices (zaatar, curry, curcuma, épices tandoori,thym,...)
  • 2 c. à s. de petites graines (tournesol, sésame, pavot,...) (facultatif)
  • env. 25 ml d'eau (ou autre liquide : bouillon, lait végétal...)
Cuillère et saladier : Galettes de légumes vegan
Râper les légumes.
Dans un saladier, placer les légumes râpés, les flocons, les épices et le sel. Bien mélanger.
Faire bouillir environ 10 cl d'eau (ou autre liquide choisi). Ajouter l'eau au mélange précédent, en procédant cuillerée par cuillerée, jusqu'à obtenir une pâte très épaisse. Incorporer alors la purée d'oléagineux et les graines.
Laisser reposer quelques minutes, le temps que les flocons gonflent.
A l'aide de deux cuillères à soupe et de vos mains mouillées, former les galettes. La pâte doit bien se tenir, au besoin, ajouter un peu de farine ou de fécule.
Faire cuire les galettes à la poêle huilée, 5-7 minutes de chaque côté.
Cuillère et saladier : Galettes de légumes vegan
Note : Il est intéressant ici d'associer flocons de céréale et de légumineuse pour avoir des protéines complètes. Toutefois, on peut très bien utiliser uniquement des flocons d'avoine. On peut aussi varier à l'envie les différents flocons : incorporer des flocons de sarrasin, de châtaigne, de quinoa, ou autre. Il est cependant important de garder une base de flocons d'avoine, qui ont plus que tout autre cette capacité à "faire masse" et contribuent donc à la tenue de la pâte. Si vous optez pour une version sans flocons d'avoine (ce qui est possible), il est alors préférable d'incorporer en sus un liant type fécule, graines de chia ou de lin moulues...

Il s'agit d'une recette adaptable à l'infini : n'hésitez pas à l'adapter au contenu de vos placards et à vos goûts. On peut ainsi varier les légumes : opter pour du panais, du céleri, de la courge, ou même de la betterave pour une version rose ! 
Quelques variantes testées et approuvées : 
- carotte-purée de sésame-zaatar-graines de toursenol
- courge-purée de cacahuète- éclats de cacahuète- levure maltée
- betterave-purée d'amande-thym
- panais-purée de noisette...

mercredi 26 juin 2019

Makis de printemps : fraises, pesto, courgettes

Cuillère et saladier : Makis de printemps : fraises, pesto, courgette
Depuis que j'ai démystifié la réalisation de makis, ces derniers sont souvent au menu. Je les trouve très pratique pour recycler les petits restes, pour les repas sur le pouce ou pour les apéros. Ça fait partie de ces petits trucs qui en jettent à peu de frais. Et ça n'a pas manqué avec cette version printanière, que j'ai réalisé pour un dîner avec mes camarades du cours de danse. J'avoue que moi-même je n'en étais pas peu fière, car l'association de saveurs est je trouve particulièrement réussie (faut bien se lancer des fleurs quelque fois). La saveur délicatement sucrée de la fraise (je n'insisterai pas sur le fait qu'il est absolument essentiel de choisir ici des fraises de pleine terre bien goûtues) contraste joliment avec le salé du pesto et la légère acidité du riz vinaigré. La courgette vient apporter un peu de croquant, on pourrait d'ailleurs je pense sans difficulté la remplacer par du concombre. 
Cuillère et saladier : Makis de printemps : fraises, pesto, courgette
Pour une quinzaine de makis :
Pour le riz :
  • 100 g de riz rond (semi-complet possible)
  • 1,5 c. à s. de vinaigre blanc (ou de vinaigre de riz)
  • 1 c. à c. de sucre
  • 1 belle pincée de sel
Pour la garniture :
  • env. 2 c. à s. de pesto
  • Une petite dizaine de fraises
  • 1/2 petite courgette
  • graines germées
  • 2-3 feuilles de nori
Cuillère et saladier : Makis de printemps : fraises, pesto, courgette
Préparer le riz : Laver le riz : placer le riz dans un saladier, couvrir d'eau et mélanger en frottant les grains jusqu'à ce que l'eau devienne trouble. Jeter l'eau "sale" et répéter l'opération encore deux fois (donc trois fois en tout) : l'eau doit être claire. Verser le riz dans une passoire et le laisser reposer 30 minutes.
Préparer le mélange vinaigré : dans une casserole, faire chauffer le vinaigre avec le sucre et le sel, sans bouillir, juste pour dissoudre puis réserver à température ambiante.
Placer le riz ainsi lavé dans une casserole assez large ou un wok avec le même volume d'eau. Couvrir, de préférence avec un couvercle transparent (qui permet de voir l’ébullition puisqu'il ne faut à aucun moment soulever le couvercle). Porter le riz à ébullition sur feu moyen-fort, laisser bouillir 2 minutes. Baisser alors le feu et faire bouillir encore 10 minutes. Éteindre alors le feu et laisser reposer 10 minutes à couvert.
Au bout des 10 minutes, transférer le riz dans un saladier à fond large et remuer délicatement avec une spatule pour le refroidir, tout en l'éventant à l'aide d'un éventail (ou moins classe, d'un magazine). Le mouvement est le même que lorsque vous incorporer des blancs d’œufs dans une préparation. Verser le mélange vinaigré sur le riz et continuer à mélanger de la même façon pour bien l'incorporer sans casser le riz ni en faire une bouillie.
Couvrir le saladier d'un linge humide si vous n'utilisez pas immédiatement le riz.

A noter : Si vous utilisez un riz semi-complet, ajouter au départ un poil plus d'eau et poursuivre la cuisson 2-3 minutes de plus. 
Cuillère et saladier : Makis de printemps : fraises, pesto, courgette
Préparer la garniture : Laver les fraises et les couper en quatre ou en six, selon leur grosseur. Couper la courgette en bâtonnets.
Préparer les makis : Poser une feuille de nori, partie rugueuse sur le dessus sur une natte en bambou, une feuille de silicone (voir du film alimentaire). Humidifier vos mains et étaler du riz sur la surface, en appuyant bien et en laissant un peu d'algue libre. A l'aide d'une petite cuillère, faire une "ligne" de pesto, y disposer les morceaux de fraises, les bâtonnets de courgette et les graines germées si vous en utilisez.
Enrouler la feuille de nori en serrant bien pour maintenir la garniture. Une fois le rouleau formé, le faire rouler plusieurs fois sur lui-même en appuyant une peu pour lui donner une forme régulière.
Découper chaque rouleau en six à huit morceaux.
Cuillère et saladier : Makis de printemps : fraises, pesto, courgettes
Astuce : Si vous n'avez pas de natte de bambou ou de feuille de silicone, pour faciliter le "roulage" du maki, couper les feuilles de nori en deux dans la largeur et procéder demi-feuille par demi-feuille.

Variantes : A la place du pesto, on peut aussi utiliser de la tapenade ou du tartare d'algues.
Cuillère et saladier : Makis de printemps : fraises, pesto, courgettes


vendredi 12 avril 2019

Galettes de millet aux carottes, curcuma et sésame (vegan)

Cuillère et saladier : Galettes de millet aux carottes, curcuma et sésame - vegan
On continue sur la lancée vide-placard, avec cette recette réalisée tout spécialement pour dégommer mon pot de millet. Je ne sais d'ailleurs pas trop comment ce dernier s'est retrouvé dans ma cuisine, car je ne suis pas une grande adepte des céréales bio bizarres. Je tourne plutôt sur les basiques : riz et  quinoa (qui, j'vous f'rait dire, n'est pas une céréale) éventuellement épeautre décortiquée ou avoine concassée. Certes, j'ai bien du sarrasin en grain dans ma cuisine, mais c'est pour faire du granola ou des barres de céréales. 
Aussi je me suis retrouvée bien dépourvue lorsque le temps de destocker mon millet fut venu. Je me suis mise en quête d'une idée dans mes livres de cuisine, et lorsque je suis tombée sur une recette de galettes au millet et au brocoli dans Healthy vegan de Marie Laforêt, je me suis dit que c'était la bonne idée pour le passer ni vu ni connu. D'autant que ça me permettait aussi de faire descendre le niveau de mon bocal de graines de chia, et donc de faire d'une pierre deux coups. Et pour faire d'une pierre trois coups, j'ai même poussé le vice à adapter la recette et a y ajouter une bonne dose de curcuma (dont, je ne sais pourquoi, j'ai trois paquets différents). Vous l'aurez aussi vite constaté, pas de brocoli dans ces galettes, mais des carottes, pour rester dans la même gamme chromatique (et puis parce que je n'avais pas de brocoli). J'ai aussi choisi de les envelopper d'une petite croûte de sésame, noir ici, mais que l'on peut remplacer par du sésame blond, pour ajouter une note torréfiée et un peu de croustillant.

EDIT de mai 2019 : J'ai récemment le millet qu'on trouvait le plus couramment dans les magasins bio était souvent mal décortiqué (les grains sont rognés lors du décorticage), d'où l'aspect souvent plâtreux qu'il prend à la cuisson. Si cette céréale  vous intéresse, je te recommande vivement le site de l'association Terra Millet, qui est une mine d'or sur le sujet. Il propose en particulier tout un tas de ressources pour bien cuisiner le millet.
Cuillère et saladier : Galettes de millet aux carottes, curcuma et sésame - vegan
Pour une douzaine de galettes :
  • 180 g de millet
  • 1 carotte
  • 3 c. à s. de graines de chia
  • 2 c. à s. de curcuma
  • 1 pincée de poivre*
  • sel
  • graines de sésame 
* Je ne suis d'habitude pas trop poivre, mais ici il est intéressant d'un mettre un petit peu, car le poivre permet de mieux assimiler la curcumine, le "principe actif" du curcuma. 
Cuillère et saladier : Galettes de millet aux carottes, curcuma et sésame - vegan
Rincer le millet et le mettre dans une casserole avec deux fois son volume d'eau. Faire cuire 15 minutes à feu doux, il doit absorber toute l'eau. Couper le feu et laisser gonfler à couvert une dizaine de minutes.
Ajouter ensuite les graines de chia, le curcuma, le poivre, le sel et la carotte râpée. Bien mélanger et laisser reposer encore quelques minutes. On obtient une pâte assez compacte. Gouter et rectifier l'assaisonnement au besoin.
Placer le sésame dans une assiette creuse.
A l'aide de vos deux mains humidifiées, former des boulettes de pâte (plus ou moins grosses selon la taille souhaitée des galettes) et les rouler dans le sésame.
Les écraser ensuite pour former des galettes.
Pour une cuisson à la poêle : Faire chauffer un peu d'huile dans une poêle et y faire cuire les galettes 5 à 7 minutes de chaque côté.
Pour une cuisson au four : Badigeonner légèrement d'huile les galettes, les déposer sur une plaque à four et les faire cuire 5 à 7 minutes sur chaque face, à 180°C.
Déguster les galettes chaudes ou froides, éventuellement avec une petite sauce type sauce au yaourt.
Cuillère et saladier : Galettes de millet aux carottes, curcuma et sésame - vegan
Note : Ces galettes se congèlent très bien, aussi bien crues que cuites. Si on les congèle avant cuisson, on peut les faire cuire directement à la sortie du congélateur.

Variantes : On peut bien sûr varier à l’assaisonnement et les épices à l'envie (tout le monde n'a pas 3 paquets de curcuma à écouler !!). De même on peut remplacer la carotte par un autre légume-racine, de la courge, voir de la courgette (en saison). Dans ce dernier cas, bien penser à presser les courgettes râpées pour en extraire toute l'eau avant de les incorporer au mélange.
On peut aussi je pense troquer le millet pour une autre graine, type amarante, voir quinoa en le faisant bien cuire.

samedi 12 janvier 2019

Onigiri courge-sésame-prunes ume

Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume
Il y a quelques temps, j'ai organisé un "atelier maki" pour une amie, où je lui ai montré comment faire des maki (enfin, ma technique et recette personnelle, peut-être pas très orthodoxe). On en a d'ailleurs profité pour se faire un repas comme on en mange dans les restaurants japonais, avec une soupe miso ultra-simplifiée (sans bouillon dashi et tout et tout, juste du miso délayé dans un peu d'eau chaude et additionné d'algues et de tranches de champignons) et un essai de salade de chou (que je n'ai pas trouvé très concluant...). Cette petite parenthèse de cuisine japonisante (je n'aurai pas la prétention d'affirmer qu'il s'agissait de cuisine japonaise) m'a donné envie de tenter des onigiri maison. En effet, autant je fais régulièrement des makis (enfin s'entend, une ou deux fois par trimestre, guère plus), autant je ne m'étais encore jamais lancé dans les onigiri. Comme toutes ces recettes qui me sont totalement étrangères, je n'osais pas trop, et je m'en faisais une montagne. Alors que c'est super simple, sans doute bien plus que d'autres recettes que je fais très régulièrement. C'est assez fou finalement les barrières qu'on peut se mettre soi-même dans la tête. La cuisine japonaise fait partie de ce ces cuisines étrangères qui me semblent si loin de mes pratiques culinaires habituelles qu'elles m'impressionnent et que je me bloque toute seule. J'ai ainsi cette même "appréhension" avec l'ensemble des cuisines asiatiques, les plats indiens, les recettes d'Amérique du Sud ou celles des pays d'Afrique... En fait toutes celles issues des cultures qui ne sont pas "occidentales" (de tradition européenne ou nord américaine) ! 
Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume
Pour en revenir à nos onigiri, pour mon premier essai, je me suis lancée dans une version bien de saison, à base de courge. Comme j'avais des prunes (type) ume maison (réalisées suivant une recette de l'Art de la fermentation, mon livre de chevet en ce moment), et que les onigiri les plus populaires au Japon (de ce que j'ai pu lire dans les livres, puisque je n'y suis jamais allée !) sont farcies à l'umeboshi, j'ai décidé d'en incorporer un peu à la farce. Le goût à la fois acide et extrêmement salé des prunes ume vient joliment relever la saveur sucrée de la courge et le goût torréfié du sésame complète agréablement le tout.
Niveau technique, c'est un peu comme les maki/sushi : on s'en fait tout une montagne tant qu'on a pas essayé, mais en fait, si on faire bien cuire son riz pour qu'il colle bien et qu'on se mouille bien les mains, le façonnage passe comme une lettre à la poste ! Bref, j'ai été très satisfaite de cette première tentative et je me suis demandée pourquoi je n'avais essayé plus tôt, surtout que c'est bien pratique à glisser dans une boîte repas pour les déjeuners (voir petit-déjeuners, si comme moi vous aimez manger salé le matin) nomades. La prochaine fois je me lance dans les onigirirazu (sorte de sandwich de riz) !
Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume
Pour 8 onigiris
Pour le riz :
  • 150 g de riz rond
  • 2 c. à s. de vinaigre de riz (ou de cidre)
  • 2 c. à c. de sucre
  • 1 pincée de sel
Pour la garniture :
  • 200 g de courge au choix (de préférence une variété à la chair assez dense, type potimarron, kabocha, butternut...)
  • 2 prunes ume
  • 1 c. à c. d'huile de sésame grillée
  • 1 belle c. à s. de graines de sésame 
  • 1 feuille de nori
Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume
Préparer le riz : Laver le riz : placer le riz dans un saladier, couvrir d'eau et mélanger en frottant les grains jusqu'à ce que l'eau devienne trouble. Jeter l'eau "sale" et répéter l'opération encore deux fois (donc trois fois en tout) : l'eau doit être claire. Verser le riz dans une passoire et le laisser reposer 30 minutes.
Préparer le mélange vinaigré : dans une casserole, faire chauffer le vinaigre avec le sucre et le sel, sans bouillir, juste pour dissoudre puis réserver à température ambiante.
Placer le riz ainsi lavé dans une casserole assez large ou un wok avec le même volume d'eau. Couvrir, de préférence avec un couvercle transparent (qui permet de voir l’ébullition puisqu'il ne faut à aucun moment soulever le couvercle). Porter le riz à ébullition sur feu moyen-fort, laisser bouillir 2 minutes. Baisser alors le feu et faire bouillir encore 10 minutes. Éteindre alors le feu et laisser reposer 10 minutes à couvert.
Au bout des 10 minutes, transférer le riz dans un saladier à fond large et remuer délicatement avec une spatule pour le refroidir, tout en l'éventant à l'aide d'un éventail (ou moins classe, d'un magazine). Le mouvement est le même que lorsque vous incorporer des blancs d’œufs dans une préparation. Verser le mélange vinaigré sur le riz et continuer à mélanger de la même façon pour bien l'incorporer sans casser le riz ni en faire une bouillie.
Couvrir le saladier d'un linge humide si vous n'utilisez pas immédiatement le riz.

Préparer la garniture : Couper la courge en gros morceaux, l'éplucher au besoin et la faire cuire 20 à 30 minutes, dans un fond d'eau, jusqu'à ce qu'elle soit bien tendre.
Dénoyauter les prunes ume et les couper en tout petits morceaux, puis écraser avec le plat du couteau pour réduire en bouillie.
Ecraser la courge à la fourchette et ajouter la purée de prunes et l'huile de sésame grillé. Réserver.
Torréfier le sésame à sec dans une poêle.

Préparer les onigiris : Découper la feuille de nori en languettes et placer l'ensemble des ingrédients devant vous. Humidifier vos mains et placer dans la paume 1 grosse cuillère à soupe de riz, tasser et creuser un petit puits. Y placer un peu de farce (environ 1 cuillère à café) puis refermer et former un triangle avec le riz. Entourer d'une lamelle de nori et rouler dans le sésame grillé.
Répéter l'opération jusqu'à épuisement des ingrédients. Ne pas hésiter à mouiller régulièrement vos mains dès que le riz commence à coller.
Déguster tiède ou froid, éventuellement avec un peu de sauce soja, éventuellement additionnée d'un peu d'huile de sésame grillé et/ou de graines de sésame grillées.

Note : On peut aussi déguster les onigiri grillés : faire chauffer une poêle et la graisser légèrement. Y poser les onigiri et les faire griller quelques minutes de chaque côté. Il faut faire assez attention en les retournant, afin qu'ils ne se cassent pas (le mieux est d'utiliser une spatule). On peut éventuellement les badigeonner alors de sauce soja et les refaire caraméliser quelques minutes de chaque côté.

Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume


Variantes : On peut aussi opter pour une cuisson de la courge au four : une fois la courge coupée en morceaux, la placer dans un plat à four, arroser d'un filet d'huile, mélanger pour enrober les morceaux et faire rôtir au four jusqu'à ce que les morceaux soient fondants (20 à 30 minutes).
On peut bien sûr partir d'un reste de courge déjà cuite et réduite en purée. La texture sera simplement plus lisse.
N'hésitez pas non plus à remplacer la courge par de la patate douce orange. Le temps de cuisson est alors plus court (environ 12-15 minutes) et la saveur légèrement plus sucrée (on peut alors forcer un peu sur l'huile de sésame grillé pour contraster).
Dans le même esprit, on peut tenter une variante à la cacahuète, en remplaçant l'huile de sésame grillée par de la purée de cacahuète, et ajouter à la farce quelques éclats de cacahuète.

jeudi 13 décembre 2018

Quiche panais-noisettes

Cuillère et saladier : Quiche panais-noisettes (vegan)
Je sais, je sais, la logique voudrai que je fasse comme tout le monde et que je vous propose aujourd'hui une recette "de fête", un de ces plats bien sophistiqué qui en jette un max. Et moi j'arrive là, avec ma quiche au panais bien rustique... Que voulez-vous, c'est mon côté rebelle ! Et puis Noël est encore dans plus de 10 jours et il faut bien manger entre temps. On ne va pas commencer dès maintenant à se gaver rôti aux marrons et de bûche à l'orange ! Bon et puis pour être honnête, en ce moment c'est tellement la course que je n'ai pas vraiment la tête à me pencher sur la question du menu de Noël... Comme je cours un peu partout, je fais au plus simple niveau organisation des repas, et c'est là que je sors mon atout quiche : un peu de temps en cuisine le dimanche et hop, j'ai mes déjeuners pour les quatre premiers jours de la semaine tout prêts ! Avouez que ça simplifie bien la vie... Bon c'est sûr que si vous n'êtes pas tout seul à la maison, elle ne durera pas aussi longtemps, mais après tout, rien ne vous empêche de 1) être égoïste et garder toute la quiche pour vous, 2) être partageur(euse) et doubler les proportions pour être sûr(e) de pouvoir vous en mettre de côté...
L'association panais-noisette fonctionne très bien, les notes torréfiées de la noisette venant répondre tout en les contrebalançant à la saveur un peu douce (voir douceâtre) du panais. Le petite couche de purée de noisette sur le fond de tarte rend cette dernière particulièrement gourmande. Pour ne pas alourdir trop et parce que je ne suis pas une grande fan de la pâte brisée, j'ai opté pour une pâte un peu hybride, à la levure de boulanger, un peu à mi-chemin entre la pâte à pizza et une pâte brisée plus classique, mais libre à vous d'utiliser votre recette de pâte à tarte préférée...
Cuillère et saladier : Quiche panais-noisettes (vegan)
Pour 1 quiche d'environ 20 cm de diamètre (4 personnes) :
Pour la pâte :
  • 150 g de farine de blé ou d'épeautre complète
  • 50 g de farine de noisette ou de noix (à défaut, plus de farine de blé ou d'épeautre)
  • 1 c. à s. de purée de noisette
  • 1/2 c. à c. de levure de boulanger sèche
  • sel
Pour la garniture :
  • 250 g de panais (environ 2)
  • 1 grosse c.à s. de purée de noisette
  • 200 ml de crème végétale (avoine ou soja)
  • 1 pincée de sel
  • 1 poignée de noisettes
Cuillère et saladier : Quiche panais-noisettes (vegan)
Préparer la pâte à tarte en mélangeant les farines, la levure de boulanger et le sel. Ajouter la purée de noisette et assez d'eau tiède pour former une boule de pâte un peu élastique. Pétrir quelques minutes sur le plan de travail fariné, puis couvrir d'un linge humide et laisser reposer 30 minutes à 1h.
Etaler ensuite la pâte sur le plan de travail fariné et en foncer un moule à tarte graissé.
Faire cuire la pâte à blanc, lestée de billes de céramique, de petits cailloux ou de haricots secs 10 à 15 minutes à 180°C.
Tartiner la pâte de purée de noisette.
Râper les panais et les mélanger avec la crème végétale et un peu de sel. Verser l'appareil sur le fond de tarte recouvert de purée de noisette.
Concasser les noisettes et en parsemer la tarte.
Faire cuire à 180°C. 20 à 30 minutes.
Déguster chaud ou tiède.


vendredi 29 juin 2018

Crème de courgette à l'amande et au fenouil

https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2018/06/creme-de-courgette-lamande-et-au-fenouil.html
Cette recette, je l'ai réalisée au moins trois à quatre fois au cours de ces dix derniers jours. Il faut dire qu'entre le tourbillon de fin d’année des galas de danse, fêtes de quartier, kermesses et autres manifestations en tout genre et la chaleur écrasante qui s’est abattue sur le Sud-Ouest, moins je passe de temps en cuisine, mieux je me porte. Si l’on ajoute à cela le fait que j'ai réussi à me faire refiler un beau lot de courgettes et qu’avec toutes ces obligations mondaines, mes intestins sensibles sont quelque peu malmenés, vous comprenez aisément pourquoi cette petite crème toute douce est ma recette chouchou du moment. Courgette cuite et purée d’amande s’allient en effet ici pour dune texture onctueuse et réconfortante à souhait, dans laquelle la cuillère ne demande qu’à s’enfoncer.
Pour 1 personne : 
  • 1 courgette de taille moyenne
  • 1 c. à s. de purée d'amande blanche
  • 2-3 plumets de fenouil
  • 1 pincée de sel
Couper la courgette en rondelle et la faire cuire à la vapeur une petite dizaine de minutes, le temps qu'elle soit fondante. 
Laisser tiédir puis mixer avec la purée d'amande, le sel et les plumets de fenouil, jusqu'à obtenir une texture crémeuse. Suivant la teneur en eau de la courgette et la texture souhaitée, ajouter éventuellement un peu d'eau de cuisson. 
Déguster à température ambiante, ou frais.

Variantes : On peut remplacer le fenouil par de l'aneth ou de l'estragon, voir pour des versions encore plus rafraîchissantes (mais plus convenues) de la menthe, de la mélisse, du basilic... ou tout autre herbe aromatique !

vendredi 20 avril 2018

Quiche aux blettes et au curry

Quiche aux blettes et au curry (végane)
Bien que les légumes de printemps fassent doucement leur apparition sur les étals des marchés, les légumes "d'hiver", et en particulier les blettes, restent d'actualité (surtout si on ne veut pas finir en déficit à la fin du mois, car il faut bien l'avouer, les asperges et les petits pois, surtout en début de saison, c'est pas le même prix que les courges et les choux). Si je ne me lasse pas vraiment des carottes, radis et autres légumes à feuilles, pour éviter la lassitude et me mettre en phase avec le changement de temps, j'essaie un peu d'ajouter une petite touche d'exotisme dans mes menus. Encore plus que d'habitude peut-être, je m'efforce de penser "outside the box", comme ici avec cette association blettes-curry-raisins secs. Si j'en avais eu, j'aurai même sans doute ajouté un peu de lait de coco, pour renforcer le côté exotique, mais bon, comme je vous le disais, en ce moment, je teste la décroissance en cuisine et j'essaye de ne pas racheter de nouveaux ingrédients (et c'était d'autant plus facile que la Biocoop était fermée) du coup, je m'en suis passée et c'était tout de même très bon. Et vous, vous la gérer comment la frustration culinaire de début de printemps ?
Quiche aux blettes et au curry (végane)
 Pour une tarte :
  • 250 g de pâte brisée ou levée*
  • 1 botte de blettes
  • 2 c. à s. de curry (à ajuster selon votre goût et la force de votre curry)
  • 1 poignée de raisins secs
  • 200 g de tofu ferme
* J'ai opté ici pour une pâte levée type pizza car j'avais un reste, mais de la pâte brisée marche aussi très bien.

Couper grossièrement les blettes et les faire cuire à l'étouffée une dizaine de minutes, jusqu'à ce que les blettes soient cuites mais les côtes encore fermes. Ajouter les raisins secs.
Etaler la pâte sur le plan de travail fariné et en foncer un moule à tarte graissé. Piquer à la fourchette s'il s'agit d'une pâte brisée. 
Mixer la moitié du tofu avec le curry et un peu de sel et environ 15 cl d'eau pour obtenir une texture liquide. Ecraser le reste du tofu à la fourchette et le mélanger à la préparation précédente.
Mélanger les blettes avec la préparation au curry et verser le tout sur le fond de tarte.
Faire cuire une vingtaine de minutes à 180°C.
Servir chaud, tiède ou encore froid.

Variante : Si vous en avez, vous pouvez remplacer les 15 cl d'eau par du lait de coco, pour une saveur encore plus exotique. 

Cette recette participe au Défi Cuisine du mois d'avril 2018, Tartes sucrées et salées

vendredi 29 décembre 2017

Petits sablés roulés au pesto

Cuillère et saladier : Petits sablés roulés au pesto
Ce n'est pas que je vous avais oublié, ou que je n'ai pas pensé à vous, mais entre une surcharge de boulot, un nouveau livre à relire vite vite pour qu'il parte à l'impression, un presque déménagement et ces derniers jours une petite maladie, arriver à trouver le temps de m'occuper du blog a été plus que compliqué. Alors cette année pas de recette de Noël sur Cuillère et saladier ; pas de bûche, de petits biscuits ou de chocolats... Promis, je me rattraperai l'année prochaine (j'ai comme l'impression que j'avais déjà dit ça l'année passée - mais chut, cette fois-ci, on y croit -). Ceci dit, je me rattrape déjà un peu avec cette recette de petits sablés salés que vous pourrez servir à vos apéritifs du Nouvel an. Avouez que c'est plus classe tout de même que des vulgaires chips ou autres biscuits apéritifs industriels !
Cuillère et saladier : Petits sablés roulés au pesto
Pour une quinzaine de sablés :

Préparer la pâte à sablés : Dans un saladier, mélanger la farine et le sel. Ajouter l'huile d'olive et mélanger à la main du bout de doigts pour former un sable. Ajouter un peu d'eau pour former une boule de pâte.
Etaler la pâte en rectangle sur le plan de travail fariné sur une épaisseur d'environ 0,2 cm. Vérifier bien que la pâte se décolle parfaitement du plan de travail. Placer un grand côté devant vous. Tartiner la pâte de pesto, en laissant 1,5 à 2 cm de libre sur l'un des grands côtés. Rouler la pâte sur elle-même en serrant bien pour former un boudin, en commençant par le côté enduit de pesto. Souder le rouleau avec un peu d'eau.
Réserver au frais au moins 30 minutes, le temps que le rouleau se raffermisse (pour aller plus vite, mettre la pâte 15 minutes au congélateur).
Découper les sablés : Découper des tranches d'1centimètre d'épaisseur dans le rouleau de pâte. Ecraser légèrement les sablés et les disposer sur une plaque de cuisson recouverte d'une feuille anti-adhésive.
Faire cuire 15 à 20 minutes à 180°C, le temps que les biscuits soient bien croquants.

Variantes :  Remplacer le pesto par du pesto rosso, de la purée de tomates séchées, de la tapenade, de l'artichaunade, de la poivronnade...