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jeudi 19 septembre 2024

Aubergines farcies végé

Aubergines farcies végé
Est-ce que je suis la seule à trouver que cette année, on s'est tout de même fait un peu avoir sur l'été ? Non seulement la chaleur et le beau temps ne sont pas vraiment arrivés avant mi-juillet, mais ils se sont déjà carapatés alors que nous ne sommes que mi-septembre. A mon grand dam, j'ai du ressortir mes pantalons et mes chaussures fermées, sous peine de grelotter toute la journée... Heureusement que l'on peut encore profiter un peu des légumes "du soleil" avant de plonger tout à fait dans la saison du chou et des courges, sinon je crois que mon moral n'y résisterai pas ! Mais bon, comme il faut tout de même se mettre au diapason de la météo, on les cuisine plus en bons petits plats réchauffants qu'en salade rafraichissante. Cette recette d'aubergines farcies est tout à fait dans cette vibe : des saveurs encore estivales avec l'aubergine et la farce tomatée, mais tout le côté réconfortant du plat qui a mijoté dans le four... 
Aubergines farcies végé (vegan)
Pour 4 personnes : 
  • 4 aubergines de taille moyenne (ou 3 grosses)
  • 90 g de protéines de tournesol texturées ("Sonnenblumenhack") ou de petites protéines de soja texturées
  • 2 oignons
  • 1/2 piment (facultatif)
  • env. 300 g de tomates fraiches*
  • 4 belles c. à s. de concentré de tomate*
  • 200 à 300 ml d'eau
  • quelques pétales de tomates séchées
  • origan
*On peut remplacer tout ou partie du duo tomates fraiches-concentré de tomate par des tomates en boîte (concassées ou non) ou de la passata. Dans ce cas, ajuster la quantité de liquide. 
Aubergines farcies végé (vegan)
Précuire les aubergines : Couper les aubergines en deux dans le sens de la longueur et quadriller leur chair avec la pointe d'un couteau, en veillant à ne pas abimer la peau. Les placer sur une plaque de cuisson ou dans un plat à four, et les badigeonner d'huile. 
Les faire cuire une trentaine de minutes à 180°C. jusqu'à ce que la chair soit tendre. 
Préparer la farce : Faire gonfler les protéines texturée dans un saladier d'eau tiède. 
Couper les oignons en petits morceaux. Epépiner le piment et le détailler en tout petits morceaux.
Dans une poêle, faire revenir les oignons dans un peu d'huile. Lorsqu'ils sont translucides et commencent à dorer, ajouter les protéines bien égouttées. Faire revenir encore quelques minutes. 
Ajouter alors les tomates fraiches grossièrement coupées, le concentré de tomate et l'eau. 
Découper les pétales de tomates séchées en morceaux, et les ajouter à la préparation, ainsi que le piment et un peu d'origan. Assaisonner avec un peu de sel et laisser mijoter à couvert une dizaine de minutes. 
Lorsque les aubergines sont cuites, les sortir du four et les laisser refroidir assez pour pouvoir les manipuler. Prélever alors leur chair, en laissant environ 0,7 cm de chair sur la peau. Détailler la chair cuite en petits morceaux et l'ajouter à la préparation à la tomate. Laisser mijoter encore quelques minutes. 
Garnir les aubergines : Placer les aubergine dans un plat à four, les garnir avec la farce. Verser un fond d'eau dans le plat. 
Faire cuire les aubergines 20 à 30 minutes à 180°C. Servir bien chaud. 
 
Variante : Pour une version un peu moins relevée, vous pouvez faire mijoter la farce avec le piment laissé entier, puis le retirer au moment de garnir les aubergines. 
Aubergines farcies végé (vegan)


jeudi 11 janvier 2024

"Lasagnes" butternut au pesto

lasagnes de butternut au pesto (vegan)
Cela n'aura échappé à personne : en ce moment, il fait froid... (enfin, disons qu'il fait un temps de saison, mais qu'on était plus vraiment habitué.e.s). Et quand il fait froid, on a envie de petits plats bien réconfortants, de gratins qui dorent dans le four, de quelque chose qui réchauffe à la fois le corps et le coeur (oui, le chocolat chaud remplit aussi très bien cette fonction mais il paraît qu'on ne peut pas se nourrir QUE de chocolat chaud et de biscuits...). Ici, pour réchauffer encore plus l'ambiance, j'ai eu envie de faire appel à des saveurs qui sont d'habitude plus associées aux périodes chaudes de l'année. Je vous vois venir d'ici, vous dire qu'associer le pesto et la courge, c'est tout de même une drôle d'idée, mais je vous jure, ça marche vraiment très très bien (même si moi aussi, je l'avoue, au moment de mettre le plat dans le four, j'ai eu moment de doute...). Ça marche même tellement bien, que ces lasagnes, j'en ai mangé trois jours de suite en ne regrettant qu'une chose : ne pas en avoir fait plus ! Vous savez, c'est ce genre de plat où on se dit : j'en fait beaucoup pour pouvoir avoir des repas d'avance... et puis finalement, et bien, pas du tout ! 
Cuillère et saladier : lasagnes de butternut au pesto (vegan)
Alors oui, techniquement, ce ne sont pas VRAIMENT des lasagnes, puisqu'il n'y a pas de pâtes dedans, mais c'est parce que j'avais pas ça en rayon (et puis aussi que je suis pas une fan des "vraies" lasagnes, je n'arrive jamais à un résultat qui me satisfasse totalement... et que pour de bonnes lasagnes, il faut faire de la béchamel... et que je déteste préparer la béchamel...). Alors bon, j'ai simplifié la chose, optant simplement pour un empilement de sauce tomate / sauce pesto / rondelles de butternut. C'est vraiment le gratin de la flemme, parce qu'il n'y a même pas besoin de faire précuire la butternut. Et que si on veut aller encore plus vite, on peut opter pour de la sauce tomate du commerce, ou même un simple coulis de tomates relevé avec quelques aromates. Bref, vous pouvez même l'improviser le soir en rentrant du travail pour avoir un bon petit plat bien chaud en 1 h maxi, cuisson comprise.
Cuillère et saladier : lasagnes de butternut au pesto (vegan)
Pour 6 personnes : 
  • 1 petite courge butternut (ou 1/2 de taille moyenne)
Pour la sauce tomate :
  • 400 g tomates concassées
  • 2 petits oignons (ou 1 moyen)
  • 1 feuille de laurier
 Pour la sauce pesto : 
  • 200 g de yaourt de soja
  • env. 100 g de pesto 
  • 2 c. à s. de levure maltée (facultatif)
LAsagnes de butternut au pesto
Préparer la sauce tomate : Eplucher et hacher les oignons. Dans une casserole, faire chauffer un peu d'huile d'olive et y faire revenir les oignons. Lorsqu'ils commencent à blondir, ajouter les tomates concassées, la feuille de laurier et saler. Laisser mijoter à couvert 15-20 minutes. 
Préparer la sauce pesto : Dans un saladier, mélanger le yaourt de soja, le pesto et la levure maltée jusqu'à obtenir une texture homogène. 
Préparer la butternut : Eplucher la courge butternut, et la détailler en fines rondelles. 
Monter les lasagnes : Dans un plat à gratin, répartir une couche de sauce tomate. Ajouter par dessus la moitié de la sauce pesto, en étalant du dos de la cuillère. Déposer dessus la moitié des rondelles de butternut et répéter l'opération (sauce tomate, sauce pesto, rondelles de butternut). Badigeonner les rondelles de butternut d'un peu d'huile. Couvrir le plat d'une feuille de papier. 
Enfourner pour une trentaine de minutes à 200°C. : les rondelles de butternut doivent être tendres. Retirer le papier et poursuivre la cuisson une dizaine de minutes supplémentaires. 
Laisser reposer quelques minutes avant de servir.

jeudi 10 août 2023

Pizza de courgette

Pizza de courgette
Je ne sais pas si on peut véritablement élever ces pizzas de courgette au rang de "recette", puisqu'il s'agit en fait plutôt d'une idée que j'ai partagée sur mon compte Instagram. Mais comme tout le monde ne consulte pas Instagram, que ce n'est pas très facile d'y retrouver les recettes, et qu'après tout, la cuisine d'assemblage c'est aussi de la cuisine, j'ose tout de même publier la marche à suivre ici. D'autant que, même si tout est partie d'une grosse flemme, j'ai tout de même pris soin de confectionner ma propre sauce tomate (bon ok, toujours un peu la même), dont je vous livre la recette ici. Ceci étant dit, pour aller (encore) plus vite, n'hésitez pas à utiliser une sauce tomate du commerce, le seul impératif étant qu'il faut qu'elle soit assez épaisse. 
Pizza de courgette
J'ai improvisé cette recette un jour où j'avais une soudaine envie de pizza... et surtout une très grosse flemme de me lancer dans les préparatifs d'une pâte à pizza. Du coup, en voyant l'énorme courgette que l'une de mes collègue m'avait (gentiment) refourguée, je me suis dit que cela ferai une base de pizza parfaite ! On ne va pas se mentir, on est loin de la "vraie" pizza, mais en tout cas, on en a déjà la délicieuse odeur, et pour ma part, cela a comblé mon envie du moment ! 
 
Pour 2-4 personnes (entrée ou plat) : 
Pour la sauce : 
  • 400 g de tomates en conserve
  • 1 petite carotte
  • 2 échalotes (ou 1 oignon)
  • 2-3 champignons de Paris
  • 2 pétales de tomates séchées
  • 50 ml de vin rouge
  • 1 feuille de laurier
  • 1 c. à c. d'herbes de Provence
  • 1 c. à s. d'huile d'olive
 Pour les pizzas :
  • 1 grosse grosse courgette (au moins 10 cm de diamètre)
  • parmesan végétal* (ou chapelure)
  • une dizaine d'olives noires
  • origan
  • câpres 
* J'ai utilisé ici un parmesan végétal maison (composé de 60 g de poudre d'amande mixée avec environ 15 g de levure maltée et 1 pincée de sel)

Pizza de courgette
Préparer la sauce : Hacher l'oignon. Couper la carotte en petits cubes, de même que les champignons. 
Faire chauffer un peu d'huile d'olive dans une casserole. Y faire revenir l'oignon. Lorsqu'il commence à colorer, ajouter les dés de carottes, ainsi que les champignons. Faire revenir encore quelques minutes, puis ajouter les tomates. 
Assaisonner avec un peu de sel, le laurier et les herbes de Provence. Verser le vin rouge, et ajouter les tomates séchées coupées en petits morceaux. 
Couvrir et laisser mijoter à feu doux au moins une vingtaine de minutes, en remuant de temps en temps, jusqu'à obtenir une sauce bien épaisse. Au besoin, découvrir un petit peu pour laisser l'eau s'évaporer.
Ajouter un trait d'huile d'olive et mixer grossièrement la sauce. 
Préparer les pizzas : Couper la courgette en rondelles d'environ 0,5 cm d'épaisseur.  Les placer sur une plaque de cuisson recouverte d'une feuille anti-adhésive. 
Saupoudrer les tranches de courgette d'un peu de parmesan ou de chapelure. 
Garnir chaque tranche d'une belle c. à s. de sauce tomate. Saupoudrer d'origan.
Répartir par-dessus les olives (éventuellement dénoyautées et coupées en morceaux), les câpres et terminer par un peu de parmesan. 
Enfourner dans le four à 180°C pour une vingtaine de minutes : les tranches de courgettes doivent être cuites, mais encore un peu fermes. 
Servir aussitôt. 
 
Variante : Ne pas hésiter à varier la garniture au grés de vos envies et du contenu de vos placard : ajouter des coeurs d'artichauts, des lamelles de tofu fumé, du pesto, du fromage... 
 
Variante express : Pour aller encore plus vite, utilisez de la sauce tomate déjà cuisinée. Si elle est un peu liquide, la faire épaissir quelques minutes à feu vif. 

jeudi 11 août 2022

Tarte à la tomate et à la rhubarbe

Tarte à la tomate et à la rhubarbe vegan
Il y a quelques temps, j'ai réussi à mettre la main sur un beau bouquet de rhubarbe (chose pas si facile dans mon Sud-ouest d'adoption). Et comme à l'époque je croulais aussi sous les tomates (chose beaucoup plus courante dans ledit Sud-ouest), j'ai eu l'idée d'associer les deux. En tapant sur mon moteur de recherche favori tomate + rhubarbe, histoire de voir si d'autres personnes y avaient pensé avant moi, je suis tombée sur des recettes de soupe tomate-rhubarbe. Ni une ni deux, j'ai testé... et j'ai beaucoup aimé. 
Alors quand j'ai voulu faire une tarte à la tomate (la première de la saison !), j'ai eu envie de tester à nouveau cette association. Et ça tombait bien, il me restait tout de même encore de la rhubarbe ! C'était donc parti pour la version 2022 de la tarte à la tomate... 
Une fois n'est pas coutume, j'ai utilisé une pâte brisée toute prête, mais n'hésitez pas à utiliser celle que vous préférez.
Tarte à la tomate et à la rhubarbe vegan
Pour 1 tarte (env. 6 personnes) : 
  • 1 pâte brisée de 250 g (voir note)
  • 1 bel oignon
  • 1,5 kg de tomates
  • 500 g de rhubarbe 
Tarte à la tomate et à la rhubarbe vegan
Préparer la compotée tomate-rhubarbe : Emincer l'oignon. 
Si vous le souhaitez (et que vous avez le courage !), éplucher les tomates, soit en tirant directement la peau si les tomates sont très mûres, soit en les plongeant quelques minutes dans l'eau bouillante puis dans l'eau froide. Détailler ensuite les tomates en morceaux. 
Eplucher la rhubarbe et la couper en petits tronçons. 
Faire chauffer un peu d'huile d'olive dans une poêle. Y faire revenir l'oignon émincé. Lorsqu'il est translucide ajouter les tomates en morceaux et la rhubarbe. Saler. 
Laisser mijoter jusqu'à ce que les légumes soient bien fondants et que le liquide ait réduit. Si les tomates rendent beaucoup d'eau et que le liquide n'est pas totalement évaporé après 30-40 minutes de cuisson, retirer les légumes avec un écumoire pour retirer le jus. 
Etaler la pâte en cercle sur le plan de travail fariné et la transférer sur une plaque de cuisson recouverte d'une feuille anti-adhésive. Répartir la garniture bien égouttée, en laissant environ 1,5 cm de bords libres. 
Rabattre la pâte sur les bords de la garniture et enfourner pour une trentaine de minutes. 
Déguster chaud, tiède ou froid. 

Note : Pour la pâte brisée, ma recette de base est : 200 g de farine (complète ou semi-complète) + 1 belle pincée de sel + 4 c. à s. d'huile d'olive.
Tarte à la tomate et à la rhubarbe vegan


jeudi 19 mai 2022

Coeurs d'artichauts à la tomate

Cuillère et saladier : Coeurs d'artichauts à la tomate (recette speciale conserves)
Une fois n'est pas coutume, voici une recette réalisée entièrement (ou presque) avec des conserves. Une recette pour quand on a envie de légumes, mais qu'on a plus rien de frais... le cas typique où tu rentres de vacances un dimanche et que tout est fermé le lundi. Ou encore que c'est samedi, que tu es arrivé au bout des courses de la semaine et que le marché n'est que le dimanche... C'est exactement ce que j'ai vécu lorsque je suis rentrée de mes dernières vacances. En effet, comme je m'absentais pour trois bonnes semaines, en toute logique, j'ai vidé mon frigo avant mon départ. Mais qui dit frigo vide au départ, dit aussi frigo vide à l'arrivée !! Pourtant, avec la chaleur, j'avais bien envie de légumes et de légèreté. Mais comment faire alors que mon frigo était vide comme le désert de Gobi (enfin, pas tout à fait, vu le nombre de petits pots de condiments qu'il contient... mais vous voyez l'idée) ?
Je suis donc allée piocher dans mes (rares) conserves pour improviser cette recette. Si je me sers régulièrement de passata pour faire mijoter mes légumes été comme hiver, les cœurs d'artichauts, je les réserve habituellement à la garniture de la pizza (oui, parce que je ne conçois pas une pizza sans cœurs d'artichauts, et sans câpres aussi d'ailleurs, mais c'est une autre histoire), et je n'ai pas vraiment pour habitude de les cuisiner réellement (sauf si on considère que les couper en quatre et les disposer artistiquement sur un fond de pizza revient à les cuisiner). J'avais un peu peur qu'ils ne se délitent complètement à la cuisson, mais il n'en est rien, et très franchement, cela m'ouvre de nouveaux horizons culinaires... Bien sûr, rien de vous empêche de réaliser cette recette avec des cœurs d'artichauts surgelés (ou même frais - dans ce cas, il faut bien les préparer auparavant, en suivant par exemple la technique utilisée pour les artichauts à la romaine).
Cuillère et saladier : Coeurs d'artichauts à la tomate (recette speciale conserves)
Pour 1 personne :
  • 1 boite de cœurs d'artichaut en conserve
  • 200 ml de passata
  • 50 ml de vin rouge
  • 1 oignon
  • herbes de Provence
Cuillère et saladier : Coeurs d'artichauts à la tomate (recette speciale conserves)
Egoutter les cœurs d'artichaut et les rincer soigneusement. 
Emincer l'oignon. Faire chauffer un peu d'huile dans une casserole à fond épais, y faire revenir les oignons jusqu'à ce qu'ils soient translucides. 
Ajouter les cœurs d'artichaut, la passata, le vin rouge et les herbes de Provence. Saler légèrement et faire mijoter une quinzaine de minutes, jusqu'à ce que la sauce épaississe. Si elle épaissit trop, rajouter un peu d'eau. 
Rectifier l'assaisonnement au besoin (si c'est un peu acide, n'hésitez pas à rajouter un tout petit peu de sucre). 
Servir chaud ou tiède avec du riz ou une autre céréale. 
 
Variantes : Pour adapter la recette au contenu de ses placards, on peut remplacer les coeurs d'artichaut par des fonds d'artichaut, et la passata par des tomates en boite (concassées ou non). On peut aussi ajouter quelques lamelles de champignons (en conserve ou non !). Et bien sûr, rien ne vous empêche d'utiliser des coeurs d'artichaut surgelés ou frais ! 
Coeurs d'artichauts à la tomate

jeudi 16 septembre 2021

Lasagnes aux courgettes (vegan)

Cuillère et saladier : Lasagnes aux courgettes (vegan)
Bien que les températures en journée puisse nous en faire douter, nous ne sommes plus vraiment au cœur de l'été, et le soir, il fait vite frais et on a rien contre un petit plat bien chaud pour finir la journée sur une note réconfortante. Comme psychologiquement, j'ai encore du mal à passer aux courges, carottes et autres légumes d'automne-hiver, pour ces lasagnes, j'ai pris un légume encore de saison mais plutôt estival : la courgette. Celle-ci est encore bien présente sur les étals, et pour peu que vous ayez un potager (ou des proches qui en ont un), vous savez comme moi, qu'écouler la récolte de courgette demande parfois des trésors d'imagination. Je n'irai pas jusque là avec ma recette de lasagnes, mais disons que c'est une façon assez sympathique de passer ces légumes ni vu ni connu !
J'ai utilisé de la pâte à pasta fraîche que l'on peut maintenant trouver toute prête en magasin bio, mais bien sûr, si vous êtes motivés, vous pouvez la faire maison ou encore, si vous n'en trouvez pas, la remplacer par des pâtes à lasagne sèches. Dans ce cas, il faudra cependant les précuire une dizaine de minutes à l'eau bouillante salée.
Cuillère et saladier : Lasagnes aux courgettes (vegan)
Pour les lasagnes : 
  • 1 pâte à pasta à dérouler ou 6-8 feuilles de lasagnes (selon la taille)
  • 4 courgettes de taille moyenne
  • 125 g de fromage de soja lacto-fermenté ou de ricotta végétale
  • 2 beaux brins de basilic
  • huile d'olive
Pour la sauce :
  • 1 petite boite de tomates en conserve
  • 400 g de coulis de tomates
  • 10 cl de vin rouge
  • 1 oignon ou 2 échalotes
  • 1 feuille de laurier
  • 1 branche de thym
  • sel
  • huile d'olive
    Cuillère et saladier : Lasagnes aux courgettes (vegan)
Préparer la sauce tomate : Eplucher l'oignon (ou les échalotes), les émincer et les couper en petits morceaux.  
Faire chauffer un peu d'huile dans une casserole et y faire revenir les oignons/échalotes. Lorsque les morceaux sont translucides, ajouter les tomates en boite, le coulis de tomate, le vin rouge, les aromates, un peu de sel, couvrir et laisser mijoter une vingtaine de minutes à feu très doux : la sauce doit réduire d'environ 1/3. Si besoin, écraser à la cuillère les gros morceaux de tomates restants.
Préparer la garniture aux courgettes : Laver les courgettes, les émincer en fines julienne (ou les râper grossièrement). 
Faire chauffer un peu d'huile d'olive dans une sauteuse et y faire revenir les courgettes. Lorsqu'elles sont cuites, éteindre le feu, ajouter le fromage frais et le basilic ciselé. Mélanger bien pour incorporer le fromage et rectifier l'assaisonnement si nécessaire.
Préparer les lasagnes : Si vous utilisez des lasagnes sèches, les faire précuire environ 7 minutes dans une grande quantité d'eau bouillante salée. Les égoutter et les étaler les unes à côté des autres sur un torchon pour éviter qu'elles ne collent entre elles.
Si vous utiliser de la pâte à pasta fraîche, couper 4 morceaux aux dimensions de votre plat. 
Monter les lasagnes : Graisser un plat à gratin assez profond. 
Retirer les aromates de la sauce. Répartir une fine couche de sauce dans le fond du plat. Couvrir d'une feuille de lasagne, répartir dessus 1/3 de la préparation aux courgettes, couvrir de sauce tomate. Répéter l'opération deux fois. Mettre enfin la dernière feuille de lasagne, la recouvrir de sauce tomate. 
Saupoudrer de parmesan ou d'un mélange de chapelure, levure maltée et poudre d'amande (ou de tournesol voir de cajou).
Enfourner pour minimum une quarantaine de minutes à 180°C.


jeudi 8 juillet 2021

Cannelloni d'épinards (vegan)

Cannelloni d'épinards vegan
On ne va pas se mentir, cette recette ne fait pas partie de celle que l'on improvise le soir en rentrant du boulot... mais plutôt de celle que l'on planifie et que l'on cuisine le week-end lorsqu'on a du temps devant soi. Ce n'est pas qu'elle soit compliquée, mais c'est simplement qu'elle prends du temps... Certes, on peut se faciliter la tâche en optant pour une sauce tomate toute faite et des épinards surgelés déjà cuits, mais avouez qu'on perd aussi une partie de sa magie ! Si vous avez peur de trouver la recette fastidieuse, vous pouvez aussi fractionner la préparation sur plusieurs jours, en faisant cuire les épinards et en préparant la sauce tomate à l'avance, puis en montant les cannelloni le lendemain. En revanche, si vous avez VRAIMENT du temps, vous pouvez aussi vous lancer dans la préparation de votre fromage végétal, et remplacer le fromage frais de soja proposé dans la recette par une ricotta de soja (comme ici), d'amande, ou de cajou voir, si vous voulez passer le grade supérieur, un fromage frais fermenté (exemple ici).
Cuillère et saladier : Cannelloni d'épinards vegan
Je dois vous l'avouer, ce n'est pas vraiment le genre de recette dans laquelle je me lance lorsque je suis seule à la maison, mais j'ai profité d'avoir du public pour me lancer ! Ceci étant dit, comme bien des plats au four, les cannellonis sont encore meilleurs réchauffés, donc n'hésitez pas à doubler les quantités (ce n'est pas plus de travail !) pour en avoir pour deux fois. De même, ce plat se congèle très bien, donc pas de problème d'en avoir trop : vous ne serez pas obligé d'en manger pendant trois jours pour finir les restes... (sauf si vous n'avez pas de congélateur, mais là, je ne peux rien pour vous).
Cuillère et saladier : Cannelloni d'épinards vegan
Pour 4 personnes : 
  • 8 plaques de lasagnes (fraîches ou non) 
  • 800g à 1kg d'épinards frais
  • 125 g de fromage frais de soja type Le Sojami (ici aux noix)
  • 1 oignon (ou 2 échalotes)
  • 1 petite boite de tomates en boite (600 g)
  • env. 300 g de purée de tomates
  • 1 feuille de laurier 
Cannelloni épinards vegan
 
Préparer la sauce tomate : Eplucher et émincer finement l'oignon (ou les échalotes). Faire chauffer un peu d'huile dans une casserole à fond épais, y faire revenir les oignons (ou échalote). Ajouter alors les tomates en boite, le coulis de tomates et la feuille de laurier. Saler légèrement et laisser mijoter à feu doux jusqu'à ce que la sauce réduise d'environ 1/3.
Préparer les épinards : Eplucher les épinards pour enlever les queues dures. Les laver soigneusement dans plusieurs eaux, bien les égoutter. Les effilocher grossièrement et les faire cuire à la poêle une dizaine de minutes, dans leur jus. (On peut aussi opter pour une cuisson à l'eau bouillante). Verser les épinards dans une passoire et bien les presser pour éliminer un maximum d'eau. 
Ecraser le fromage frais à la fourchette et le mélanger avec les épinards. Réserver.
Faire pré-cuire les pâtes : Faire bouillir une grande quantité d'eau salée et y faire pré-cuire les feuilles de lasagnes 5 à 7 minutes : elles doivent s'assouplir mais rester fermes. Les égoutter et les disposer les unes à côté des autres sur un linge propre pour éviter qu'elles ne se collent entre elles. 
Préparer les canelloni : Retirer le laurier de la sauce tomate, et en tapisser le fond d'un plat à gratin. 
Déposer une belle cuillère à soupe de farce au bords d'une feuille de lasagne, et rouler bien serré en enfermant la farce pour former un boudin. Le placer dans le plat à gratin. Répéter l'opération avec le reste de feuilles de pâte et de farce. 
Répartir ensuite le reste de la sauce tomate sur les cannelloni. 
Faire cuire environ 40 minutes à 180°C.

Note : Comme bien des plats en sauce, les cannelloni sont encore meilleurs réchauffés et peuvent être préparés la veille pour le lendemain. On peut aussi répartir la préparation sur plusieurs jours, en préparant la sauce et en faisant cuire les épinards la veille, puis en faisant le montage le jour même.


jeudi 10 septembre 2020

Courgettes farcies végétariennes aux protéines de soja texturées

Cuillère et saladier : Courgettes farcies végétariennes aux protéines de soja texturées (PST)
Bien que le temps reste au beau, que courgettes, tomates et aubergines soient encore bien présentes sur les étals, on sent que l'on avance doucement mais sûrement vers l'automne. Les soirées deviennent franchement frisquettes (quand ce ne sont pas carrément les journées !), et dans ces moments-là, on n'a rien contre un petit plat tout chaud qui sort du four... Comme ces courgettes farcies tient !
Avant, je n'étais pas forcément une grande fan des courgettes farcies. Faut dire que le plus souvent, c'était surtout une façon d'écouler les énormes courgettes "gracieusement " offertes par les voisins dont on ne savait que faire autrement. Je revois encore ces "bateaux" monstrueux, qu'on avait toutes les peines du monde à faire rentrer dans un plat, et qui finassaient irrémédiablement à moitié en bouillie, car gorgées d'eau. Bref, c'est un plat que je n'aurai pas forcément eu l'idée de cuisiner spontanément. Mais un jour j'ai craqué sur le marché pour d'adorables petites courgettes rondes (oui, certain.e.s craquent sur un sac ou une paire d'escarpins, moi je craque sur des légumes - chacun.e ses faiblesses !). Et arrivé le moment de les cuisiner, j'ai pensé à des courgettes farcies. D'autant que j'avais à ce moment-là des protéines de soja texturées (PST). Les PST et moi, là encore, ça n'est pas vraiment une histoire d'amour au premier regard. J'ai mis un peu de temps à les apprivoiser, et aujourd'hui encore, je n'en suis pas une grande grande fan... sauf dans cette recette ! 
Cuillère et saladier : Courgettes farcies végétariennes aux protéines de soja texturées (PST)
 Pour 2 personnes :
  • 2 grosses courgettes rondes (ou 4 petites)
  •  45 g de petites protéines de soja texturées (PST)
  •  1 belle c. à s. de sauce soja
  •  1 c. à c. de champignons séchés (cèpes, ect.)
  •  4 pétales de tomates séchées
  •  1 c. à c. de thé fumé Lapsang souchong (facultatif)
  •  env. 15 cl d'eau ou de bouillon de légumes
  •  1 échalote (ou 1 petit oignon)
  •  1 grosse tomate
  •  thym, herbes de Provence,...
  •  huile d'olive

Cuillère et saladier : Courgettes farcies végétariennes aux protéines de soja texturées (PST)
Réhydrater les protéines de soja : Placer les protéines de soja dans un bol, avec les champignons, la sauce soja et les tomates séchées coupées en petits dés. Placer le thé dans une boule à thé ou une gaze, et l'ajouter dans le bol. Faire chauffer l'eau ou le bouillon, puis le verser sur les protéines de soja. Réserver au moins 30 minutes. 
Préparer les courgettes : Laver les courgettes, couper les chapeaux et les faire cuire à la vapeur une quinzaine de minutes : la chair doit être un peu tendre. Laisser refroidir quelques instants.
Lorsqu'elles sont assez froides pour être manipulées, les creuser à la cuillère pour récupérer la chair. Les réserver à l'envers (pour les égoutter).
Préparer la farce : Emincer l'échalote ou l'oignon. Détailler la chair de la courgette en petits dés.
Faire chauffer un peu d'huile dans une casserole, y faire revenir l'échalote ou l'oignon quelques instants, ajouter les dés de courgettes, puis les protéines de soja réhydratées (en laissant de coté de le reste du bouillon si elles ne l'ont pas totalement absorbé). Poursuivre la cuisson 1-2 minutes avant d'ajouter la tomate coupée en petits morceaux et les herbes aromatiques.
Faire cuire à feu doux quelques minutes, jusqu'à ce que la courgette soit bien fondante. Si la farce commence à accrocher, mouiller avec la marinade réservée. Rectifier au besoin l'assaisonnement.
Monter les courgettes : Placer les courgettes dans un plat à gratin, les farcir avec la préparation aux protéines de soja, en tassant bien.
Placer un peu de bouillon (ou d'eau) dans le fond du plat.
Faire cuire les courgettes farcies une trentaine de minutes à 180°C., jusqu'à ce qu'elles soient bien fondantes. Ne pas hésiter à les arroser un peu (avec du bouillon ou de la marinade restante) si elles paraissent s'assécher à la cuisson.
Servir chaud.

Variante : On peut aussi faire cuire les courgettes sur un lit de sauce tomate, elles seront ainsi encore plus moelleuses.

jeudi 27 août 2020

Tarte tomate-nectarine au romarin

Cuillère et saladier : Tarte tomate-nectarine au romarin  vegan
Parmi les incontournables de l'été, il y a la tarte à la tomate. Si dans ma famille, on a bien une recette "traditionnelle", la version de mon Papa, aux tomates longuement confites et au vinaigre balsamique, la tarte à la tomate, c'est un classique que l'on ne cesse de décliner. J'ai déjà tenté des variantes assez classiques (à la moutarde ou au pesto), ou plus originales (à la tapenade, ou aux fraises) et si je les aime toutes, la tarte à la tomate, c'est vraiment une recette que je ne me lasse pas de réinventer (en même temps, quand on carbure à presque une par semaine, faut innover un peu !).
Cuillère et saladier : Tarte tomate-nectarine au romarin  vegan
De manière générale, vous connaissez mon amour pour les tartes salées et autres quiches, si pratiques aussi bien pour les meal prep de la semaine (et il va falloir s'y remettre avec le retour au boulot) que pour les grandes tablées des vacances ou les piques-niques au clair de lune. C'est d'ailleurs pour une telle occasion que je l'ai réalisé la première fois, en vacances chez une amie (Les photos ont d'ailleurs été réalisées à cette occasion, avec mon téléphone, d'où la qualité douteuse... mais lorsqu'elle l'a vu, mon amie m'a "forcé" à prendre la tarte en photo pour le blog !).
L'idée de cette tarte est venue assez naturellement, en voyant les belles tomates du jardin, les superbes nectarines du verger et le romarin luxuriant de la cour... Bref, une association qui s'est imposée à moi, et qui nous a beaucoup plu ! Elle peut paraître un peu incongrue, mais elle est délicieuse. Je l'avais d'ailleurs déjà plus ou moins expérimenté, avec ma salade de tomates, pêches et pois chiche, star de l'an passé.
Cuillère et saladier : Tarte tomate-nectarine au romarin  vegan
Si la tarte à la tomate n'a rien de compliqué en soi, quelques conseils pour une réussite optimale : il est important de choisir des tomates à chair bien dense, peu aqueuses, sous peine de les voir détremper la pâte. De même, mieux vaut placer la tarte plutôt dans le bas du four, pour que le fond soit bien cuit. Au besoin, n'hésitez pas à la "sécher" quelques minutes directement sur la sole du four. Et si les tomates ou les nectarines rendent vraiment trop de jus, le faire couler délicatement hors de la tarte à sa sortie du four. Cela évite d'avoir un fond tout mou et détrempé, écueil s'il en ai de la tarte à la tomate (et des tartes en général d'ailleurs). Concernant la pâte, j'ai ici opté pour une pâte légèrement levée, dont le moelleux apporte je trouve encore plus de gourmandise, mais vous pouvez bien sûr réaliser si vous préférez une pâte brisée classique - à l'huile d'olive par exemple - mais n'oubliez pas la touche de romarin dans la pâte, elle change vraiment tout !
Cuillère et saladier : Tarte tomate-nectarine au romarin  vegan
Pour une tarte d'environ 20 cm de diamètre (4 personnes) : 
Pour la pâte :
  • 70 g de flocons d’avoine
  • 100 g de farine de blé (ou d'épeautre)
  • 2 c. à c. de romarin séché, ou thym, sarriette ou herbes de Provence
  • 1/2 c. à c. de sel
  • 1 c. à c. de levure de boulanger sèche
  • env. 15 cl d'eau tiède
  • 2 c. à s. d’huile d’olive
Pour la garniture :
  • 4-6 tomates à chair bien dense (idéalement type Cornue des Andes)
  • 1 belle nectarine
  • Quelques brins de romarin (idéalement frais)
  • Quelques olives noires (facultatif)
  • sel fin
Cuillère et saladier : Tarte tomate-nectarine au romarin  vegan
Préparer la pâte : Moudre les 3/4 des flocons d’avoine en farine. Dans un saladier, placer la farine d’avoine, la farine de blé ou d'épeautre, le reste des flocons d’avoine, le sel et le romarin. Bien mélanger puis ajouter la levure. Verser l’eau, petit à petit, en pétrissant pour former une boule. Transférer sur le plan de travail, verser l’huile et pétrir pour l'incorporer. Pétrir jusqu’à obtenir une pâte bien lissée et élastique, en ajustant au besoin la quantité d'eau.
Couvrir d’un torchon humide et laisser lever jusqu’à ce que la pâte double de volume (environ 1h au chaud, à l'abri des courants d'air).
Préparer la garniture : couper les tomates en rondelles et la nectarine en lamelles.
Préchauffer le four à 200 °C. 
Préparer la tarte : Lorsque la pâte a doublé de volume, la placer sur le plan de travail fariner, la dégazer et petrir à nouveau quelques minutes. L'étaler en cercle sur une plaque à four. Parsemer de brins de romarin. Repartir dessus les alternant les rondelles de tomates et les lamelles de nectarines. Saler et parsemer à nouveau de romarin. Ajouter les olives dénoyautées et coupées en deux si souhaité.
Enfourner pour une trentaine de minutes.
Servir tiède ou froid.

Variantes : On peut remplacer la pâte levée par une pâte à pizza classique, ou encore par une pâte brisée, dans laquelle on prendra soin d'ajouter un peu de romarin.
Très bonne aussi avec des pêches, blanches ou jaunes.
Cuillère et saladier : Tarte tomate-nectarine au romarin  vegan

jeudi 18 juin 2020

Gratin de fenouil à l'italienne

Cuillère et saladier : Gratin de fenouil à l'italienne (vegan)
Bien que je sois une grande (grande) lectrice (ou justement peut-être parce que je le suis !), je suis une fan inconditionnelle des boîtes à livres qui ont fleuri un peu partout ces dernières années. Certes le contenu est assez aléatoire, mais on peut y faire de belles découvertes, car on y trouve de tout, même des livres de cuisine ! C'est comme ça que je suis tombée sur un livre de cuisine italienne, que j'ai bien entendu embarqué (dès qu'on me parle cuisine, moi !). Clairement, je ne l'aurai pas acheté, et peut-être même pas feuilleté en magasin, car la plupart des recettes sont très carnées et/ou lactées... Parmi toutes les recettes proposées, j'ai tout de même pioché cette idée un peu originale pour cuisiner le fenouil. Le fenouil est un légume que j'aime bien, mais qui n'est entré que récemment dans mon répertoire culinaire, car ma mère l'ayant en aversion, nous n'en mangions jamais à la maison... Il faut dire qu'entre son goût anisé et sa texture un peu fibreuse, c'est un légume assez clivant tout de même !
Cuillère et saladier : Gratin de fenouil à l'italienne (vegan)
Bon comme toujours, ma version est assez différente de l'originale, ne serait-ce parce que cette dernière contenait du parmesan. J'ai toutefois retenu l'idée de faire mijoter le fenouil émincé dans une sorte de sauce tomate pour le rendre bien fondant avant de le faire gratiner au four, recouvert d'une petite croûte bien aromatique. J'avais déjà l'habitude d'utiliser le mélange chapelure-levure maltée sur mes gratins, mais l'ajout d'olives noires et d'un peu de zeste de citron vient apporter un coup de peps très sympa...
Pour apporter un peu plus de profondeur au plat, j'ai ajouté quelques pistils de safran à la préparation au fenouil. On peut faire sans et c'est déjà très bon, mais clairement, cela va être le petit plus qui va faire passer votre plat au niveau supérieur...
Comme ce n'est pas encore la saison des tomates, j'en ai utilisé en conserve, mais je suppose que cela marche aussi très bien avec des tomates fraîches en saison. Il faudra peut-être faire réduire un peu plus longtemps pour bien éliminer le liquide.
Cuillère et saladier : Gratin de fenouil à l'italienne (vegan)
Pour 2 personnes :
Pour le fenouil : 
  • 2 bulbes de fenouil
  • 1 petite boite (400 g) de tomates pelées au jus
  • 1 branche de romarin
  • quelques branches de thym
  • herbes de Provence
  • 1-2 pistils de safran
Pour la croûte :
  • 4 olives noires (non conservées dans la saumure)
  • zeste d'1/2 citron
  • 1/2 c. à s. de brins de romarin
  • 2 c. à s. de chapelure
  • 1 c. à s. de levure de bière maltée
Cuillère et saladier : Gratin de fenouil à l'italienne (vegan)
Préparer les légumes : Emincer finement le fenouil, réserver les plumets s'il y en a.
Faire chauffer un peu d'huile d'olive dans une casserole, y faire revenir le fenouil quelques minutes.
Ajouter les tomates en boîte, le thym, le romarin et les herbes de Provence ainsi que le safran. Saler légèrement, couvrir et laisser mijoter jusqu'à ce que le fenouil soit tendre, en remuant de temps en temps pour éviter qu'il n'accroche.
Si vous avez un peu trop de liquide, faire réduire quelques minutes à feu vif.
Pendant ce temps, préparer la croûte : Dénoyauter les olives, les placer dans un mixer avec le zeste de citron, la chapelure et les brins de romarin. Donner 2-3 coups de mixer pour mixer les olives tout en gardant une chapelure assez grossière. Ajouter la levure maltée et mélanger à la cuillère.
Monter le gratin : Répartir le fenouil dans un plat à gratin, en enlevant les branches du thym et du romarin si besoin. Saupoudrer du mélange de chapelure.
Faire cuire à four chaud (180°C.) une quinzaine de minutes, le temps que la croûte colore.
Servir bien chaud.

Note : On peut remplacer les olives de la croûte par des tomates séchées, et le romarin par du thym.

Variante : Pour atténuer un peu le goût anisé qui peut sembler trop prégnant à certains, on peut panacher le fenouil avec des lamelles de chou rave. 

jeudi 31 octobre 2019

Dahl de lentilles corail à la courge et au coing, riz infusé coco-cardamome

Cette fois-ci ça y ait, on entre clairement dans l'automne... les températures ont chuté, le ciel s'est assombri, la pluie s'est (enfin) mise à tomber. Bref, des signes qui ne trompent pas ! En cette période de l'année, l'envie de petits plats mijotés se fait plus présente. Pour lutter contre la morosité et la dépression saisonnière qui menace bien souvent, on peut dégainer l'arme fatale : le dahl ! Ce petit plat digeste et délicatement épicé (si tant ai qu'on ai la main légère sur le curry) n'a je trouve pas sa pareil pour vous réconforter les jours où ça ne va pas fort. J'ai pendant longtemps cuisiné mes dahl au lait de coco, pensant qu'il était indispensable à la réalisation de ce plat, pour obtenir la texture crémeuse qui va bien. Mais en réalité, les lentilles corail qui se délitent à la cuisson suffisent à apportent la texture bien onctueuse et ronde en bouche, ici encore renforcée par le fondant de la courge et du coing. Vous commencez à me connaître, j'aime en effet les mélanges légèrement sucrés-salés, ou plutôt doux-acidulé. Car c'est vraiment le rôle du coing dans cette recette : sa saveur légèrement astringente et sa texture granuleuse viennent agréablement contraster avec la douceur et la rondeur de la courge et des lentilles.
Pour le dahl (2 personnes) :
  • 80 g de lentilles corail
  • env. 300 g de courge
  • 1 coing
  • 2 tomates (ou 3 c. à s. de tomates en boite)
  • 2 c. à c. de curry
  • 1 c. à c. de graines de cumin
  • 1/2 c. à c. de graines de fenouil
  • 1 c. à c. de graines de moutarde
  • huile de coco
  • 150 à 200 ml d'eau
Couper la courge en gros morceaux, retirer la peau et recouper en gros dés d'environ 2 cm. (Selon le type de courge utilisé, il n'est pas forcément utile de retirer la peau).
Frotter le coing pour enlever la couche duveteuse. Le couper également en morceaux.
Faire chauffer un peu d'huile de coco dans une cocotte et y faire revenir les graines de cumin et de moutarde. Lorsqu'elles crépitent, ajouter les dés de courge et de coing ainsi que le curry. Faire revenir encore quelques minutes avant d'ajouter les tomates en morceaux et les lentilles corail.
Saler, ajouter l'eau, baisser le feu et faire mijoter au moins 20 à 30 minutes, le temps que les lentilles soient cuites et les légumes bien fondants. Remuer de temps en temps, en ajoutant de l'eau si besoin pour éviter que le dahl n'accroche.
Pour le riz coco-cardamone (2 personnes) :
  • 150 à 200 g de riz basmati (blanc ou semi-complet)
  • huile de coco
  • 3 gousses de cardamone
  • 3 c. à s. de noix de coco râpée (facultatif)
  • sel
Idéalement la veille, sinon quelques heures avant, mettre le riz à tremper dans un saladier.
Le jour même égoutter le riz, et le laver deux à trois fois. Il ne faut plus que l'eau soit trouble.
Ecraser les gousses de cardamone.
Placer le riz dans une casserole avec 2 fois son volume d'eau froide et ajouter les gousses de cardamone, la noix de coco et un peu d'huile de coco.
Faire cuire le riz à couvert, en comptant une dizaine minutes de cuisson à partir de l'ébullition (le temps de cuisson peut varier selon le riz). Laisser gonfler le riz 10 minutes à couvert.
Egrainer à la fourchette, saler et servir avec le dahl.

Note : Habituellement, je laisse les gousses de cardamone dans le riz, car cela ne me dérange pas de tomber sur de petits grains et je trouve que les arômes se diffusent mieux ainsi, mais vous pouvez, pour plus de facilité, placer les gousses de cardamone dans une gaze et les retirer au moment du service.

Variante : Pour accentuer encore la saveur de coco, on peut remplacer une partie de l'eau par du lait de coco.
Cette recette participe au Défi cuisine Couleurs et saveurs d'automne

jeudi 17 octobre 2019

Soupe tomate gingembre

Cuillère et saladier : Soupe tomate gingembre
Quoi ? Une recette à base de tomates en plein mois d'octobre ? Mais ce n'est plus la saison, à bas les légumes qui viennent de l'autre bout du monde ! Et bien si,Pourtant je peux vous assurer que les tomates qui ont servi à la réalisation de cette recette sont tout ce qu'il y a de plus locales, et de pleine terre. Il faut dire qu'ici, dans le Sud-ouest, on a des tomates jusqu'aux premières gelées. Et comme les premières gelées se font particulièrement tardives ces dernières années, ce n'est pas rare qu'il y ai encore des tomates fin octobre. D'autant que cette année, la canicule de juillet/août a bloqué le mûrissement de ces pommes d'or, qui sont arrivées à maturité en septembre pour la plupart. Cependant, rassurez-vous, si chez vous, la saison des tomates est terminée, vous pouvez très bien vous rabattre sur des tomates en conserve (maison pourquoi pas) pour réaliser cette recette.
L'idée de cette soupe vient d'un cocktail que j'ai dégusté dans un bar à cocktail, composé de jus de tomate, de sirop de gingembre et de je ne sais plus quoi d'autre. Le je ne sais plus quoi d'autre ne devait pas être très déterminant, car ce que j'ai retenu dudit cocktail, c'est uniquement l'association tomate-gingembre. Cette dernière peut paraître au premier abord incongrue, car on a plus l'habitude d'associer la tomate à des saveurs plus méditerranéennes comme le thym, le romarin, le basilic, etc. mais elle fonctionne très bien. Le piquant du gingembre vient agréablement relever la suavité de la tomate. Cette soupe se déguste aussi bien chaude (pour les soirées qui se font tout de même un peu fraîches) que tiède ou froide (pour les journées qui restent chaudes ici, ou pour l'été prochain !).
Cuillère et saladier : Soupe tomate gingembre
Pour 2 personnes :
  • 500 g de tomates fraîches (ou en conserve)
  • 1 doigt de gingembre frais
  • 1-2 c. à s. d'huile d'olive
  • sel
Cuillère et saladier : Soupe tomate gingembre
Peler les tomates (facultatif) : faire une petite entaille sur la peau à la base de la tomate. Portez une casserole d'eau à ébullition et plongez-y les tomates 1-2 minutes dans l'eau bouillante. Retirer de l'eau, laisser refroidir quelques instants puis retirer délicatement la peau.
Faire chauffer un peu d'huile d'olive dans une casserole. Y faire revenir les tomates en gros morceaux. Une fois que les tomates ont rendu un peu d'eau de végétation, ajouter le gingembre râpé, et un peu de sel.
Laisser mijoter jusqu'à ce que les tomates soient bien fondantes.
Mixer avec un filet d'huile d'olive. Passer au chinois si désiré (cela peut être utile si vous n'avez pas pelé les tomates).
Servir chaud, tiède ou froid. 

Note : Si vous avez peur que la saveur du gingembre soit trop forte, mettre le gingembre en rondelles, puis le retirer au moment de mixer.

Cuillère et saladier : Soupe tomate gingembre