mardi 22 janvier 2019

Velouté châtaignes et champignons

https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2019/01/veloute-chataignes-et-champignons.html
Il y a peu, pour le travail, j'ai eu l'occasion de participer à un évènement dont le thème portait sur les châtaigniers. Comme on pouvait s'y attendre, les produits de cet arbre étaient à l'honneur et on eu droit à de la châtaigne matin, midi et soir, sous toutes les formes possibles et imaginables : aussi bien en gâteau, en biscuits ou en crème qu'entières dans la poêlée de légumes ou la salade de quinoa... Si j'ai légèrement frôlé l'overdose (les châtaignes, c'est bon, mais ce n'est pas ce qu'il y a de plus léger au monde), je suis tout de même ressortie de là la tête pleines d'idées nouvelles pour cuisiner ce fruit. Et donc une fois que j'ai eu le temps de me remettre un peu, je me suis mise en cuisine pour tester une ou deux de mes idées, avant qu'elles ne s'échappent (et que la saison soit totalement terminée, même si, comme je suis flemmarde et que je suis partie de châtaignes en bocal, en soi, on peut réaliser cette petite recette toute l'année !). Comme le temps s'est un peu refroidi (et que ma chaudière a des faiblesses), j'ai commencé mes expérimentations par cette petite soupe bien réconfortante. C'est l'avantage des châtaignes : elles donnent tout de suite une texture délicatement veloutée et leur saveur sucrée à un petit goût de reviens-y. On ne va pas se mentir, cette soupe n'est clairement pas dans la mouvance "soupe détox" (encore que, il n'y a rien que des bonnes choses dedans). Elle est assez nourrissante, d'autant que la châtaigne est riche en fibres (4 g pour 100 g de fruits), donc très rassasiante. Mais bon, il faut bien ça pour lutter contre le froid et garder le moral !
Cuillère et saladier : Velouté châtaignes et champignons (vegan)
Pour 4 personnes :
  • 200 g de champignons de Paris bruns
  • 300 g de châtaignes cuites
  • 100 g de radis blanc doux (ou de navet)
  • Quelques champignons séchés
  • 1 ou 2 feuilles de céleri
  • 10 cl de crème ou lait végétal (facultatif)
Cuillère et saladier : Velouté châtaignes et champignons
Laver les champignons dans un peu d'eau vinaigrée.
Couper les champignons en lamelles et les faire revenir dans un peu d'huile.
Une fois qu'ils sont dorés et ont commencé à rendre leur jus, ajouter le radis coupé en gros morceaux. Poursuivre la cuisson jusqu'à ce que les radis soient translucides. Ajouter alors les châtaignes, les feuilles de céleri, les champignons séchés et un peu de sel. Recouvrir d'eau et laisser mijoter 20 à 25 minutes.
Retirer les feuilles de céleri.
Prélever les légumes en réservant le bouillon de cuisson. Mixer les légumes avec un peu de bouillon, ajouter si vous le souhaiter un peu de crème ou de lait végétal et ajuster la texture avec le reste de bouillon.
Servir bien chaud.

Velouté châtaignes et champignons
Variantes : On peut remplacer le radis par du céleri rave. On peut même remplacer complètement les champignons de Paris par du céleri rave. Le goût sucré de la châtaigne contrebalance la saveur parfois un peu amère du céleri.
             Si vous les supporter, on peut aussi remplacer le radis par des topinambours, dont la saveur se marie bien avec celle de la châtaigne. Dans ce cas, omettre les champignons séchés, dont le goût assez fort risque de masquer celui, plus délicat du topinambour.
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jeudi 17 janvier 2019

Chou rouge braisé aux fruits secs et aux épices

Cuillère et saladier : Chou rouge braisé au fruits secs et aux épices
Rendons à César ce qui est à César, cette recette s'inspire grandement de celle de Chou rouge aux figues de La Table verte, avec laquelle j'ai découvert le chou rouge cuit. Si le chou rouge fait partie de mon univers culinaire depuis mon enfance, la tradition familiale ne le servait que cru en salade et ce n'est que très tard que j'ai découvert qu'on pouvait le manger autrement. C'est vraiment fou de voir comment nous sommes conditionné par les habitudes alimentaires transmises dans l'enfance... Je crois qu'on se met (ou en tout cas JE me met) plus de barrières inconscientes avec un aliment que je connais déjà qu'avec un ingrédient totalement nouveau. Avec les premiers, ceux que j'ai eu l'habitude de manger étant petite,  j'ai tendance à me contenter de reproduire ce qui était fait dans ma famille (que ce soit en terme d’assaisonnement, de cuisson, etc.) tandis que pour les aliments nouveaux, je n'ai aucun référentiel sur lequel m'appuyer, donc je suis beaucoup plus libre. Enfin, parfois, comme je le disais un peu la dernière fois, ça a aussi l'effet inverse de me bloquer complètement car je ne sais pas par quel bout prendre les choses. Combien de fois j'ai acheté des trucs parce que ça avait l'air sympa et puis ça a tourné court car je ne savais pas comment le cuisiner... Mais parfois, comme ici, ce sont de belles découvertes !
Cuillère et saladier : Chou rouge braisé au fruits secs et aux épices
Pour 4 personnes :
  • 1 chou rouge de taille moyenne
  • 200 ml de vin rouge
  • 1 orange bio
  • 50 ml de vinaigre
  • 2 c. à s. de sauce soja
  • 1 bâton de cannelle
  • 1-2 étoiles de badiane
  • 1 c. à s. de graines de cumin
  • 1 c. à c. de graines de moutarde
  • 1 poignée de raisins secs
  • 6-8 abricots secs
  • huile pour cuisson
Cuillère et saladier : Chou rouge braisé au fruits secs et aux épices

Emincer le chou rouge.
Faire chauffer un peu d'huile dans une cocotte et y faire revenir le cumin et les graines de moutarde deux minutes. Ajouter le chou rouge émincé, le bâton de cannelle, la badiane, et les fruits secs. Prélever les zestes d'orange et les ajouter dans la cocotte. Mouiller avec le vin rouge, le vinaigre, la sauce soja et le jus de l'orange pressée.
Couvrir et laisser mijoter à feu doux une trentaine de minutes, en remuant de temps en temps. Vérifier que le chou n'accroche pas au fond de la casserole. Si besoin, ajouter un tout petit peu d'eau. A la fin de la cuisson presque l'ensemble du jus doit s'être évaporé. Au besoin, faire réduire à découvert sur feu un peu plus fort.
Servir bien chaud.
Cuillère et saladier : Chou rouge braisé au fruits secs et aux épices

Variantes : Pour ceux qui auraient peur d'un excès de chou rouge (pas toujours facile à digérer pour les intestins sensibles), on peut panacher les légumes, et en gardant une base de chou rouge, compléter avec de la carotte, du navet ou encore du radis coupés en petits morceaux.
       Ne pas hésiter non plus à varier les fruits secs, en adaptant à ceux que l'on préfère (et que l'on a dans ses placards). Suivant les fruits choisis, le goût sera plus ou moins sucré : très sucré avec des figues, plus acidulé si vous utilisez des physalis par exemple.
       Pour accentuer le côté sucré-salé on peut aussi ajouter quelques dés de pommes, de poires ou encore de coing en saison.
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samedi 12 janvier 2019

Onigiri courge-sésame-prunes ume

Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume
Il y a quelques temps, j'ai organisé un "atelier maki" pour une amie, où je lui ai montré comment faire des maki (enfin, ma technique et recette personnelle, peut-être pas très orthodoxe). On en a d'ailleurs profité pour se faire un repas comme on en mange dans les restaurants japonais, avec une soupe miso ultra-simplifiée (sans bouillon dashi et tout et tout, juste du miso délayé dans un peu d'eau chaude et additionné d'algues et de tranches de champignons) et un essai de salade de chou (que je n'ai pas trouvé très concluant...). Cette petite parenthèse de cuisine japonisante (je n'aurai pas la prétention d'affirmer qu'il s'agissait de cuisine japonaise) m'a donné envie de tenter des onigiri maison. En effet, autant je fais régulièrement des makis (enfin s'entend, une ou deux fois par trimestre, guère plus), autant je ne m'étais encore jamais lancé dans les onigiri. Comme toutes ces recettes qui me sont totalement étrangères, je n'osais pas trop, et je m'en faisais une montagne. Alors que c'est super simple, sans doute bien plus que d'autres recettes que je fais très régulièrement. C'est assez fou finalement les barrières qu'on peut se mettre soi-même dans la tête. La cuisine japonaise fait partie de ce ces cuisines étrangères qui me semblent si loin de mes pratiques culinaires habituelles qu'elles m'impressionnent et que je me bloque toute seule. J'ai ainsi cette même "appréhension" avec l'ensemble des cuisines asiatiques, les plats indiens, les recettes d'Amérique du Sud ou celles des pays d'Afrique... En fait toutes celles issues des cultures qui ne sont pas "occidentales" (de tradition européenne ou nord américaine) ! 
Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume
Pour en revenir à nos onigiri, pour mon premier essai, je me suis lancée dans une version bien de saison, à base de courge. Comme j'avais des prunes (type) ume maison (réalisées suivant une recette de l'Art de la fermentation, mon livre de chevet en ce moment), et que les onigiri les plus populaires au Japon (de ce que j'ai pu lire dans les livres, puisque je n'y suis jamais allée !) sont farcies à l'umeboshi, j'ai décidé d'en incorporer un peu à la farce. Le goût à la fois acide et extrêmement salé des prunes ume vient joliment relever la saveur sucrée de la courge et le goût torréfié du sésame complète agréablement le tout.
Niveau technique, c'est un peu comme les maki/sushi : on s'en fait tout une montagne tant qu'on a pas essayé, mais en fait, si on faire bien cuire son riz pour qu'il colle bien et qu'on se mouille bien les mains, le façonnage passe comme une lettre à la poste ! Bref, j'ai été très satisfaite de cette première tentative et je me suis demandée pourquoi je n'avais essayé plus tôt, surtout que c'est bien pratique à glisser dans une boîte repas pour les déjeuners (voir petit-déjeuners, si comme moi vous aimez manger salé le matin) nomades. La prochaine fois je me lance dans les onigirirazu (sorte de sandwich de riz) !
Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume
Pour 8 onigiris
Pour le riz :
  • 150 g de riz rond
  • 2 c. à s. de vinaigre de riz (ou de cidre)
  • 2 c. à c. de sucre
  • 1 pincée de sel
Pour la garniture :
  • 200 g de courge au choix (de préférence une variété à la chair assez dense, type potimarron, kabocha, butternut...)
  • 2 prunes ume
  • 1 c. à c. d'huile de sésame grillée
  • 1 belle c. à s. de graines de sésame 
  • 1 feuille de nori
Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume
Préparer le riz : Laver le riz : placer le riz dans un saladier, couvrir d'eau et mélanger en frottant les grains jusqu'à ce que l'eau devienne trouble. Jeter l'eau "sale" et répéter l'opération encore deux fois (donc trois fois en tout) : l'eau doit être claire. Verser le riz dans une passoire et le laisser reposer 30 minutes.
Préparer le mélange vinaigré : dans une casserole, faire chauffer le vinaigre avec le sucre et le sel, sans bouillir, juste pour dissoudre puis réserver à température ambiante.
Placer le riz ainsi lavé dans une casserole assez large ou un wok avec le même volume d'eau. Couvrir, de préférence avec un couvercle transparent (qui permet de voir l’ébullition puisqu'il ne faut à aucun moment soulever le couvercle). Porter le riz à ébullition sur feu moyen-fort, laisser bouillir 2 minutes. Baisser alors le feu et faire bouillir encore 10 minutes. Éteindre alors le feu et laisser reposer 10 minutes à couvert.
Au bout des 10 minutes, transférer le riz dans un saladier à fond large et remuer délicatement avec une spatule pour le refroidir, tout en l'éventant à l'aide d'un éventail (ou moins classe, d'un magazine). Le mouvement est le même que lorsque vous incorporer des blancs d’œufs dans une préparation. Verser le mélange vinaigré sur le riz et continuer à mélanger de la même façon pour bien l'incorporer sans casser le riz ni en faire une bouillie.
Couvrir le saladier d'un linge humide si vous n'utilisez pas immédiatement le riz.

Préparer la garniture : Couper la courge en gros morceaux, l'éplucher au besoin et la faire cuire 20 à 30 minutes, dans un fond d'eau, jusqu'à ce qu'elle soit bien tendre.
Dénoyauter les prunes ume et les couper en tout petits morceaux, puis écraser avec le plat du couteau pour réduire en bouillie.
Ecraser la courge à la fourchette et ajouter la purée de prunes et l'huile de sésame grillé. Réserver.
Torréfier le sésame à sec dans une poêle.

Préparer les onigiris : Découper la feuille de nori en languettes et placer l'ensemble des ingrédients devant vous. Humidifier vos mains et placer dans la paume 1 grosse cuillère à soupe de riz, tasser et creuser un petit puits. Y placer un peu de farce (environ 1 cuillère à café) puis refermer et former un triangle avec le riz. Entourer d'une lamelle de nori et rouler dans le sésame grillé.
Répéter l'opération jusqu'à épuisement des ingrédients. Ne pas hésiter à mouiller régulièrement vos mains dès que le riz commence à coller.
Déguster tiède ou froid, éventuellement avec un peu de sauce soja, éventuellement additionnée d'un peu d'huile de sésame grillé et/ou de graines de sésame grillées.

Note : On peut aussi déguster les onigiri grillés : faire chauffer une poêle et la graisser légèrement. Y poser les onigiri et les faire griller quelques minutes de chaque côté. Il faut faire assez attention en les retournant, afin qu'ils ne se cassent pas (le mieux est d'utiliser une spatule). On peut éventuellement les badigeonner alors de sauce soja et les refaire caraméliser quelques minutes de chaque côté.

Cuillère et saladier : Onigiri courge-sésame-prunes ume


Variantes : On peut aussi opter pour une cuisson de la courge au four : une fois la courge coupée en morceaux, la placer dans un plat à four, arroser d'un filet d'huile, mélanger pour enrober les morceaux et faire rôtir au four jusqu'à ce que les morceaux soient fondants (20 à 30 minutes).
On peut bien sûr partir d'un reste de courge déjà cuite et réduite en purée. La texture sera simplement plus lisse.
N'hésitez pas non plus à remplacer la courge par de la patate douce orange. Le temps de cuisson est alors plus court (environ 12-15 minutes) et la saveur légèrement plus sucrée (on peut alors forcer un peu sur l'huile de sésame grillé pour contraster).
Dans le même esprit, on peut tenter une variante à la cacahuète, en remplaçant l'huile de sésame grillée par de la purée de cacahuète, et ajouter à la farce quelques éclats de cacahuète.
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dimanche 6 janvier 2019

Scones tomates, olives et thym

Cuillère et saladier : Scones tomates, olives et thym (vegan)
Recette a priori pas vraiment de saison me direz-vous. Mais si en réalité. Car les lendemains de fêtes, c'est aussi les restes à finir. En l'occurrence ici les restes du jus de tomate de l'apéritif. En effet je ne suis pas (et c'est un euphémisme), une grande buveuse de boissons alcoolisées. Et je n'aime pas non plus les jus de fruits ni les trucs pétillants que l'on sert traditionnellement en ersatz au champagne. Du coup, on prévoit toujours une bouteille de jus de tomates pour que je puisse trinquer avec les autres (s'il ne tenait qu'à moi, je trinquerai avec de l'eau, mais il parait que ça ne se fait pas...). Le hic, c'est qu'une fois ouverte, il faut la finir la bouteille de jus de tomates... Et comme j'ai beau aimer ça, je n'ai pas pour autant envie de m'en enfiler un litre en 3 jours, il faut bien trouver des moyens de l'écouler. D'où cette recette de scones salés, aux saveurs certes plus estivales qu'hivernales, mais après tout, rien ne nous empêche de manger du thym et des olives l'hiver (c'est d'ailleurs la pleine saison de la récolte et les premières olives sortent de la saumure, donc au contraire, c'est un produit de saison!!).
Cuillère et saladier : Scones tomates, olives et thym (vegan)

Pour 8 scones :
  • 300 g de farine (ici épeautre complet)
  • 50 g d'olives noires (une dizaine)
  • 2 c. à s. d'huile d'olive fruitée
  • 2 c. à s. de thym séché
  • env. 300 ml de jus de tomate (s'il est un peu avancé, ce n'est pas grave, au contraire!)
  • 1 petite pincée de sel
  • 1 c. à c. de bicarbonate de soude
  • 1 c. à s. de vinaigre
  • 1-2 c. à s. de lait (pour dorer)
Cuillère et saladier : Scones tomates, olives et thym (vegan)
Préchauffer le four à 180°C. (th. 6).
Placer la farine, le sel, le bicarbonate et le thym dans un saladier.
Dénoyauter les olives, les couper en 3 ou 4 et les ajouter au mélange.
Verser, l'huile d'olive, le jus de tomate et le vinaigre et mélanger grossièrement pour obtenir une pâte. Au besoin, ajouter un peu plus de jus de tomate. Former une boule.
Transférer la boule de pâte sur une feuille anti-adhésive ou une plaque de cuisson graissée et écraser du plat de la main pour obtenir une épaisseur d'environ 3-4 cm. Prédécouper le cercle en 8.
Badigeonner les scones de lait végétal et enfourner pour 25 minutes de cuisson.
Repasser le couteau pour séparer les scones et attendez quelques minutes avant de transférer sur une grille de refroidissement.
Déguster tiède ou froid.
Cuillère et saladier : Scones tomates, olives et thym (vegan)
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jeudi 3 janvier 2019

Petite rétrospective de 2018

Retrospective 2018
Même si je sais que c'est normalement de rigueur en ce début d'année, ne comptez pas sur moi pour prendre des bonnes résolutions pour le blog, vous promettre un article tous les jeudis à 13h, des recettes de Pâques deux semaines avant le jour J et idem pour toutes les fêtes et autres occasions spéciales, créer un sommaire digne de ce nom, rénover Cuillère et saladier de fond en comble, régler tous les petits beugs dont vous me faites part et les petits détails qui m'énervent... Même si dans un monde idéal j'aimerai mener à bien tous ces projets, je sais que je serai incapable de respecter de tels engagements (vu que l'année 2019 s'annonce aussi chargée et erratique que 2018), et je n'ai pas envie de vous promettre des choses que je ne ferai pas et de me frustrer au passage. Alors je suis désolée, vous allez devoir cette année encore vous contenter de mon rythme de publication aléatoire et de mes recettes de crêpes trois jours après la Chandeleur... Après tout, ça m'a plutôt réussi en 2018 puisque vous êtes de plus en plus nombreux à consulter Cuillère et saladier, me laisser un petit commentaire ici ou sur Facebook et à partager mes recettes sur les réseaux sociaux. Et pour cela, je tiens à vous dire un énorme MERCI, à vous tous qui me suivez plus ou moins discrètement, qui me lisez et qui testez mes recettes. Parce que tenir un blog c'est bien, tenir avec un blog avec des lecteurs et pouvoir interagir avec eux, c'est (encore) mieux !!
Si les bonnes résolutions ne sont pas trop mon truc, vous l'aurez compris, j'aime bien cependant en début d'année me livrer à un petit exercice de "bilan" en notant pour chaque mois un évènement qui m'a positivement marqué, de manière à avoir une petite liste des bonheurs de l'année.
Alors j'ai décidé cette année de faire la même chose pour le blog, de vous présenter ici non pas les 12 recettes qui ont recueillies le plus de vues ou celles qui en jettent le plus, mais les 12 recettes que j'ai pris le plus de plaisir à cuisiner ou dont je suis la plus fière. D'ailleurs, en me replongeant dans les archives, j'ai pu constater qu'en 2018, j'avais réussi, bon an mal an, à partager avec vous 3 à 4 recettes par mois, soit presque 1 par semaine ! Et rien que de ça, je n'en suis pas peu fière (oui, aujourd'hui, j'ai décidé de me jeter des fleurs). Cela peut paraître peu au regard d'autres bloggeuses, mais pour moi, c'était cette année pas gagné au départ....

Janvier 

http://cuillereetsaladier.blogspot.com/2018/01/petits-pains-vapeur-au-curcuma.html
Ou comment à concilier ma passion pour la boulange et celle pour la cuisine vapeur...

 

 Février

Salade de salsifis curry, raisins secs et amandes
Souvenir d'un superbe voyage à Vienne avec une amie chère

 Mars

http://cuillereetsaladier.blogspot.com/2018/03/petites-cremes-simplissimes-caroube.html
Devenues mes chouchoutes, je ne compte plus le nombre de fois que j'en ai refait depuis en déclinant sur le même thème.  

Avril

Sablés sésame orange (vegan)
Des sablés faciles et rapides à faire, qui en jettent un max.

Mai

Tarte citron-pavot (vegan)
Deux de mes desserts favoris réunis en un, comment ne pas succomber ?

Juin

 Crème de courgette à l'amande
Le hit de l'été, une recette faite et refaite mille fois. 

Juillet

Si l'on m'avait dit un jour que je mettrai une recette au persil dans mes favoris...

Août 

J'avoue, j'ai hésité avec les cookies rustiques à l'okara, mais d'une ce coktail a été créé pour l'anniversaire de ma soeur adorée, donc rien que ça, c'est un super souvenir, de deux, même si ces cookies étaient super bons, c'est vraiment suant de faire son lait végétal maison pour pouvoir récupérer l'okara...

Septembre

Une alliance de saveurs totalement improbable, mais que je ne suis pas prête d'oublier ! 

Octobre

L'un de mes fantasmes culinaire enfin assouvi...

Novembre

Parce que la pizza, y a pas de saison pour ça...

Décembre

J'ai tellement aimé cette association que je vous proposerai bientôt une autre variation sur le même thème. Stay tuned !

Même si cela ne transparait pas forcément dans cette sélection, 2018 aura été l'année des quiches/tartes salées, avec pas moins de 7 déclinaisons sur ce thème (on voit que j'ai quelques -lègères- obsessions...).
Et vous, quelles ont été les recettes que vous avez aimé cuisiner en 2018 ? 
Déjà des projets pour 2019 ?

Et belle année 2019 à tous !



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jeudi 20 décembre 2018

Chocolats curry-sésame

Cuillere et saladier : Chocolat curry-sésame
C'est devenu maintenant une tradition : en sus des traditionnels biscuits de Noël, je me charge aussi de préparer un assortiment de chocolats, aussi bien pour offrir que pour déguster pour le jour J. Je pourrais me contenter des classiques mendiants, orangettes et autres truffes, mais ce serait bien mal me connaître ! Dans ce domaine comme ailleurs, j'aime me lancer des défis et expérimenter des mélanges de saveurs qui sortent un peu plus de l'ordinaire. C'est le cas ici avec ces petits chocolats au curry et au sésame. Chocolat et curry, l'alliance pourrait paraître incongrue, pourtant elle fonctionne très bien. On a que trop tendance à oublier que d'une le curry se marie avec (presque) tout, de deux, le chocolat aime les notes un peu salées et épicées (je ne vous apprend rien, le chocolat à la fleur de sel ou au piment sont des grands classiques)? Et pourquoi le sésame ? Et bien parce que le sésame aussi se marie très bien avec le chocolat. Ses notes torréfiées, encore rehaussées par un rapide passage à la poêle pour griller les graines, complètent bien celles du chocolat et viennent apporter un peu de complexité en bouche. N'attendez pas pour vous lancer, très simples et rapides à réaliser (vous pouvez même vous y mettre le jour de Noël si vous vous apercevez d'un coup que vous êtes à court de chocolats!), je suis sûre que ces petits chocolats ne manqueront tout de même pas de faire leur petit effet auprès de vos convives.
Cuillere et saladier : Chocolat curry-sésame
Pour une quinzaine de chocolats :
  • 200 g de chocolat noir de couverture
  • 2 c. à s. de graines de sésame
  • curry
  • 2 c. à c. d'huile de sésame grillée (facultatif)
Torréfier les graines de sésame à sec dans une poêle. 
Tempérer le chocolat* : Hacher grossièrement le chocolat (au couteau ou au robot). Placer les 2/3 dans un saladier et faire fondre au bain-marie, en surveillant la température avec un thermomètre de cuisson. Lorsque le chocolat atteint 50 à 55°C., sortir le saladier du bain-marie.
Ajouter le reste du chocolat et remuer pour faire baisser la température jusqu'à 28-29°C.  Remettre le saladier de chocolat dans le bain-marie chaud hors du feu, et faire remonter la température à 31-32°C. Le chocolat est alors prêt à être travaillé.
Si vous en utilisez, ajouter alors l'huile de sésame grillé.
Verser le chocolat dans de petits moules bien propres et secs. Parsemer de graines de sésame et de poudre de curry.
Laisser prendre au frais 1 à 2 h avant de démouler.

* Le tempérage du chocolat permet d'obtenir des chocolats bien brillants, cassants sous la dent et favorise la bonne conservation. Cependant, si vous ne voulez pas vous prendre la tête, faites simplement fondre votre chocolat au bain-marie, ce sera aussi très bon!

Note : A défaut de petits moules, on peut réaliser une version "mendiant", en faisant couler le chocolat fondu en petits palets à l'aide d'une cuillère à soupe.

Variante : Ajouter quelques raisins secs au fond des moules ou à la surface. Pour donner plus de texture, vous pouvez aussi incorporer directement les graines de sésame dans le chocolat. 



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jeudi 13 décembre 2018

Quiche panais-noisettes

Cuillère et saladier : Quiche panais-noisettes (vegan)
Je sais, je sais, la logique voudrai que je fasse comme tout le monde et que je vous propose aujourd'hui une recette "de fête", un de ces plats bien sophistiqué qui en jette un max. Et moi j'arrive là, avec ma quiche au panais bien rustique... Que voulez-vous, c'est mon côté rebelle ! Et puis Noël est encore dans plus de 10 jours et il faut bien manger entre temps. On ne va pas commencer dès maintenant à se gaver rôti aux marrons et de bûche à l'orange ! Bon et puis pour être honnête, en ce moment c'est tellement la course que je n'ai pas vraiment la tête à me pencher sur la question du menu de Noël... Comme je cours un peu partout, je fais au plus simple niveau organisation des repas, et c'est là que je sors mon atout quiche : un peu de temps en cuisine le dimanche et hop, j'ai mes déjeuners pour les quatre premiers jours de la semaine tout prêts ! Avouez que ça simplifie bien la vie... Bon c'est sûr que si vous n'êtes pas tout seul à la maison, elle ne durera pas aussi longtemps, mais après tout, rien ne vous empêche de 1) être égoïste et garder toute la quiche pour vous, 2) être partageur(euse) et doubler les proportions pour être sûr(e) de pouvoir vous en mettre de côté...
L'association panais-noisette fonctionne très bien, les notes torréfiées de la noisette venant répondre tout en les contrebalançant à la saveur un peu douce (voir douceâtre) du panais. Le petite couche de purée de noisette sur le fond de tarte rend cette dernière particulièrement gourmande. Pour ne pas alourdir trop et parce que je ne suis pas une grande fan de la pâte brisée, j'ai opté pour une pâte un peu hybride, à la levure de boulanger, un peu à mi-chemin entre la pâte à pizza et une pâte brisée plus classique, mais libre à vous d'utiliser votre recette de pâte à tarte préférée...
Cuillère et saladier : Quiche panais-noisettes (vegan)
Pour 1 quiche d'environ 20 cm de diamètre (4 personnes) :
Pour la pâte :
  • 150 g de farine de blé ou d'épeautre complète
  • 50 g de farine de noisette ou de noix (à défaut, plus de farine de blé ou d'épeautre)
  • 1 c. à s. de purée de noisette
  • 1/2 c. à c. de levure de boulanger sèche
  • sel
Pour la garniture :
  • 250 g de panais (environ 2)
  • 1 grosse c.à s. de purée de noisette
  • 200 ml de crème végétale (avoine ou soja)
  • 1 pincée de sel
  • 1 poignée de noisettes
Cuillère et saladier : Quiche panais-noisettes (vegan)
Préparer la pâte à tarte en mélangeant les farines, la levure de boulanger et le sel. Ajouter la purée de noisette et assez d'eau tiède pour former une boule de pâte un peu élastique. Pétrir quelques minutes sur le plan de travail fariné, puis couvrir d'un linge humide et laisser reposer 30 minutes à 1h.
Etaler ensuite la pâte sur le plan de travail fariné et en foncer un moule à tarte graissé.
Faire cuire la pâte à blanc, lestée de billes de céramique, de petits cailloux ou de haricots secs 10 à 15 minutes à 180°C.
Tartiner la pâte de purée de noisette.
Râper les panais et les mélanger avec la crème végétale et un peu de sel. Verser l'appareil sur le fond de tarte recouvert de purée de noisette.
Concasser les noisettes et en parsemer la tarte.
Faire cuire à 180°C. 20 à 30 minutes.
Déguster chaud ou tiède.


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vendredi 7 décembre 2018

Sablés au thé noir et à la confiture d'abricots

Cuillère et saladier : Sablés au thé noir et à la confiture d'abricots
Une recette de plus à ajouter à la (longue) liste des sablés de Noël. Il ne s'agit ni plus ni moins d'une variante de ma recette traditionnelle de sablés, ici quelque peu revisités, sur une idée originale de Madame ma soeur. Chaque année il est en effet de tradition dans ma famille de préparer des petits biscuits que nous offrons ensuite autour de nous, aussi bien à la famille qu'à nos amis. S'il y a des classiques sur lesquels nous ne saurions faire l'impasse (comme les Spritz -les préférés de ma soeur-, les bredele à l'anis -les préférés de ma mère- ou encore les croissants sablés aux noisettes - mes préférés à MOI-), j'aime bien aussi glisser quelques nouveautés. Une sorte de collection annuelle quoi !
Cuillère et saladier : Sablés au thé noir et à la confiture d'abricots
Pour une quinzaine de sablés :
  • 220 g de farine d'épeautre (ou de blé)
  • 30 g de farine de Gaudes*
  • 75 g de purée d'amande
  • 25 g d'huile neutre
  • 70 g de sucre complet
  • 2 c. à s. de thé Earl Grey
  • confiture d'abricots
*La farine de Gaudes est une farine de maïs grillée traditionnelle du Jura, difficile à trouver hors de la région. Vous pouvez la remplacer par de la farine de maïs que vous aurez préalablement torréfiée quelques minutes à la poêle, ou tout simplement plus de farine d'épeautre ou de blé. 
Cuillère et saladier : Sablés au thé noir et à la confiture d'abricots
Dans un saladier, mélanger les farines, le sucre. Ecraser les feuilles de thé si elles sont très grosses et les ajouter au mélange.
Battre ensemble la purée d'amande et l'huile, et ajouter au mélange sec, puis mélanger du bout des doigts pour obtenir un sable. Ajouter un peu d'eau ou de lait végétal pour former un boule de pâte. Réserver au réfrigérateur 30 minutes.
Préchauffer le four th 6-7 (180°C).
Étaler la pâte sur une épaisseur de 0,3 mm environ et découper des formes à l'aide d'un emporte pièce. Pour la moitié des biscuits, faire un trou au milieu. Déposer au fur et à mesure sur une plaque recouverte d'une feuille de silicone et enfourner pour 10-12 min en surveillant.
Laisser refroidir sur une grille. Tartiner de confiture d'abricots les sablés non troués, et les recouvrir d'un sablé troué. Eventuellement, si le four est encore chaud, les y placer quelques minutes, que la confiture recuise un peu, les biscuits risquent ainsi moins de se désolidariser.
Une fois complètement refroidis, conserver dans une boite en fer.

PS : J'ai lancé un calendrier de l'Avent gourmand sur la page Facebook de Cuillère et saladier : j'y met chaque jour à l'honneur une recette du blog pour vous aider à préparer les fêtes.🎄🎄🎄.
Pour être sûr(e) de ne pas perdre une miette de ce calendrier de l'Avent, je vous invite à vous abonner à la page Cuillère et saladier et suivre les notifications (onglet abonné cocher "voir en premier").
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vendredi 30 novembre 2018

Purée patate douce-courge gratinée aux noix de pécan

Cuillère et saladier : Purée patate douce-courge noix de pécan (sweet potato casserole revisitée)
Je sais je sais, j'ai un peu un train de retard. Tout le monde est déjà tourné vers Noël et moi je vous propose cette recette aux accents on ne peut plus automnaux, inspirée d'une recette traditionnelle de Thangsgiving, la "Sweet potato casserole". Mais pour une fois, ce n'est (vraiment) pas de ma faute. Cela fait depuis fin octobre que cette recette me trotte dans la tête. Elle aurait donc du être réalisée et publiée en temps et en heure pour célébrer pour la fameuse fête automnale. Sauf que sauf que, naïve que je suis, je n'aurai jamais pensé que l'achat de noix de Pécan tournerai à la véritable quête... Je sais bien que les noix de Pécan ne sont pas une denrée très indigène dans le Sud-Ouest (et donc au passage pas très écologiques, mea culpa), mais de là à que ce soit si difficile ! Il m'a fallu faire pas moins de 4 magasins bio différents, sans compter les commerces "traditionnels" avant de réussi à mettre la main sur des noix de Pécan...  Et bien sûr, moins je trouvais, plus la recette m'obsédait !
Cuillère et saladier : Purée patate douce-courge noix de pécan (sweet potato casserole revisitée)
Hormis la quête des noix de Pécan, rien de bien compliquée dans cette recette, que j'ai simplifiée à l'extrême par rapport à la version "traditionnelle" (même si à mon avis, il y a autant de recettes que de familles américaines). Disons que j'ai gardé "l'essence", un plat dont on ne sait pas vraiment s'il est salé ou sucré, mêlant patate douce, cannelle et noix de Pécan, et que j'ai passé les détails, pour une version hyper simplifiée (et hyper allégée) de ce classique de Thanksgiving. J'ai commencé par zapper le sucre dans la purée, totalement superflu à mon goût en raison de la saveur déjà bien sucrée des patates douces et de la courge, saveur encore exacerbée par la cuisson au four qui caramélise les sucs et l'ajout de cannelle. Et puis j'ai remplacé le crumble par des noix de Pécan simplement roulées dans un peu de sucre et de cannelle.
Cuillère et saladier : Purée patate douce-courge noix de pécan (sweet potato casserole revisitée)
Pour 2 personnes :
  • 350 g de patate douce orange (1 patate douce de taille moyenne)
  • 350 g de courge au choix
  • 8 cl de crème végétale
  • 2 c. à c. de cannelle en poudre
  • 1 pincée de sel
  • 50 g de noix de Pécan
  • 1 c. à c. de sucre complet
Cuillère et saladier : Purée patate douce-courge noix de pécan (sweet potato casserole revisitée)
Couper la patate douce en deux et la courge en grosses rondelles. Les disposer sur la plaque du four et faire cuire au four à 200°C. jusqu'à ce que les légumes soient tendres. Il faut compter environ 30 minutes.
Prélever la chair de la patate douce et de la courge. La placer dans une assiette creuse et l'écraser à la fourchette. Verser la crème végétale, 1 c. à c. de cannelle et 1 pincée de sel et bien mélanger.
Répartir le mélange dans un plat à gratin.
Dans un petit bol, mélanger les noix de Pécan, le reste de la cannelle et le sucre. Disposer les noix de Pécan sur la purée courge-patate douce.
Enfourner le gratin au four à 180°C. pour 20 min et terminer par quelques minutes sous le grill pour que les noix de Pécan caramélisent un peu.

Variantes : On peut utiliser uniquement de la patate douce. Dans ce cas, la saveur sera davantage sucrée. A défaut de patate douce, on peut aussi prendre du potimarron, dont la chair bien ferme et la saveur bien sucrée sont idéales pour remplacer la patate douce. La purée de potimarron ayant tout de même tendance à être un peu plus compacte, il faudra peut-être être un peu plus généreux sur la crème végétale.

Cuillère et saladier : Purée patate douce-courge noix de pécan (sweet potato casserole revisitée)
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vendredi 23 novembre 2018

Cake panais-cardamome-café

Cuillère et saladier : cake panais-cardamone (vegan)
Même si l'on en voit pas forcément le reflet sur ici (mais ça va venir, c'est le temps de faire mes petites expérimentations), cela fait quelques temps que je m'intéresse pas mal aux desserts à base de légumes ou en tout cas leur faisant la part belle. Il faut dire que de manière générale, j'aime les associations insolites, et que je ne suis pas une grande fan de sucre, et les desserts aux légumes sont donc un superbe terrain d'exploration pour moi.
Dans l'un des bouquins sur les desserts aux légumes que je possède, j'avais relevé un cake panais-café, et l'idée d'associer le panais à la cardamome me trottait aussi dans la tête. Et puis, parce que lors de mon récent voyage à Berlin, j'ai (re)découvert le café à la cardamome je me suis dit : pourquoi ne pas fusionner les deux, et tenter un cake panais-cardamome-café !
Cuillère et saladier : Cake panais-cardamone (vegan)
Bon, ça c'était l'idée de base. Mais comme vous pourrez le constater dans la recette si vous êtes attentif, je n'ai pas véritablement utilisé de café, tout simplement parce que je n'en ai pas chez moi. Ce n'est pas que je n'aime pas ça, mais en boire au bureau et à l'extérieur me suffit amplement, et ma consommation n'est pas telle que je trouve que ça vaille le coup d'acheter un paquet de café, dont la saveur s’éventerait avant que j'ai pu le finir. En lieu et place du café, j'ai donc utilisé de l'aromalt, un succédané de café soluble composé de céréales torréfiées (seigle, malt, orge et chicorée) dont le goût est je trouve très proche de celui du café (en moins intense et moins complexe cependant). Vous me direz (et à raison), que du coup mon titre est un peu trompeur et que j'aurais dû parler de "cake panais-cardamone-succédané de café", mais c'est nettement moins sexy non? (et puis je suis sûre que ça marche très bien aussi avec du vrai café).
Au final je trouve que les saveurs se marient très bien ensemble. Le goût du panais reste ici assez subtil. Le légume apporte simplement une douceur qui permet de réduire la dose de sucre ajouté et participe à la texture du cake. Ce dernier est à la fois moelleux et consistant, tout comme je les aime !
Cuillère et saladier : Cake panais-cardamone (vegan)
Pour 1 cake :
  • 220 g de panais (2 de taille moyenne)
  • 260 g de farine
  • 65 g de sucre 
  • 1 c. à c. de cardamome en poudre
  • 2-3 c. à s. de substitut de café soluble (ou de café soluble)
  • 1 petite c. à c. de bicarbonate de soude
  • 75 ml d'huile végétale neutre
  • 35 g de purée d'amande blanche
  • 200 ml de lait végétal*
  • 1 c. à s. de vinaigre de cidre ou de jus de citron
* Pour une version à base de café liquide, remplacer le lait végétal par autant de café liquide, et ajouter 1 c. à c. supplémentaire de purée d'amande. 
Cake panais-cardamone (vegan)
Préchauffer le four à 180°C. 
Râper les panais.
Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, la cardamone, le café soluble et le bicarbonate de soude. Ajouter les panais râpés et bien mélanger.
Dans un autre récipient, fouetter ensemble l'huile, la purée d'amande et le lait végétal.
Verser les liquides dans le mélange sec et mélanger rapidement. Verser enfin le vinaigre (ou le jus de citron) et mélanger une dernière fois.
Verser dans un moule à cake huilé et faire cuire 40 à 50 minutes. Au besoin, couvrir pendant la cuisson pour éviter que le dessus ne brûle. Vérifier la cuisson de la pointe du couteau : elle doit ressortir sèche.
Laisser refroidir avant de démouler et attendre que le cake soit complètement froid avant de le trancher.

Variante : Remplacer la cardamome par des épices chaï. Dans ce cas, omettre le café et pour une saveur plus renforcée, remplacer le lait végétal par du thé chaï bien infusé et 1 c. à c. supplémentaire de purée d'amande.
Cuillère et saladier : Cake panais-cardamone (vegan)
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samedi 17 novembre 2018

Pizza fenouil-poire-noisette

Cuillère et saladier : Pizza fenouil-poire-noisette
Je ne sais pas s'il en est de même pour vous, mais il est de ces ingrédients que, bien que je les apprécie, je n'ai pas le réflexe d'acheter et de cuisiner. Le fenouil en fait partie, sans que je ne puisse véritablement m'en expliquer pourquoi. Sans doute en partie parce que ce légume ne faisait pas partie du répertoire culinaire lorsque j'étais enfant, ma mère ne l'appréciant pas du tout, mais cela n'explique pas tout. En effet, il y a plein d'ingrédients qui sont aujourd'hui des incontournables de mon alimentation qui n'étaient pas au menu chez mes parents (les flocons d'avoine, le tahin, la purée d'amande et toutes les purée d'oléagineux, la noix de coco ou la sauce soja pour ne citer que les premiers qui me viennent à l'esprit). Alors pourquoi mon cerveau fait-il de la résistance avec le fenouil ? Mystère. Pourtant, moi, je l'apprécie cette fraicheur et ce petit goût anisé...mais que voulez-vous, les atavismes sont les plus forts, et bien souvent, lorsque j'en vois sur les étals, je passe mon chemin. Et les rares fois où je me décide à en mettre dans mon panier, il se languit ensuite dans mon bac à légumes, faute d'idées pour accommoder. D'ailleurs, il en va un peu de même avec la poire, mais là plus pour des raisons de goût. Si j'aime bien sa saveur douce, je la trouve parfois un peu TROP douce, et j'ai un peu de mal avec sa texture trop facilement mollassonne.
Alors je ne sais pas trop d'où a jailli cette idée de pizza un peu hétérodoxe, mais toujours est-il, que cette fois-ci, je n'ai pas hésité lorsque j'ai vu les bulbes rebondis sur l'étal du maraicher. Pour rehausser un peu le côté suave du fenouil, quelques lamelles de poires, qui commencent doucement à s'imposer au rayon fruits et légumes. Les noisettes viennent apporter un peu de croquant, leur saveur délicatement torréfiée venant joliment relever les saveurs douces du fenouil et de la poire.
Cuillère et saladier : Pizza fenouil-poire-noisette
Pour 1 pizza (4 personnes) :
Pour la pâte :
  • 250 g de farine complète (blé ou épeautre)
  • 1 c. à c. de levure de boulanger sèche
  • 1 c. à c. de sel
  • 8 à 12 cl d'eau tiède
Pour la garniture :
  • 1 bulbe de fenouil
  • 200 g de crème épaisse de soja lactofermentée*
  • 1 belle poire
  • 1 belle poignée de noisette
  • sel, poivre
* A défaut de crème de soja lactofermentée, vous pouvez utiliser du yaourt de soja bien égoutté, ou un mélange de crème de soja liquide et de yaourt de soja.
Cuillère et saladier : Pizza fenouil-poire-noisette
Préparer la pâte à pizza : Dans un saladier, mélanger la farine et le sel. Ajouter la levure, puis l'eau petit à petit en pétrissant jusqu'à obtenir une boule de pâte. Transférer la pâte sur le plan de travail fariné et pétrir quelques minutes, jusqu'à ce que la pâte deviennent bien lisse et élastique. Former une boule, replacer dans le saladier, couvrir d'un linge humide et laisser lever au moins 1h dans un endroit tiède, le temps que la pâte double de volume.
Préparer la garniture : Couper le fenouil en fines tranches et les faire précuire quelques minutes à la vapeur (si vous aimez les légumes très croquants, vous pouvez passer cette étape).
Couper la poire en quartiers, puis en lamelles.
Fouetter la crème de soja avec un peu de sel et de poivre pour l'assaisonner.
Concasser les noisettes.
Préchauffer le four à 200°C.
Monter la pizza : Reprendre la pâte, la poser sur le plan de travail fariné et la pétrir quelques instants. L'étaler ensuite sur une feuille antiadhésive et la transférer sur une plaque de cuisson. Etaler la crème de soja assaisonnée sur la pâte, puis répartir les tranches de fenouil, les lamelles de poire et les noisettes concassées.
Enfourner pour 30 minutes environ, jusqu'à ce que la pâte soit bien cuite.
Laisser reposer quelques minutes avant de déguster. 
Cuillère et saladier : Pizza fenouil-poire-noisette
Cette recette participe au Défi cuisine Fruits d'automne










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