jeudi 11 août 2022

Tarte à la tomate et à la rhubarbe

Tarte à la tomate et à la rhubarbe vegan
Il y a quelques temps, j'ai réussi à mettre la main sur un beau bouquet de rhubarbe (chose pas si facile dans mon Sud-ouest d'adoption). Et comme à l'époque je croulais aussi sous les tomates (chose beaucoup plus courante dans ledit Sud-ouest), j'ai eu l'idée d'associer les deux. En tapant sur mon moteur de recherche favori tomate + rhubarbe, histoire de voir si d'autres personnes y avaient pensé avant moi, je suis tombée sur des recettes de soupe tomate-rhubarbe. Ni une ni deux, j'ai testé... et j'ai beaucoup aimé. 
Alors quand j'ai voulu faire une tarte à la tomate (la première de la saison !), j'ai eu envie de tester à nouveau cette association. Et ça tombait bien, il me restait tout de même encore de la rhubarbe ! C'était donc parti pour la version 2022 de la tarte à la tomate... 
Une fois n'est pas coutume, j'ai utilisé une pâte brisée toute prête, mais n'hésitez pas à utiliser celle que vous préférez.
Tarte à la tomate et à la rhubarbe vegan
Pour 1 tarte (env. 6 personnes) : 
  • 1 pâte brisée de 250 g (voir note)
  • 1 bel oignon
  • 1,5 kg de tomates
  • 500 g de rhubarbe 
Tarte à la tomate et à la rhubarbe vegan
Préparer la compotée tomate-rhubarbe : Emincer l'oignon. 
Si vous le souhaitez (et que vous avez le courage !), éplucher les tomates, soit en tirant directement la peau si les tomates sont très mûres, soit en les plongeant quelques minutes dans l'eau bouillante puis dans l'eau froide. Détailler ensuite les tomates en morceaux. 
Eplucher la rhubarbe et la couper en petits tronçons. 
Faire chauffer un peu d'huile d'olive dans une poêle. Y faire revenir l'oignon émincé. Lorsqu'il est translucide ajouter les tomates en morceaux et la rhubarbe. Saler. 
Laisser mijoter jusqu'à ce que les légumes soient bien fondants et que le liquide ait réduit. Si les tomates rendent beaucoup d'eau et que le liquide n'est pas totalement évaporé après 30-40 minutes de cuisson, retirer les légumes avec un écumoire pour retirer le jus. 
Etaler la pâte en cercle sur le plan de travail fariné et la transférer sur une plaque de cuisson recouverte d'une feuille anti-adhésive. Répartir la garniture bien égouttée, en laissant environ 1,5 cm de bords libres. 
Rabattre la pâte sur les bords de la garniture et enfourner pour une trentaine de minutes. 
Déguster chaud, tiède ou froid. 

Note : Pour la pâte brisée, ma recette de base est : 200 g de farine (complète ou semi-complète) + 1 belle pincée de sel + 4 c. à s. d'huile d'olive.
Tarte à la tomate et à la rhubarbe vegan


jeudi 28 juillet 2022

Biscuits salés anti-gaspi au pain dur

Je ne sais pas si c'est la chaleur qui me tape sur le système et ramolli mon cerveau, si c'est la lassitude pré-vacances ou l'angoisse éco-anxieuse (ça se dit ça ?) qui m'assaille ces dernières semaines, mais toujours est-il que je ne suis pas très inspirée pour la présentation de cette recette... Alors désolée, cette fois-ci, pas de petite histoire (plus ou moins) rigolote, d'envolées lyriques ou de considérations (plus ou moins) philosophiques...
Ces sablés au pain dur ne sont ni plus ni moins qu'une adaptation en version salée des biscuits au pain et pépites de chocolat d'Un peu plus green, découverts sur Instagram. Lorsque j'ai vu sa recette, en bonne aficionado de l'anti-gaspi que je suis, je me suis empressée de la tester (il faut savoir que j'ai toujours en stock chez moi un sac de pain dur, pour la chapelure, les puddings... et surtout "parce qu'il ne faut pas jeter" !). Et j'ai beaucoup apprécié ! Mais comme je suis plus grignotage salé que sucré, j'ai eu envie d'essayer une version salée. J'avoue que je ne me suis pas creusée la tête, et que je suis partie sur un classique des biscuits salés : les tomates séchées et les olives.
La pâte peut aussi servir comme fond pour des tartelettes ou des tartes salées, en prenant soin de la faire cuire à blanc une dizaine de minutes
 
 Pour 1 plaque : 
  • 120 g de pain dur
  • 40 g de son d'avoine (ou de flocons d'avoine moulus)
  • 40 g d'huile d'olive fruitée (ou d'huile des tomates)
  • 1 petite c. à s. de moutarde
  • 75 ml d'eau ou de lait végétal
  • 1 branche de romarin
  • 5-6 pétales de tomates confites à l'huile 
  • une dizaine d'olives noires
Mixer le pain dur en chapelure fine. 
Placer la chapelure et le son d'avoine dans un saladier. Ajouter le romarin effeuillé. 
Couper les pétales de tomates en petits morceaux. Dénoyauter les olives, les couper en petits morceaux. Ajouter les morceaux de tomates et d'olives dans le saladier. 
Dans un autre récipient, mélanger la moutarde, l'huile d'olive et le liquide restant (eau ou lait végétal). Verser dans les ingrédients secs et mélanger pour former une pâte. Si le mélange est trop friable, ajouter un peu d'eau. 
Placer la pâte entre deux feuilles anti-adhésive et étaler la pâte sur une épaisseur d'environ 0,5 cm. Transférer délicatement sur la plaque de cuisson (la pâte est assez friable). 
Enfourner à 180°C pour une vingtaine de minutes. 
Laisser refroidir la plaque avant de la briser en morceaux et stocker dans une boite hermétique.

Note : Cette recette peut aussi être utilisée pour servir comme fond de tarte pour une tarte salée. Dans ce cas, la faire précuire légèrement à blanc avant d'ajouter la garniture.

jeudi 21 juillet 2022

Boules d'énergie aux pois chiche, cacahuète, orange confite et chocolat

 Boules d'énergie aux pois chiche, cacahuète, orange confite et chocolat
C'est en regardant d'un air torve mon bocal de pois chiche que m'est venue cette idée d'en faire des boules d'énergie. Au début, j'étais plus partie sur une saveur type "cookie dought", mais finalement, une chose en entraînant une autre, et toujours dans mon élan "je vide mes placards/mon congel/mes réserves", j'en suis venue à cette association cacahuète-orange confite-chocolat. Il faut savoir que je fais tous les ans à Noël mes écorces d'orange confites, notamment pour les orangettes qui viendront garnir les ballotins de chocolats maison que j'offre à mes proches. Et tous les ans, je mets une partie de ma production au congélateur pour une utilisation éventuelle plus tard dans l'année... sauf que bien souvent, cette utilisation éventuelle ne vient jamais, et que je me retrouve avec ces écorces d'oranges qui traînent de longs mois dans mon congélateur (il n'est pas rare que je découvre en décembre au moment de faire la fournée annuelle que j'ai encore du stock de l'année précédente...).
Boules d'énergie aux pois chiche, cacahuète, orange confite et chocolat vegan
Le problème de la plupart des recettes d'energy ball (in english, parce que ça fait plus hype), c'est qu'on a beau vous les présenter comme "healthy", voir, comble de l'hypocrisie "sans sucres", c'est qu'elles sont très souvent à base de dattes. Et j'avoue que ça me chiffonne un peu... Déjà parce que les dattes, c'est pas très local (la cacahuète et le chocolat non plus me direz-vous, mais on est pas à une contradiction près !) mais surtout, que du coup, ces boules d'énergie sont surtout des boules de sucre... Et que ça, ma glycémie aime pas trop ! Alors qu'en utilisant des pois chiche pour donner de la consistance d'1 ces boules d'énergie gagnent en protéines végétales, de 2, leur index glycémique est grandement abaissé. 
Bref, vous l'aurez compris, l'idée c'est de "remplacer" une partie de l'habituel apport en fruits séchés par des légumineuses. Après, sur cette base, libre à vous de varier les saveurs. Comme personnellement, j'aime bien les contrastes de textures, j'ai choisi d'ajouter, en plus des morceaux d'orange confite, des éclats de cacahuète pour le coté croquant et des pépites de chocolat, parce que faut pas déconner tout de même, le mélange cacahuète-chocolat, c'est une tuerie ! (et si en plus on rajoute de l'orange confite....). 
On peut aussi utiliser des haricots blancs à la place des pois chiche : leur saveur toute douce se marie aussi très bien avec l'orange confite. En revanche, évitez les haricots rouges, un peu trop puissants à mon humble avis. Ou alors changez complètement la recette et mariez-les à du cacao (comme dans les pâtes à tartiner Funky veggie).
Cuillère et saladier : Boules d'énergie aux pois chiche, cacahuète, orange confite et chocolat vegan
Pour une dizaine de boules :
  • 130 g de pois chiche cuits
  • 50 g de purée de cacahuète
  • 40 g de raisins secs
  • 30 g d'écorces d'orange confites
  • 20 g de cacahuètes grillées
  • 30-50 g de pépites de chocolat
  • poudre d'écorce d'orange (facultatif)*

* Je prépare moi-même ma poudre d'orange, en prélevant les écorces d'orange à l'économe en saison, puis en les faisant sécher avant de les mixer.

Cuillère et saladier : Boules d'énergie aux pois chiche, cacahuète, orange confite et chocolat vegan
Réhydrater les raisins secs dans un peu d'eau tiède pendant au moins une trentaine de minutes.  
Couper les écorces d'orange confites en tout petits morceaux. 
Hacher les cacahuètes au couteau. 
Placer les pois chiche, la purée de cacahuète et les raisins secs égouttés dans le bol du mixer et mixer jusqu'à obtenir une pâte homogène (si vous peinez, voir variante).
Transvaser la préparation dans un saladier, ajouter les morceaux d'écorces d'orange, les éclats de cacahuète et les pépites de chocolat. Bien mélanger pour les incorporer de façon homogène. Vous devez obtenir une pâte bien compacte. 
Prélever des petites boules à l'aide d'une petite cuillère et les rouler entre vos paumes pour former des boules. 
Si vous le souhaitez, rouler les boules dans la poudre d'écorce d'orange. 
 
Ces boules se conservent quelques jours au réfrigérateur, rangés dans une boite hermétique. 
 
Option sans super-mixer : Si votre mixer peine un peu, vous pouvez ajouter 1 ou 2 c. à s. de l'eau de trempage des raisins secs avec les pois chiche, la purée de cacahuète et les raisins secs pour faciliter le mixage. Vous obtiendrez une purée un peu plus liquide. Pour compenser cela, ajouter ensuite un peu de de farine de cacahuète ou de cacahuètes finement mixées, voir de flocons d'avoine réduits en poudre (env. 1 c. à s.) pour raffermir la pâte. 
 
Variantes :  A la place des pois chiche, on peut utiliser des haricots blancs, dont la saveur assez douce se marie aussi très bien avec l'orange confite. Vous pouvez aussi remplacer les raisins secs par des abricots secs, ou même, à défaut, par du sucre complet.
Cuillère et saladier : Boules d'énergie aux pois chiche, cacahuète, orange confite et chocolat vegan

jeudi 14 juillet 2022

Pizza à la crème de courgette

Cuillère et saladier : Pizza à la crème de courgette (vegan)
Je précise que cette recette a été élaborée AVANT la vague de chaleur que nous traversons actuellement... et que je vous conseille vivement d'attendre que les températures redescendent un peu avant de la tenter chez vous (à moins que vous ne soyez l'heureux.se possesseur.rice d'une cuisine extérieure...). Car oui, cette recette nécessite l'allumage du four (et à plutôt haute température). Et contrairement à la recette précédente, cette fois-ci, je n'ai pas de solution alternative... la pizza à la vapeur, j'ai encore jamais essayé, mais mon petit doigt me dit que le résultat risque de ne pas être des plus fameux. 
Pour en revenir à la recette, je ne sais plus trop comment l'idée de cette pizza à la crème de courgette m'est venue, mais je dois dire que je suis assez contente du résultat. Et puis c'est une bonne façon 1) d'écouler ses surplus de courgettes de façon un peu différente 2) de faire ingérer des légumes aux récalcitrant.e.s... non que je ne sois (pour l'instant en tout cas) vraiment concerné ni par l'un ni par l'autre. L'autre avantage de cette pizza, c'est aussi qu'elle peut être préparée à l'avance et être dégustée aussi bien tiède que froide, se découper en petites parts pour l'apéro ou se transporter facilement pour des repas nomades.
Pizza à la crème de courgette (vegan)
Pour 4 personnes : 
Pour la pâte : 
  • 160 g de farine de blé
  • 40 g de farine de pois chiche
  • 1 c. à c de sel
  • 1 c. à c. de levure de boulanger
  • 2 belles c. à s. d'herbes de Provence
  • 2 c. à s. d'huile d'olive
  • 10 à 15 cl d'eau tiède
Pour la garniture : 
  • 3 courgettes de taille moyenne
  • 150 g de yaourt de soja à la grecque*
  • 1/2 citron confit au sel (facultatif - dans ce cas, ajouter un peu plus de sel)
  • 2-3 branches de basilic frais
  • 1 pincée de sel
  • Une dizaine de petites tomates 
*A défaut de yaourt de soja à la grecque, vous pouvez faire égoutter du yaourt de soja "classique" quelques heures à travers un linge fin placé sur une passoire fine.

Cuillère et saladier : Pizza à la crème de courgette (vegan)
Préparer la pâte : Dans un saladier, mélanger la farine de blé, la farine de pois chiche, le sel et les herbes de Provence. Ajouter la levure de boulanger puis mouiller avec l'eau tiède. Pétrir jusqu'à obtenir une pâte élastique. Verser l'huile d'olive et l'incorporer en pétrissant à nouveau. 
Former une boule, couvrir d'un linge humide et laisser reposer au moins 1h. 
Préparer la garniture : Détailler les courgettes en rondelles. Les faire cuire à la vapeur jusqu'à ce qu'elles soient tendres (env. 10 min). 
Placer les courgettes, le citron confit en petits morceaux et les feuilles de basilic dans le bol d'un mixer et mixer jusqu'à obtenir une texture homogène. Vérifier l'assaisonnement, et ajouter éventuellement un peu de sel (et/ou de basilic). Ajouter le yaourt de soja et mixer à nouveau. 
Préchauffer le four à 200°C. 
Monter la pizza : Reprendre la pâte et l'étaler sur le plan de travail fariné voir directement sur une feuille anti-adhésive. La déposer sur une plaque de cuisson. 
Répartir dessus la crème de courgette en couche assez épaisse. 
Couper les tomates cerise en deux et les déposer sur la crème de courgette. 
Enfourner et faire cuire une trentaine de minutes. 
Laisser tiédir légèrement, décorer d'un peu de basilic frais et servir. 
Cuillère et saladier : Pizza à la crème de courgette (vegan)

Variante : Pour aller plus vite, on peut bien sûr aussi utiliser une pâte à pizza du commerce, éventuellement légèrement retravaillée pour y incorporer des herbes de Provence. 
A défaut de tomates fraiches, on peut aussi utiliser des tomates confites bien égouttées, ou faire un mélange entre tomates fraiches et tomates confites.

jeudi 7 juillet 2022

Cake aux courgettes, algues et citron confit

Depuis quelques semaines, je suis à fond dans les cakes salés : j'en cuisine au moins un par semaine, tant pour mes petits déjeuners que pour avoir un truc pratique pour compléter des repas "de la flemme" (type salade ou soupe). Aussi, lorsque j'ai vu la recette de cake aux algues de Mélanie j'ai aussitôt sauté dessus. Déjà parce que les algues et moi, c'est une grande passion, et puis aussi parce que j'étais bien intriguée par cette association avec la farine de sarrasin. Pour ma part, ce n'est pas vraiment une farine que je pratique beaucoup (à part pour les galettes !), et en particulier dans les cakes salés. De mon côté, j'ai plutôt l'habitude d'enrichir mes cakes avec de la farine de pois chiche, de lentilles ou encore de lupin (tant pour augmenter leur teneur en protéines que pour faire baisser l'index glycémique). 
Comme me trottais déjà depuis un moment dans la tête l'idée d'un cake associant courgettes et citron confit, la recette de Mélanie a tout de suite trouvé un écho, et c'est tout naturellement que j'ai fusionné ces deux inspirations. J'avoue avoir été assez conquise par l'association de saveurs, le petit goût iodé des algues répondant parfaitement à l'acidulé du citron confit. Les petits dés de courgettes apportent à la fois du moelleux et de l'humidité à ce cake qui pourrait sinon vite devenir un peu "mastoc". 
Les températures étant redescendues à des niveaux acceptables, pour la version photographiée, j'ai opté pour une cuisson au four traditionnel. Mais si vous ne voulez pas allumer votre four, la recette marche aussi tout à fait avec une cuisson à la vapeur.
Pour 1 cake :
  • 450 g de courgettes
  • 30 g d'algues sèches en paillette (type mélange du pêcheur)
  • 1 citron confit
  • 300 g de farine de blé
  • 125 g de farine sarrasin
  • 1/2 c. à c. de bicarbonate de soude
  • 250 g de yaourt de soja
  • 250 ml d'eau (ou de lait végétal)
  • 7 cl d'huile d'olive
  • 1 c. à s. de vinaigre de cidre
  • 1 c. à c. de sel (ici, sel aux algues)
  • env. 1 c. à s. de graines de courge
  • env. 1 c. à s. de graines de chanvre (facultatif)
Couper les courgettes en petits dés. 
Faire chauffer un peu d'huile dans une poêle. Y faire revenir les courgettes une dizaine de minutes en remuant. Elles doivent rester encore un peu fermes. 
Ajouter les algues, remuer et couper le feu.
Couper le citron confit en petits dés. Réserver. 
Préchauffer le four à 200°C.
Dans un saladier, mélanger la farine de blé, la farine de sarrasin, le bicarbonate et le sel. Ajouter les dés de citron confit et bien mélanger. Incorporer alors la poêlée de courgette et mélanger à nouveau.
Dans un autre récipient, délayer le yaourt dans l'eau (ou le lait végétal). Ajouter l'huile et le vinaigre et bien mélanger. 
Verser les liquides dans le premier saladier et mélanger rapidement.
Verser dans un moule à cake graissé ou tapissé de papier sulfurisé. Tapoter sur le plan de travail pour égaliser la surface. Répartir dessus les graines de courge et celles de chanvre. 
Enfourner pour 30-40 minutes. Vérifier la cuisson en enfonçant une pique ou la lame d'un couteau dans le cake : elle doit ressortir sèche. 
Laisser refroidir quelques minutes avant de démouler et finir de faire refroidir sur une grille. 
Conserver au frais, emballé dans un torchon, du papier ciré ou une boite pour éviter qu'il ne sèche. 

Variante : Si vous trouvez qu'il fait trop chaud pour allumer votre four, vous pouvez opter pour une cuisson vapeur. Le cake n'en sera que plus moelleux encore...

 

jeudi 30 juin 2022

Borani aux épinards (borani esfenaj)

Borani aux épinards (borani esfenaj)
J'ai découvert cette recette iranienne un peu par hasard, un jour que je cherchais sur le web quoi faire d'un petit reste d'épinards frais avant qu'ils ne se gâtent. J'ai tout de suite été conquise, et j'ai essayé de l'adapter à ma sauce. J'avoue très mal connaitre la gastronomie de cette région du monde, mais cela m'a donné envie de creuser un peu plus... J'avais déjà pu par le passé tester l'association épinards-noix, je partais donc assez confiante, et je n'ai pas été déçue ! Cette sorte de tartinade peut être servie à l'apéritif, avec du pain à tremper directement dedans (normalement du pain pita, mais tout autre pain légèrement grillé fera l'affaire !) ou en accompagnement de divers plats, notamment des légumes grillés.
La recette traditionnelle se fait avec du yaourt à la grecque, du coup, pour le remplacer, j'ai opté pour un mélange de yaourt de soja et de crème de soja lactofermentée. Cette dernière apporte de l'épaisseur et de l'onctuosité, ainsi qu'un peu d'acidité, qui se rapproche du yaourt à la grecque. Mais bon, soyons honnête, c'est aussi parce que j'en avais un pot dans mon frigo, sinon je pense que j'aurai utilisé uniquement du yaourt de soja égoutté. Vous pouvez aussi opter pour du yaourt de soja à la grecque, on en trouve maintenant dans la plupart des magasins bio.
Les proportions épinards-yaourt varient selon les recettes, parfois du simple au double. Je suppose que c'est un peu comme toutes ces recettes emblématiques : chaque famille a sa propre interprétation ! J'ai donc fait comme je le sentais, et je vous invite à en faire autant... 
Borani aux épinards (borani esfenaj) (vegan)
Pour 1 bol : 
  • 500 g d'épinards frais
  • 50 g de cerneaux de noix
  • 1 gros oignon
  • 100 g de yaourt de soja égoutté
  • 50-70 g de crème de soja lactofermentée 
  • sel
  • poivre
Borani aux épinards (borani esfenaj) (vegan)
Torréfier les noix quelques minutes à sec dans une poêle. Les hacher grossièrement et réserver.
Emincer l'oignon et le faire revenir avec un peu d'huile dans une poêle jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés, voir légèrement caramélisés et réserver.
Laver soigneusement les épinards et bien les égoutter. 
Faire tomber les épinards dans la même poêle. S'ils rendent beaucoup d'eau, les égoutter. Laisser tiédir. 
Placer le yaourt et la crème de soja dans un bol. L'assaisonner de sel et de poivre. Ajouter les épinards, les oignons et les noix. Bien mélanger et rectifier l'assaisonnement au besoin. 
Réserver au frais et servir avec du pain. 
Borani aux épinards (borani esfenaj) (vegan)

jeudi 23 juin 2022

Fondant chocolat framboise

Cuillère et saladier : Fondant chocolat vegan sans sucre ajouté
Ces dernières semaines, je suis prise par une frénésie de déstockage. J'ai envie de faire le ménage dans mes placards/frigo/congélo et d'écouler tout ce qui y traine depuis des siècles (et vu la quantité de trucs et de machin accumulés, c'est une entreprise de longue haleine...). Je souffre un peu (beaucoup) du syndrome de "je garde pour au cas où"... J'essaye de me soigner, mais c'est difficile... Alors j'ai décidé de commencer par le plus simple : mon (mini)-congélateur (et puis en plus, j'arrivais à un point où non seulement je devais jouer à Tretris à chaque fois que voulais y caser un nouveau truc, mais où en plus, je devais faire attention à chaque fois que je l'ouvrais à que rien ne dégringole...). 
Cuillère et saladier : Fondant chocolat vegan sans sucre ajouté 
Si certain.e.s détestent l'association du chocolat et des fruits, pour ma part, au contraire, je l'apprécie beaucoup, et il n'est d'ailleurs pas rare que j'accompagne mes douceurs chocolatés d'un peu de salade de fruits, de quartiers de mandarine... ou d'une poignée de fruits rouges. Ces derniers apportent je trouve une petite touche de fraîcheur, un peu de juteux et une pointe d'acidulé (voir d'acidité) qui "allège" le côté parfois bien dense du chocolat. Encore une fois, la version que je vous livre ici est très peu sucrée, ce qui à mon sens permet de faire ressortir toute l'intensité du chocolat. N'hésitez donc pas à ajouter un peu de sucre de canne ou complet, surtout si vos framboises sont un peu acides. Vous pouvez aussi utiliser un chocolat un peu moins dosé en cacao, ou faire moitié moitié entre un chocolat dessert "classique" (à 50-60% de cacao) et un chocolat plus corsé.
 Cuillère et saladier : Fondant chocolat vegan sans sucre ajouté
Pour 1 fondant : 
  • 150 g de chocolat à 70 %
  • 200 g de purée de poire (ou de pomme)*
  • 50 ml d'huile neutre 
  • 80 g de poudre d'amande
  • 60 g de farine
  • 1 c. à s. de fécule
  • 30 - 50 g de sucre (facultatif) 
  • 1 pincée de sel
  • 150 g de framboises surgelées
Fondant chocolat vegan sans sucre ajouté
Préchauffer le four à 180°C.
Faire fondre le chocolat au bain-marie. Lorsqu'il est fondu, le mélanger avec la purée de fruits et l'huile. 
Dans un saladier, mélanger la poudre d'amande, la farine, le sel, le sucre (si vous ne mettez) et la fécule. 
Verser dessus le mélange au chocolat et bien mélanger.
Ajouter les framboises en réservant quelques unes pour la décoration. Mélanger rapidement puis répartir la pâte dans le moule. 
Tapoter le moule sur le plan de travail pour égaliser la surface. Décorer en enfonçant légèrement les framboises réservées. 
Faire cuire 20 minutes. 
Sortir le gâteau du four, le laisser refroidir un peu avant de déguster. 
Ce gâteau peut se consommer tiède ou froid... 
Cuillère et saladier : Fondant chocolat vegan sans sucre ajouté

jeudi 16 juin 2022

Taboulé aux fraises, pistaches et fleur d'oranger

Cuillère et saladier : Taboulé aux fraises, pistaches et fleur d'oranger
Pour une fois que je suis dans l'air du temps... Alors que la chaleur nous écrase toustes, je vous propose une recette bien fraîche et pour laquelle, tenez-vous bien, vous n'aurez même pas à allumer le four (ni même vos plaques de cuisson si vous avez une bouilloire !). Je ne suis habituellement pas fan du taboulé à la semoule "classique" (qui n'a d'ailleurs rien de vraiment classique en réalité car le VRAI taboulé est surtout à base d'herbes...) - sans doute des vieux restes de trauma de cuisine collective -, mais lorsque j'ai cette recette de taboulé de fraises et pistaches à la fleur d'oranger, ça m'a tout de suite parlé. (Oui, je suis abonnée à la newsletter de Elle à table. Contrairement au magazine féminin dont je ne cautionne pas du tout la ligne éditoriale, je trouve que les recettes de Elle à table sont souvent très inventives et sont une bonne source d'inspiration). 
 Cuillère et saladier : Taboulé aux fraises, pistaches et fleur d'oranger
Je vous entends déjà vous dire que je ne me suis pas trop foulée alors pour cette recette, et que je suis à la limite du plagiat culinaire... Peut-être... mais pas tout à fait quand même, puisqu'à l'origine c'est une version sucrée qui est proposée. Mais moi, ce taboulé, il me parlait beaucoup plus en version salée... alors ni une ni deux, j'ai mis mon petit tablier et j'ai tenté le coup. Utiliser de la fleur d'oranger en salé peut paraître déroutant, mais en réalité, cela fonctionne très bien. J'aime beaucoup ce "brouillage" des pistes (un peu comme dans la salade de carottes à la fleur d'oranger) : on ne sait plus trop si on mange un plat sucré ou salé, mais ce qui est certain, c'est qu'on voyage !
 
Si la fleur d'oranger peut sembler un peu trop "douce", la fraise apporte la petite touche de fraîcheur qui va bien. Bon, du coup, elle apporte aussi un peu de "fragilité" à la recette : mieux vaut choisir des fraises d'une variété plutôt ferme, et ne pas faire attendre trop longtemps la salade, car ces dernières risquent de perdre un peu leur croquant. Ceci étant dit, le taboulé restera tout de même délicieux, il y aura juste un peu moins de contrastes de textures.
Cuillère et saladier : Taboulé aux fraises, pistaches et fleur d'oranger
Pour 1 personne : 
  • 60-80 g de semoule
  • env. 80 g de fraises (variété plutôt ferme si possible)
  • 1 poignée de pistaches
  • 1 grosse c. à c. d'huile d'olive
  • 1 grosse c. à c. de jus de citron
  • 1 pincée de sel
  • 1 belle c. à c. d'extrait d'eau de fleur d'oranger
  • 1 c. à s. de menthe séchée (ou 1 branche de menthe fraîche)
Cuillère et saladier : Taboulé aux fraises, pistaches et fleur d'oranger
Placer la semoule dans un saladier, et le recouvrir du même volume d'eau bouillante légèrement salée. Verser l'eau sur la semoule et mélanger. Couvrir le bol, laisser reposer quelques minutes puis égrainer à la fourchette. Réserver.
Rincer les fraises, les couper en petits dés. 
Mélanger la semoule, les fraises, les pistaches et la menthe en petits morceaux. Assaisonner avec l'huile d'olive, le jus de citron et l'eau de fleur d'oranger. 
Laisser reposer une quinzaine de minutes avant de servir. 

Variantes : Pour une version sans gluten, on peut remplacer la semoule par du millet (cuit une quinzaine de minutes puis refroidi), ou encore du quinoa.
Taboulé aux fraises, pistaches et fleur d'oranger

jeudi 9 juin 2022

Muffins moelleux framboise tonka à la vapeur

Muffins moelleux framboise tonka à la vapeur
Le problème des gâteaux cuits à la vapeur, c'est qu'ils ont beau être super moelleux et délicieux, ils sont tout de même beaucoup moins photogéniques que leurs homologues cuits au four... Pas de croûte qui accroche la lumière, pas de petite caramélisation qui fait des contrastes de couleur... bref, le cauchemar du/de la photographe culinaire... Heureusement qu'ici il y avait les framboises pour mettre un peu de relief dans tout ça ! Je dois vous avouer que j'ai tout de même bien galéré (d'autant que ce jour-là, la luminosité n'était pas super super...), et que je ne suis pas tout à fait satisfaite du résultat... En ce moment, j'essaye de tenter un peu de nouvelles choses en photographie culinaire, avec plus ou moins de succès ! Mais ces muffins m'ont tellement plu que cela aurai été dommage de ne pas partager la recette avec vous...
Cuillère et saladier : Muffins moelleux framboise tonka à la vapeur vegan
Il faut dire que ces muffins concentrent tout ce que j'aime : la douceur de l'amande, la fraicheur acidulée de la framboise, la suavité de la fève tonka... Sans compter la texture totalement addictive... En effet, du fait de la cuisson vapeur, ces muffins restent très moelleux, à la limite du fondant. Du coup, ils accrochent aussi pas mal aux moules s'ils ne sont pas anti-adhésifs. Dans ce cas, une fois n'est pas coutume, je vous conseille de chemiser vos moules de caissettes ou de papier sulfurisé. 
Cuillère et saladier : Muffins moelleux framboise tonka à la vapeur vegan
Pour 5-6 muffins : 
  • 120 g de farine
  • 70 g de poudre d'amande
  • 1 c. à c. de levure chimique
  • 1 pincée de sel 
  • 1 c. à s. de fécule
  • 20-40 g de sucre de canne
  • 50 g de banane ou de purée de pommes
  • 40 g d'huile neutre
  • 120 ml de lait végétal (ou d'eau)
  • 1 fève tonka
  • 100 g de framboises surgelées*
*Si vous voulez utiliser les framboises fraîches, les placer au congélateur le temps de préparer la recette, afin qu'elles se congèlent un peu. 
Cuillère et saladier : Muffins moelleux framboise tonka à la vapeur vegan
Remplir un cuit-vapeur au tiers, couvrir et porter l'eau à ébullition. 
Dans un saladier, mélanger la farine, la poudre d'amande, le sucre, la fécule, la levure chimique et le sel. Râper finement la fève tonka. Mélanger le tout.
Mixer finement la banane (ou la purée de pommes). Mélanger avec l'huile et le lait végétal. Verser dans les ingrédients secs et mélanger rapidement. 
Ajouter les framboises surgelées, les incorporer sans trop mélanger. 
Répartir la préparation dans des moules à muffins, idéalement en silicone ou tapissés de papier sulfurisé.
Poser les muffins dans le panier vapeur, mettre le couvercle et cuire vingt minutes. 
 
Conservation : Si vous ne les mangez pas le jour même, pour préserver leur moelleux, mieux vaut conserver les muffins au frais, dans une boite hermétique. 
Cuillère et saladier : Muffins moelleux framboise tonka à la vapeur vegan

jeudi 2 juin 2022

Salade de semoule de chou fleur à la grenade, ras-el-hanout, amandes et fèves de cacao

Cuillère et saladier : Salade de semoule de chou fleur à la grenade, ras-el-hanout, amandes et fèves de cacao
Le chou-fleur, cela fait partie je trouve des légumes pas vraiment faciles à apprêter. Le plus souvent, ça se termine en chou-fleur à la marocaine, ou alors en vague curry... Il faut dire aussi, que le problème du chou-fleur, c'est que c'est GROS. Et que contrairement aux autres choux et aux courges, ça ne se vend pas en demi ou en quart... Je devrais peut-être lancer l'idée... créer une appli du genre "Partagetonchoufleur.com" ? Je suis sûre que je tiens un concept là. Je suis quand même pas la seule personne à trouver qu'un chou-fleur entier quand on est seul.e, c'est un peu trop ? 
Cuillère et saladier : Salade de semoule de chou fleur à la grenade, ras-el-hanout, amandes et fèves de cacao
Trêve de digressions, ayant craqué sur l'étal du marché, je me retrouvais donc avec un chou-fleur de taille plutôt conséquente à écouler. Et comme les températures commençaient à remonter sérieusement, je me suis dit que c'était l'occasion de tester le "taboulé" de chou-fleur. Rappelez-vous, c'était très la mode il y a quelques années (lorsque la blogosphère s'était passionnée pour la tendance "crue") d'utiliser le chou-fleur pour en faire de la "semoule" crue. C'est vrai que visuellement, c'est assez bluffant... Je me suis donc souvenue de ça devant mon chou-fleur, et comme je venais de lire un article sur le food-pairing, dans lequel l'association chou-fleur-cacao était cité en exemple, je me suis dit que j'allais y glisser des fèves de cacao. Puis une chose en entraînant une autre, j'ai ensuite rajouté de la grenade (pour coté frais et le croquant), des amandes grillées (pour le coté torréfié et croquant - oui, j'aime le croquant !) et du ras-el-hanout (parce que les épices c'est la vie, et que j'étais dans un mood "Moyen-orient"). Le tout étant plutôt pas mal, j'ai donc décidé de vous partager la recette... 
Très franchement, les fèves de cacao sont assez facultatives : si vous n'en avez pas dans votre cuisine, ne vous précipitez pas en acheter. Elles apportent certes un petit plus, une pointe d'amertume qui vient titiller les papilles, mais la salade est déjà délicieuse sans ! Et si vous voulez tout de même retrouver ce petit goût insolite, vous pouvez aussi utiliser du chocolat à fort pourcentage de cacao (100%, 85%, voir 70%) coupé en tout petits morceaux.
Cuillère et saladier : Salade de semoule de chou fleur à la grenade, ras-el-hanout, amandes et fèves de cacao
Pour 4 personnes : 
  • 1/2 chou-fleur
  • 1/2 grenade
  • 1 belle poignée d'amandes
  • 2 belles c. à s. de fèves de cacao* (facultatif)
  • 1/2 bouquet de coriandre
  • 2 c. à s. d'huile d'olive
  • jus d'1/2 citron
  • 1 c. à s. de sauce soja
  • 2 belles c. à c. de ras-el-hanout rouge
* On peut remplacer les fèves de cacao par des éclats de chocolat noir à fort pourcentage en cacao (100%, 85% voir 70%)
    Cuillère et saladier : Salade de semoule de chou fleur à la grenade, ras-el-hanout, amandes et fèves de cacao
    Torréfier les amandes quelques minutes à sec dans une poêle. Réserver. 
    Egrainer la grenade. 
    Râper le chou-fleur. 
    Dans un saladier, mélanger la "semoule" de chou-fleur, les graines de grenade, les fèves de cacao grossièrement concassées et la coriandre hachée. 
    Assaisonner avec la salade avec le ras-el-hanout, l'huile d'olive, le jus de citron et la sauce soja. Rectifier au besoin l'assaisonnement. 
    Réserver au frais jusqu'au moment de servir.
    Salade de semoule de chou fleur à la grenade, ras-el-hanout, amandes et fèves de cacao

    jeudi 26 mai 2022

    Soupe de courgette à l'oseille

    Cuillère et saladier : Soupe de courgette à l'oseille vegan
    ou peut-être soupe d'oseille à la courgette ? c'est selon... un peu comme cette histoire de verre à moitié vide ou à moitié plein... 
    Je sais que l'oseille fait partie de ces aliments très typé et un peu clivant, qu'on aime ou qu'on déteste. Personnellement, j'en raffole. Je me rappelle encore lorsque j'ai découvert cette herbe : je devais avoir une dizaine d'années, et c'est une voisine qui en avait planté une petite touffe dans le jardin de notre maison de famille, pour nous remercier de la laisser y venir promener son chien aveugle à l'abri des dangers de la route lorsque nous étions absents...  Aujourd'hui, la touffe est toujours là, et elle a même plus que doublé de volume, pour notre plus grand bonheur ! La première fois que j'ai gouté de l'oseille, c'était donc cuisinée par ma grand-mère dans une toute bête soupe à l'oseille. Et c'est un peu devenu le rituel des vacances : qui dit séjour dans le Jura, dit soupe à l'oseille. Habituellement je m'en tiens à la recette classique, avec des pommes de terre, mais cette fois-ci, j'ai voulu tenter le coup avec les premières courgettes. En effet, je ne suis pas une grande fan des soupes à base de pommes de terre, je trouve que ces dernières donnent vite un côté visqueux (en raison de l'amidon), aussi, je cherche souvent à les remplacer. L'idée ici, c'est qu'il faut tout de même un légume qui donne un minimum de texture, mais dont le goût ne viendra pas prendre le pas sur la saveur acidulée de l'oseille. J'avais déjà tenté l'association oseille-patate douce, pas mal du tout, mais cette fois-ci j'avais envie de quelque chose de plus "pur" (la saveur sucrée de la patate douce venant tout de même pas mal transformer celle de l'oseille). La courgette joue donc ici le rôle d'une "base" un peu neutre, qui vient apporter la texture, et son goût très discret ne vient pas prendre le pas sur la saveur si particulière de l'oseille. Si les plus puristes préfèreront la déguster "nature", tout comme la version "traditionnelle", n'hésitez pas à la servir cette soupe surmontée d'un trait de crème liquide, dont la douceur viendra contraster le piquant de l'oseille.
    Cuillère et saladier : Soupe de courgette à l'oseille vegan
    Pour 4 personnes : 
    • 4 courgettes de taille moyenne
    • 1 beau bouquet d'oseille*
    • 1 c. à s. de purée d'amande blanche
    • sel
    • un peu de crème végétale pour servir (facultatif)
    *N'hésitez pas à moduler cette quantité en fonction de votre appétence pour l'oseille : veillez toutefois à ne pas en mettre trop, l'oseille étant tout de même assez acide.
    Cuillère et saladier : Soupe de courgette à l'oseille vegan
    Rincer les courgettes, les couper en grosses rondelles et les placer dans une casserole. Recouvrir d'eau et saler. Couvrir, porter à ébullition, et laisser cuire une dizaine de minutes. 
    Pendant ce temps, rincer soigneusement l'oseille et l'équeuter si nécessaire. 
    Ajouter l'oseille dans la casserole et poursuivre la cuisson environ 5 minutes. 
    Mixer les courgettes, l'oseille et la purée d'amande avec le liquide de cuisson. Ajuster au besoin la texture en rajoutant un peu d'eau. Rectifier l'assaisonnement si nécessaire. 
    Servir bien chaud, avec un trait de crème végétale si souhaité (au besoin, faire réchauffer la soupe à feu doux). 
    Soupe de courgette à l'oseille


    jeudi 19 mai 2022

    Coeurs d'artichauts à la tomate

    Cuillère et saladier : Coeurs d'artichauts à la tomate (recette speciale conserves)
    Une fois n'est pas coutume, voici une recette réalisée entièrement (ou presque) avec des conserves. Une recette pour quand on a envie de légumes, mais qu'on a plus rien de frais... le cas typique où tu rentres de vacances un dimanche et que tout est fermé le lundi. Ou encore que c'est samedi, que tu es arrivé au bout des courses de la semaine et que le marché n'est que le dimanche... C'est exactement ce que j'ai vécu lorsque je suis rentrée de mes dernières vacances. En effet, comme je m'absentais pour trois bonnes semaines, en toute logique, j'ai vidé mon frigo avant mon départ. Mais qui dit frigo vide au départ, dit aussi frigo vide à l'arrivée !! Pourtant, avec la chaleur, j'avais bien envie de légumes et de légèreté. Mais comment faire alors que mon frigo était vide comme le désert de Gobi (enfin, pas tout à fait, vu le nombre de petits pots de condiments qu'il contient... mais vous voyez l'idée) ?
    Je suis donc allée piocher dans mes (rares) conserves pour improviser cette recette. Si je me sers régulièrement de passata pour faire mijoter mes légumes été comme hiver, les cœurs d'artichauts, je les réserve habituellement à la garniture de la pizza (oui, parce que je ne conçois pas une pizza sans cœurs d'artichauts, et sans câpres aussi d'ailleurs, mais c'est une autre histoire), et je n'ai pas vraiment pour habitude de les cuisiner réellement (sauf si on considère que les couper en quatre et les disposer artistiquement sur un fond de pizza revient à les cuisiner). J'avais un peu peur qu'ils ne se délitent complètement à la cuisson, mais il n'en est rien, et très franchement, cela m'ouvre de nouveaux horizons culinaires... Bien sûr, rien de vous empêche de réaliser cette recette avec des cœurs d'artichauts surgelés (ou même frais - dans ce cas, il faut bien les préparer auparavant, en suivant par exemple la technique utilisée pour les artichauts à la romaine).
    Cuillère et saladier : Coeurs d'artichauts à la tomate (recette speciale conserves)
    Pour 1 personne :
    • 1 boite de cœurs d'artichaut en conserve
    • 200 ml de passata
    • 50 ml de vin rouge
    • 1 oignon
    • herbes de Provence
    Cuillère et saladier : Coeurs d'artichauts à la tomate (recette speciale conserves)
    Egoutter les cœurs d'artichaut et les rincer soigneusement. 
    Emincer l'oignon. Faire chauffer un peu d'huile dans une casserole à fond épais, y faire revenir les oignons jusqu'à ce qu'ils soient translucides. 
    Ajouter les cœurs d'artichaut, la passata, le vin rouge et les herbes de Provence. Saler légèrement et faire mijoter une quinzaine de minutes, jusqu'à ce que la sauce épaississe. Si elle épaissit trop, rajouter un peu d'eau. 
    Rectifier l'assaisonnement au besoin (si c'est un peu acide, n'hésitez pas à rajouter un tout petit peu de sucre). 
    Servir chaud ou tiède avec du riz ou une autre céréale. 
     
    Variantes : Pour adapter la recette au contenu de ses placards, on peut remplacer les coeurs d'artichaut par des fonds d'artichaut, et la passata par des tomates en boite (concassées ou non). On peut aussi ajouter quelques lamelles de champignons (en conserve ou non !). Et bien sûr, rien ne vous empêche d'utiliser des coeurs d'artichaut surgelés ou frais ! 
    Coeurs d'artichauts à la tomate