samedi 17 novembre 2018

Pizza fenouil-poire-noisette

Cuillère et saladier : Pizza fenouil-poire-noisette
Je ne sais pas s'il en est de même pour vous, mais il est de ces ingrédients que, bien que je les apprécie, je n'ai pas le réflexe d'acheter et de cuisiner. Le fenouil en fait partie, sans que je ne puisse véritablement m'en expliquer pourquoi. Sans doute en partie parce que ce légume ne faisait pas partie du répertoire culinaire lorsque j'étais enfant, ma mère ne l'appréciant pas du tout, mais cela n'explique pas tout. En effet, il y a plein d'ingrédients qui sont aujourd'hui des incontournables de mon alimentation qui n'étaient pas au menu chez mes parents (les flocons d'avoine, le tahin, la purée d'amande et toutes les purée d'oléagineux, la noix de coco ou la sauce soja pour ne citer que les premiers qui me viennent à l'esprit). Alors pourquoi mon cerveau fait-il de la résistance avec le fenouil ? Mystère. Pourtant, moi, je l'apprécie cette fraicheur et ce petit goût anisé...mais que voulez-vous, les atavismes sont les plus forts, et bien souvent, lorsque j'en vois sur les étals, je passe mon chemin. Et les rares fois où je me décide à en mettre dans mon panier, il se languit ensuite dans mon bac à légumes, faute d'idées pour accommoder. D'ailleurs, il en va un peu de même avec la poire, mais là plus pour des raisons de goût. Si j'aime bien sa saveur douce, je la trouve parfois un peu TROP douce, et j'ai un peu de mal avec sa texture trop facilement mollassonne.
Alors je ne sais pas trop d'où a jailli cette idée de pizza un peu hétérodoxe, mais toujours est-il, que cette fois-ci, je n'ai pas hésité lorsque j'ai vu les bulbes rebondis sur l'étal du maraicher. Pour rehausser un peu le côté suave du fenouil, quelques lamelles de poires, qui commencent doucement à s'imposer au rayon fruits et légumes. Les noisettes viennent apporter un peu de croquant, leur saveur délicatement torréfiée venant joliment relever les saveurs douces du fenouil et de la poire.
Cuillère et saladier : Pizza fenouil-poire-noisette
Pour 1 pizza (4 personnes) :
Pour la pâte :
  • 250 g de farine complète (blé ou épeautre)
  • 1 c. à c. de levure de boulanger sèche
  • 1 c. à c. de sel
  • 8 à 12 cl d'eau tiède
Pour la garniture :
  • 1 bulbe de fenouil
  • 200 g de crème épaisse de soja lactofermentée*
  • 1 belle poire
  • 1 belle poignée de noisette
  • sel, poivre
* A défaut de crème de soja lactofermentée, vous pouvez utiliser du yaourt de soja bien égoutté, ou un mélange de crème de soja liquide et de yaourt de soja.
Cuillère et saladier : Pizza fenouil-poire-noisette
Préparer la pâte à pizza : Dans un saladier, mélanger la farine et le sel. Ajouter la levure, puis l'eau petit à petit en pétrissant jusqu'à obtenir une boule de pâte. Transférer la pâte sur le plan de travail fariné et pétrir quelques minutes, jusqu'à ce que la pâte deviennent bien lisse et élastique. Former une boule, replacer dans le saladier, couvrir d'un linge humide et laisser lever au moins 1h dans un endroit tiède, le temps que la pâte double de volume.
Préparer la garniture : Couper le fenouil en fines tranches et les faire précuire quelques minutes à la vapeur (si vous aimez les légumes très croquants, vous pouvez passer cette étape).
Couper la poire en quartiers, puis en lamelles.
Fouetter la crème de soja avec un peu de sel et de poivre pour l'assaisonner.
Concasser les noisettes.
Préchauffer le four à 200°C.
Monter la pizza : Reprendre la pâte, la poser sur le plan de travail fariné et la pétrir quelques instants. L'étaler ensuite sur une feuille antiadhésive et la transférer sur une plaque de cuisson. Etaler la crème de soja assaisonnée sur la pâte, puis répartir les tranches de fenouil, les lamelles de poire et les noisettes concassées.
Enfourner pour 30 minutes environ, jusqu'à ce que la pâte soit bien cuite.
Laisser reposer quelques minutes avant de déguster. 
Cuillère et saladier : Pizza fenouil-poire-noisette
Cette recette participe au Défi cuisine Fruits d'automne










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jeudi 8 novembre 2018

Salade de courge rôtie aux parfums du Sud

Cuillère et saladier : Salade de courge rôtie aux parfums du Sud
Je ne sais pas chez vous, mais ici il n'y a plus de doute, l'automne a bel et bien pris ses quartiers, et de façon un peu brutale. Après presque deux mois de grand soleil non stop et de températures quasi estivales, le froid et la grisaille sont arrivés, un peu trop brutalement à mon goût. Alors du coup, dans une tentative de remettre un peu de soleil si ce n'est dans le ciel, tout du moins dans mon assiette j'ai eu l'idée d'associer les poncifs de la cuisine d'été (origan, olives and co) avec de la courge, légume star de l'automne s'il en ait. C'est vrai que lorsque je pense courge, je pense plutôt épices chaudes type cannelle, cumin, curry, muscade, etc. mais finalement, elle se marie aussi très bien avec les herbes aromatiques type thym, romarin ou origan. Pour parfaire l'illusion, j'ai ajouté quelques olives et un peu de feta et je n'ai pas lésiné sur l'origan en touche finale. Un petit point sur cette herbe d'ailleurs : j'ai pu constater lors de mes voyages en Grèce que l'origan grec à un goût bien particulier, différent de celui que l'on trouve dans nos contrés, sûrement parce qu'il s'agit d'une autre variété (et que les conditions climatiques diffèrent). Comme j'en avais encore une belle dose rapportée de voyage, j'ai bien sûr utilisé de l'authentique origan grec, mais à défaut, de l'origan ou des herbes de Provence bien de chez nous ferons aussi la job (comme disent  nos amis Canadiens).
Cuillère et saladier : Salade de courge rôtie aux parfums du Sud
Pour 2 personnes :
  • 1 petite tête de chicorée (ou autre salade)
  • 1/2 petit potimarron
  • 1 c. à s. d'origan séché (idéalement, origan grec) ou d'herbes de Provence
  • 2 c. à s. d'huile d'olive fruitée
  • 1 belle branche de thym
  • 1 branche de romarin
  • 1 dizaine d'olives noires
  • quelques dés de feta (végétale ou non)
Cuillère et saladier : Salade de courge rôtie aux parfums du Sud
Préparer la courge rôtie : Retirer les graines du potimarron et le couper en grosses lamelles. Les placer dans un plat à four, ajouter le romarin et le thym en aillant soin de les effeuiller légèrement, ajouter la moitié de l'origan et saler. Enrober d'un peu d'huile d'olive et faire rôtir au four à 180°C. 20 à 30 minutes, jusqu'à ce que la courge soit bien tendre.
Pendant ce temps, laver la salade et l'égoutter. Couper grossièrement les feuilles.
Détailler la feta en petits cubes et dénoyauter les olives.
Répartir la salade dans les assiettes, ajouter la courge rôtie, les olives, les dés de feta et assaisonner d'huile d'olive. Saupoudrer du reste d'origan et servir.
Cuillère et saladier : Salade de courge rôtie aux parfums du Sud


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samedi 27 octobre 2018

Black burger végétarien (galettes potimarron-lentilles corail)

Cuillère et saladier : Black burger végétarien (galettes potimarron-lentilles corail)
Peut-être parce que j'en fais une consommation régulière pour tenter de calmer les maux de mon petit ventre sensible, mais cela faisait un moment que j'avais envie de tenter d'utiliser le charbon végétal comme colorant alimentaire naturel, et tout particulièrement des "black burgers" (et oui, je le reconnais, je dois être une victime de la mode). Certes, la couleur noire peut paraître un peu incongrue en cuisine, mais en petite touche comme ici je trouve qu'elle apporte un côté un peu "décalé" qui m'amuse. Et comme nous sommes au mois d'octobre, je me suis dit, tant qu'à faire dans la black food, autant y aller jusqu'au bout et assumer pleinement l'ambiance Halloween en insérant dans ces petits pains une garniture orangée.... J'ai poussé le vice jusqu'à n'utiliser presque que des ingrédients orange ou noirs pour la garniture (sauf les cornichons, mais on ne les voit pas alors ça ne compte pas hein !). Que voulez-vous, on s'amuse comme on peut en cuisine...
Sur la recette en elle-même, ne vous attendez pas à ce que le charbon végétal apporte un quelconque goût, il ne vient vraiment que colorer la pâte. C'est d'ailleurs assez bluffant de ce côté-là, car la couleur ne vire pas du tout à la cuisson, elle a plutôt tendance à se renforcer. Bien sûr, plus vous partez d'une farine blanche, moins vous aurez besoin d'en mettre. Si comme moi vous utilisez une farine assez complète, il faut pas hésiter à avoir la main un peu plus lourde...
Comme l'ensemble de la recette est finalement assez long, n'hésitez pas à faire ne plus grande quantité et à congeler que ce soit petits pains ou le steak (avant ou après cuisson, au choix). Vous pouvez aussi bien sûr opter pour des steaks végétaux du commerce, et pour rester dans le thème, utiliser comme sauce un ketchup bien rouge à faire dégouliner de façon sanguinolente...
Cuillère et saladier : Black burger végétarien (galettes potimarron-lentilles corail)
Pour 4 burger :
Pour les buns :
  • 200 g de farine de blé ou d'épeautre (semi-complète)
  • 1 c. à c. de levure de boulanger déshydratée
  • env. 125 ml d'eau (ou de lait végétal)
  • 1 c. à c. de sucre 
  • 1 pincée de sel
  • 3-4 comprimés de charbon végétal (à ajuster selon leur dosage)
  • 1,5 c. à s. d'huile végétale (olive, pépin de raisins,...)
Pour les galettes végétales :
  • 40 g de lentilles corail
  • 150 g de potimarron
  • 1/2 c. à s. de graines de chia moulues
  • 1 pincée de sel
Pour la sauce et la garniture :
  • 2 c. à s. de purée de cacahuète
  • 2 c. à s. de levure de bière maltée
  • 1 citron
  • 1 pincée de sel
  • 1-2 carottes
  • Cornichons
  • salade (à feuilles noires pour rester dans le thème!)
Cuillère et saladier : Black burger végétarien (galettes potimarron-lentilles corail)
Préparer les buns : Délayer la levure sèche dans un peu d'eau tiède. Laisser reposer quelques minutes. Pendant ce temps, dans un saladier, mélanger la farine et le sel. Ouvrir les capsules de charbon et verser la poudre. Bien mélanger et faire un puits. Verser la levure puis le reste de l'eau, en pétrissant jusqu'à obtenir une pâte souple. Poser la pâte sur le plan de travail, arroser avec l'huile et pétrir encore quelques minutes pour incorporer la matière grasse. La pâte doit être bien lisse et ne plus coller aux doigts.
Replacer la pâte dans le saladier, couvrir d'un linge humide et laisser lever au chaud à l'abri des courants d'air le temps que la pâte double de volume (environ 1h-1h30).
Lorsque la pâte a doublé de volume, la remettre sur le plan de travail fariné, la pétrir quelques minutes pour la dégazer puis diviser en quatre parts égales. Rouler les pâtons entre vos deux paumes pour faire de petites boules, les déposer sur une plaque de cuisson recouverte d'une feuille anti-adhésive, en les espaçant. Recouvrir d'un linge humide et laisser lever à nouveau 30 min à 1h, que les pains doublent de volume.
Faire chauffer le four à 180°C.
Lorsque les pains ont bien gonflé, les badigeonner de lait végétal (à défaut, d'eau) et parsemer de graines de sésame noir. Enfourner pour une vingtaine de minutes.
Préparer les burger : Placer les lentilles corail dans une petite casserole, les recouvrir d'eau et les faire cuire 10 à 15 minutes, le temps qu'elles soient bien fondantes. Les égoutter soigneusement.
Couper le potimarron en gros morceaux et le faire cuire à la vapeur une quinzaine de minutes, jusqu'à ce qu'il soit bien tendre.
Ecraser les morceaux de potimarron à la fourchette pour obtenir une purée grossière. Ajouter les lentilles, assaisonner. Ecraser de nouveau à la fourchette puis ajouter les graines de chia moulues, laisser reposer quelques minutes pour obtenir une pâte qui se tienne.
A l'aide d'une cuillère à soupe, prélever des boules de pâte et les façonner en burger entre vos deux mains légèrement humide (cela évite que la pâte à burger ne colle aux doigts).
Placer les burger sur une assiette ou une plaque recouverte d'une feuille anti-adhésive et réserver au frais au moins 30 minutes.
Badigeonner les burger d'huile de cuisson et les faire cuire soit au four (10 minutes à 180°C. sur chaque face) soit à la poêle.
Préparer la garniture : Râper les carottes et les mélanger avec un peu de jus de citron pour éviter qu'elles ne noircissent.
Couper les cornichons en tranches, laver la salade.
Préparer la sauce en mélangeant la purée de cacahuète avec environ 2 c.à s. de jus de citron. Ajouter assez d'eau pour obtenir une consistance crémeuse. Incorporer env. 1 c. à s. de carottes râpées et bien mélanger.
Monter les burger : Couper les buns en deux et les toaster légèrement. Tartiner légèrement le fond des burger de sauce, ajouter un peu de carottes râpées, quelques feuilles de salade. Ajouter le burger, puis les lamelles de cornichons et une généreuse cuillère de sauce. Refermer le burger et manger... comme vous pouvez!
Cuillère et saladier : Black burger végétarien (galettes potimarron-lentilles corail)
Note : On peut bien sûr utiliser du potimarron déjà cuit, ou le remplacer par de la patate douce. On peut aussi préparer plus de burger et les congeler, aussi bien crus que cuits. De même, les petits pains se congèlent très bien.
On peut aussi bien sûr varier la garniture : remplacer les carottes râpées par du chou émincé, ou encore de la choucroute, des betteraves rouges (lacto-fermentées ou non), etc.

Cette recette participe au défi Légumes d'Automne
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lundi 22 octobre 2018

Tarte à la gelée de pastèque

Cuillère et saladier : Tarte à la gelée de pastèque
Si la collection automne-hiver des fruits et légumes, courges en tête, commence à coloniser les étals, les stars de l'été font encore de la résistance : tomates, courgettes, mais aussi pastèque sont encore bien présents, en tout cas ici dans le Sud-Ouest. Mais bon, on sent que c'est la fin et avec le temps qui change et se rafraîchi, on a moins envie de salade de tomates ou de granité à la pastèque. D'un événement organisé par le travail, j'ai récupéré un bon morceau de pastèque coupé, à consommer très vite donc. N'étant pas très fan de jus ou de smoothie, les principales utilisations de pastèque entamée, je me suis mise en quête d'une recette de gâteau.
Cuillère et saladier : Tarte à la gelée de pastèque
J'avais eu l'occasion cet été de cuisiner une Kourzopita (spécialité grecque à base de pastèque, avec force miel), mais j'avoue que si j'avais bien apprécié la texture un peu "chewy", j'avais trouvé ça très très très sucré et je n'avais pas particulièrement envie de renouveler l'expérience. Du coup, je suis partie en quête d'une autre utilisation. Au grès de mes recherche sur le web, je suis finalement tombée sur la Crostada al gelo di melone, une recette traditionnelle sicilienne de tarte à la gelée de pastèque. Je l'ai un peu arrangé à ma sauce, remplaçant la pâte sablée traditionnelle par une version végétale délicatement parfumée au sésame, en réduisant drastiquement la dose de sucre et remplaçant une partie de la fécule par de l'agar-agar, pour éviter ne de faire trop décoller la glycémie. Le résultat est assez surprenant : la fraicheur de la pastèque contraste agréablement avec la puissance du chocolat et le croquant de la croûte avec le fondant de la gelée. 
Si vous avez la flemme, vous pouvez aussi zapper la pâte, et passer directement à la gelée de pastèque, en la versant dans de petits pots (idem si vous avez trop de gelée) : c'est délicieux et très frais, et somme tout très rapide (une fois que vous avez bien passé 3 h à épépiner la pastèque !). Et pour la touche waouh, versez dessus une petite couche de chocolat fondu à la surface une fois les crèmes un peu prises et décorez d'amandes effilées.
Cuillère et saladier : Tarte à la gelée de pastèque
Pour 1 tarte :
Pour la pâte :
  • 150 g de farine de blé ou d'épeautre (T.80 ou 110)
  • 50 g de flocons d'avoine 
  • 1/2 c. à c. de poudre à lever
  • 75 g de purée de sésame au sucre de canne (confit de sésame)*
  • 1 c. à s. d'huile végétale résistant à la cuisson
  • 1 pincée de sel
Pour la gelée de pastèque :
  • 600 g de chair de pastèque (pesée sans pépin)
  • 20 g de sucre de canne blond
  • 20 g de fécule
  • 3/4 c. à c. d'agar-agar
  • 1 petite c. à c. de cannelle en poudre
  • 1/8 de gousse de vanille
Pour le fond chocolaté et la déco :
  • 50 g de chocolat
  • Amandes effilées (30-50 g)
Cuillère et saladier : Tarte à la gelée de pastèque
Préparer la pâte : Dans un saladier, mélanger la farine, les flocons d'avoine, la poudre à lever et le sel. Ajouter la purée de sésame, puis l'huile végétale et sabler du bout des doigts. Ajouter un peu d'eau tiède, assez pour que la pâte s'agglomère tout en restant molle. Réserver au frais 30 minutes.
Préparer la purée de pastèque : Epépiner soigneusement la chair de la pastèque, la mixer finement. Ajouter la gousse de vanille fendue et la cannelle en poudre. Laisser infuser.
Bien fariner la pâte et l'étaler sur une feuille anti-adhésive, sur une épaisseur d'environ 0,5 cm. En foncer un moule à tarte graissé et lester de billes de céramique, de petits cailloux ou de haricots secs.
Faire cuire 20 à 30 minutes à 180°C., la pâte doit être complètement cuite.
Pendant ce temps, préparer la gelée : Placer le jus de pastèque dans une casserole, en grattant la gousse de vanille pour récupérer les grains. Mettre la fécule et l'agar-agar dans un petit bol. Délayer avec 3-4 c. à s. de jus de pastèque et verser dans la casserole. Ajouter le sucre et bien mélanger. Porter à ébullition sur feu moyen et laisser épaissir sans cesser de tourner pendant 5 à 7 minutes.Enlever la gousse de vanille et laisser tiédir en remuant de temps à autre pour éviter qu'une peau ne se forme.
Faire fondre le chocolat au bain-marie, et le verser sur le fond de tarte. Faire prendre au frais.
Verser la gelée de pastèque bien tiédie (elle doit être à moitié prise) sur le fond de tarte recouvert de chocolat. Laisser prendre au frais au moins 2h.
Torréfier les amandes effilées à sec dans une poêle. Laisser refroidir.
Décorer la tarte avec les amandes effilées et réserver au frais jusqu'au moment de servir.
Cuillère et saladier : Tarte à la gelée de pastèque
Note : Si vous avez de la gelée de pastèque en trop (ou que vous ne voulez pas vous casser la tête avec une tarte), vous pouvez faire prendre cette dernière dans de petits pots, et faire prendre au frais. Pour plus de gourmandise, verser une fois la gelée un peu prise une couche de chocolat, comme pour ces petites crèmes. Le chocolat croquant vient contraster avec la gelée fondante, c'est très plaisant !
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samedi 13 octobre 2018

Petits moelleux citron-châtaigne

Cuillère et saladier : Petits moelleux citron-châtaigne
Bien qu'ici l'été indien semble vouloir s'étirer à jamais (hier encore les températures dépassaient les 25°C.), on tend inexorablement vers l'automne. Ses produits emblématiques, courges en tout genre, noix, noisettes and co ont d'ailleurs commencé à coloniser les étals des marchés. Et c'est en voyant les premières châtaignes fraiches que m'est venue l'idée d'utiliser le paquet de farine de châtaigne que j'avais chez moi pour bricoler ces petits moelleux. Si j'aime beaucoup la farine de châtaigne et la saveur toute douce qu'elle apporte, j'avoue avoir un peu de mal à la travailler. En raison de l'absence totale de gluten, et de la texture particulièrement dense, les préparations ont je trouve vite tendance à devenir un peu "étouffe-chrétien", en particulier si l'on utilise pas d'oeufs pour donner du moelleux. Mais ce n'est pas du tout le cas pour ces petits gâteaux, ce dont je suis particulièrment contente et fière! Je ne sais pas si cela vient de l'emploi de marmelade de citron au lieu de sucre, de la bonne proportions farine d'épeautre/farine de châtaigne ou autre, mais j'ai obtenu cette fois-ci une texture bien moelleuse et aérée. La marmelade de citron, et les petits bouts de zeste confits qu'elle contient vient apporter une légère amertume qui contraste agréablement avec la douceur suave apportée par l'emploi de farine de châtaigne. Accompagnés d'un petit thé Earl grey ou d'un verre de lait végétal, ses petits moelleux sont parfaits pour entrer en douceur dans l'automne.
Cuillère et saladier : Petits moelleux citron-châtaigne
Pour 6-8 moelleux :
  • 100 g de farine de blé (ou épeautre)
  • 60 g de farine de châtaigne
  • 1 c. à s. de graines de lin
  • 75 g de marmelade de citron*
  • 10 cl d'eau ou de lait végétal
  • 45 g de purée d'amande
  • 1 c. à c. de poudre à lever (ou 1 c. à c. de bicarbonate de soude + 1 c. à c. de vinaigre)
* J'ai utilisé ici une marmelade maison, improvisée avec un citron en fin de vie, en mélangeant sa chair et son zeste finement coupé avec environ 1/3 de son poids en sucre, un peu d'eau et en faisant réduire, mais vous pouvez très bien opter pour une marmelade du commerce.

Cuillere et saladier : Petits moelleux citron-châtaigne
Préchauffer le four à 180°C.
Mixer finement les graines de lin.
Dans un saladier, mélanger la farine de blé ou d'épeautre, la farine de châtaigne, la levure ou le bicarbonate et les graines de lin moulues.
Dans un autre récipient, mélanger la marmelade de citron, l'eau (ou le lait végétal) et la purée d'amande.
Verser les liquides dans les poudres et mélanger. Ajouter le vinaigre le cas échéant.
Répartir la pâte dans de petits moules graissés et faire cuire 15 à 20 minutes. Vérifier la cuisson en enfonçant une lame de couteau au centre : elle de ressortir sèche.
Laisser refroidir quelques minutes avant de démouler, et laisser refroidir complètement sur une grille.

Note : J'utilise la farine de châtaigne artisanalement produite par une amie, qui est responsable de La Messicole, un lieu un peu à part qui propose hébergements, salon de thé associatif, concerts et manifestations culturelles, stages de permaculture,... C'est avec les châtaigners de sa ferme en Ardèche méridionale qu'elle fabrique cette farine (mais aussi de la purée de marrons et du brisat de châtaigne !). Si jamais vous passez dans le coin de Montpezat-sous-Bauzon, n'hésitez pas à aller y faire un tour.
Cuillère et saladier : Petits moelleux citron-châtaigne

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vendredi 5 octobre 2018

Cannelloni d'aubergine vegan (deux versions : okara ou tofu)

Cuillère et saladier : Cannelloni d'aubergine vegan (deux versions : okara ou tofu)
Après la publication coup sur coup par La Fée Stéphanie et Minimalist Baker de cannelloni d'aubergine, en bonne aficionado de ce beau légume oblong, je ne pouvais qu'y voir un signe pour m'inciter à tenter ma propre version. Surtout que si les aubergines sont encore légion sur les étals des marchés, les températures qui ont brutalement chuté donnent bien envie de ce genre de petits plats bien réconfortants. J'avais quelques craintes sur la longueur du temps de préparation mais finalement ce n'est pas si long que ça. Il faut dire que j'ai opté pour une version un peu "feignasse", en tapant dans mes stocks de coulis de tomate maison plutôt qu'en partant de tomates entières, bien qu'on en trouve encore de très bonnes par ici. Ne vous laissez donc pas impressionner par la longueur de la recette, c'est n'est finalement rien de bien méchant !
Cuillère et saladier : Cannelloni d'aubergine vegan (deux versions : okara ou tofu)
Ayant un peu d'okara de soja qui se morfondait dans mon congélateur, j'en ai profité pour l'écouler de cette façon. Mais comme il ne m'en restait pas assez pour terminer le plat, j'ai testé aussi une version avec du tofu, plus accessible pour ceux qui ne font pas leur lait végétal tout les quatre matins... Et comme je n'arrivais pas à décider celle qui me plaisait le plus, je vous livre les deux versions !
Cuillère et saladier : Cannelloni d'aubergine vegan (deux versions : okara ou tofu)
Pour 2 personnes :
Pour les cannelloni :
  • 1 belle aubergine alongée
  • 300 ml de coulis de tomate (maison, du commerce ou obtenu en mixant des tomates au jus en conserve)
  • huile d'olive
  • origan 
Pour la farce (version okara)
  • 80 g d'okara de soja bien essoré*
  • 1-2 c. à s. de levure de bière maltée
  • 1 c. à s. de purée d'amande blanche (ou purée de cajou)
  • 1 c. à s. de jus de citron
  • 1 pincée de sel noir d'Himalaya Kala namak**
Pour la farce (version tofu)
  • 1 petit bloc de tofu ferme nature (125g)
  • 1-2 c. à s. de levure de bière maltée
  • 1 c. à s. de purée d'amande blanche (ou purée de cajou)
  • 1 c. à s. de jus de citron
  • 1 pincée de sel noir d'Himalaya Kala namak**
Pour le parmesan végétal :
  • 1 c. à s. de chapelure grossière
  • 1 c. à s. de levure de bière maltée
  • 1 c. à s. de graines de tournesol (ou autre oléagineux)
* J'ai utilisé ici de  l'okara de soja, mais je pense que l'on peut utiliser n'importe quel autre okara d'oléagineux (amande, cajou,...) avec un résultat assez similaire. En revanche, je déconseille d'utiliser un okara de céréale (résidu de lait d'avoine, d'épeautre ou autre), car la texture est assez différente et se prête à mon avis mal à ce genre d'utilisation.

** Le sel noir d'Himalaya Kala namak a une saveur soufrée qui n'est pas sans rappeler celle des œufs. Elle apporte un petit plus aux recettes végétaliennes, mais à défaut un sel classique conviendra bien, il faudra peut-être juste forcer un peu sur l'assaisonnement en levure maltée pour compenser. 
Cuillère et saladier : Cannelloni d'aubergine vegan (deux versions : okara ou tofu)
Préparer la sauce : Mélanger le coulis avec 1 c. à s. d'huile d'olive et un peu d'origan. Assaisonner de sel et poivre. Si le coulis est un peu liquide, le faire réduire quelques minutes à petits bouillons. 
Préparer les aubergines : Couper l'aubergine en tranches d'environ 0,2 mm d'épaisseur dans le sens de la longueur. Les badigeonner d'huile d'olive à l'aide d'un pinceau et les faire griller sur les deux faces dans une poêle, sur un grill ou sous le grill du four.
Préparer la farce (version au tofu) : Ecraser le tofu à la fourchette, de manière à obtenir une texture granuleuse. Le placer dans un bol et le mélanger avec la purée d'amande (ou de cajou), la levure maltée, le jus de citron et le sel. Goûter et ajuster l'assaisonnement en levure maltée, sel ou jus de citron.
Pour la version de la farce à l'okara : Dans un bol, mélanger l'okara, la purée d'amande (ou de cajou), la levure maltée, le jus de citron et le sel. Ajuster l'assaisonnement en levure ou citron à votre goût et ajouter éventuellement un peu d'eau, pour obtenir une texture pâteuse.
Préparer le parmesan végétal : Hacher grossièrement les graines de tournesol et les mélanger à la chapelure et la levure maltée. Réserver.
Monter les cannelloni : Verser le coulis de tomates assaisonné dans un plat à four. Sur chaque tranche d'aubergine, déposer 1 c. à s. de farce et rouler pour former un petit "cigare". Répartir les cannelloni d'aubergine dans le plat, en les serrant les uns contre les autres.
Parsemer de parmesan végétal et enfourner à 180°C. pour une vingtaine de minutes, le temps que le plat gratine un peu.
Déguster bien chaud.
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vendredi 28 septembre 2018

Fougasse façon pudding aux mirabelles et aux olives

Fougasse façon pudding aux mirabelles et aux olives
Mi-pudding mi-tarte, mi-sucrée mi-salée, mi-dessert mi-entrée, je pense qu'on peut légitimement qualifier cette improvisation d'OCNI (objet culinaire non identifié). Je ne sais pas trop comment l'idée de ce plat totalement hybride a germé dans mon cerveau... Je crois que tout est partie de vieux croutons de pain dur qui agonisaient sur mon plan de travail, et de l'envie d'essayer d'associer les dernières mirabelles avec des olives. L'idée peut paraître incongrue, mais je l'avais déjà testée dans une salade et j'avais envie de reproduire l'expérience. En effet, mon nouveau tic du moment, c'est d'introduire une petite touche fruitiée dans mes plats salés, et en particulier les salades. Je me suis rendu compte que depuis quelque temps j'ai un peu changé mon rapport aux fruits. Alors qu'avant j'en consommais des quantités assez importantes, en particulier en dessert à la fin des repas, j'en ai de moins en moins envie. Il peut m'arriver de passer des journées entières sans manger de fruits (mais rassurez-vous, je compense avec une montagne de légumes...), chose impensable il y a quelques temps. Aujourd'hui, j'ai plus tendance à traiter les fruits comme des condiments, à les déguster par petites touches, d'où l'adjonction dans les salades notamment. J'aime ce contraste en leur douceur et leur suavité avec la fraîcheur des légumes. Et c'est ce qui m'a conquise dans cette fougasse bâtarde : petites pépites qui titillent les papilles, la salinité et la légère amertume des olives noires vient agréablement contrabalancer la saveur presque caramélisée des mirabelles cuites. La texture légèrement chewy de la base de pudding rend le tout très gourmand et délicatement régressif.

Fougasse façon pudding aux mirabelles et aux olives
Pour 1 gâteau :
  • 125 g de pain dur
  • 300 ml de lait végétal (ou d'eau)
  • 1 c. à s. de psyllium + 3 c. à s. d'eau
  • 1 c. à s. de purée d'amande
  • 1 c. à c. de poudre à lever
  • 250 g de mirabelles
  • une dizaine d'olives noires
 Fougasse façon pudding aux mirabelles et aux olives
Couper le pain en gros morceaux. Faire chauffer le lait végétal (ou l'eau) et verser sur les morceaux de pain. Laisser s'imbiber au moins 10 minutes (à ajuster selon la dureté de votre pain, il faudra éventuellement un peu plus de liquide).
Parallèlement, mélanger le psylium et l'eau. Laisser gongler.
Dénauyter les mirabelles et les couper en deux. Faire de même avec les olives. 
Ecraser grossièrement le pain ramolli à la fourchette, mélanger avec la purée d'amande, le psyllium et la poudre à lever.
Répartir la pâte dans un moule à tarte graissé. Lisser la surface.
Disposer les mirabelles et les olives sur la pâte.
Enfourner pour 30 minutes à 180°C.
Laisser refroidir avant de déguster.
Fougasse façon pudding aux mirabelles et aux olives
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mercredi 12 septembre 2018

Pizza sucrée aux figues

Cuillère et saladier : Pizza sucrée aux figues
Cette pizza, je l'avais improvisée une première fois lors d'un atelier cuisine récup de que j'avais animé en Allemagne cet hiver, à partir d'un reste de pâte à pain et de figues récupérées par Foodsharing (qui provenaient donc sûrement du bout du monde). Bien sûr, prise dans la folie du moment, je n'avais pas eu le réflexe de prendre une photo, ni vraiment noté les proportions d'ailleurs. Et comme ce n'était pas vraiment la saison des figues, je n'avais pas pu reproduire l'expérience  une fois rentrée. Mais elle m'avait tellement plu et j'en avais reçu tellement de compliement, qu'elle m'a littéralement obsédé pendant ces derniers mois (j'avais même déjà créé un brouillon d'article de blog, c'est dire) !
Maintenant que c'est la saison et que j'habite dans le Sud (Ouest, mais Sud quand même) où les figues ne sont pas un produit de luxe, mais au contraire une denrée courante (ici, on peut même ramasser des figues au bord des routes, et il n'y a pas un jardin sans son voir ses figuiers), je me suis lancée dans la reconstitution de mon souvenir.  Je dois dire que je n'ai pas été déçue. J'ai même apporté une amélioration par rapport à la version initiale, avec l'ajout de petites graines de fenouil, qui amènent une jolie touche anisée. Cette pizza joue en effet sur un joli contraste sucré-salé. L'alliance de l'huile d'olive et des figues vertes est surprenante mais tout à fait délicieuse. La saveur délicate des figues vertes est en effet tout juste rehaussée par celle doucement suave de l'huile d'olive. Vous pouvez aussi opter pour un mélange de figues vertes et violettes, mais je ne vous recommande pas d'utiliser uniquement ces dernières, car leur saveur un peu plus forte fait passer l'huile d'olive en second plan, ce qui est un peu dommage à mon sens. Les amandes effilées ajoutent un peu de croquant, et puis figues-amande, c'est un mélange qui a fait ses preuves ! La petite touche de fenouil est plus surprenante, à éviter avec un public peu aventureux...
Cuillère et saladier : Pizza sucrée aux figues
Pour 1 pizza :  
  • 250 g de pâte à pain*
  • 2 à 3 c. à s. d'huile d'olive
  • 500 g de figues vertes (ou un mélange vertes et violettes)
  • huile d'olive
  • 2 c. à s.  de sucre complet
  • 1 c. à c. de graines de fenouil (facultatif)
  • 3 c. à s. d'amandes effilées
* Vous pouvez utiliser n'importe quelle pâte à pain, idéalement à la farine complète et au levain. On peut aussi la réaliser simplement en mélangeant 250 g de farine complète, 1 c. à c. de levure de boulanger, 1 pincée de sel et env. 10 cl d'eau. Pétrir quelques minutes puis laisser lever 1h, jusqu'à ce que la pâte double de volume.
Cuillère et saladier : Pizza sucrée aux figues
Placer la pâte à pain sur le plan de travail, verser dessus 1 belle c. à s. d'huile d'olive et pétrir quelques minutes pour bien l'incorporer.
Former de nouveau une boule de pâte, fariner le plan de travail et étaler la pâte à pain en rectangle. La placer sur une plaque de cuisson recouverte d'une feuille anti-adhésive et arroser d'huile d'olive.
Couper les figues en deux ou trois et les répartir sur la pâte.
Saupoudrer d'amandes effilées, arroser d'un peu d'huile d'olive et saupoudrer de sucre.
Faire cuire 30 minutes à 180°C. Relever le four à 200°C et faire caraméliser la pizza une petite dizaine de minutes en surveillant bien.
Laisser légèrement tiédir avant de déguster.

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vendredi 7 septembre 2018

Soupe de tomates rôties à la cacahuète

Cuillère et saladier : Soupe de tomates rôties à la cacahuète
Le cours de la tomate étant en ce moment au plus bas, j'en profite pour faire des réserves pour l'hiver et je me suis lancée dans une grande opération conserves. C'est en cherchant un peu de l'inspiration dans mes (nombreux) bouquins de cuisine, que je suis tombée sur diverses recettes de sauce ou de soupe de tomates rôties. En effet, rien de meilleur pour exhalter la saveur de ces fruits charnus qu'un petit passage au four. Le plus souvent, on associe la tomate aux saveurs méditerranéennes, à l'huile d'olive, l'origan, le basilic ou les herbes de Provence, mais on oublie qu'elle se marie aussi très bien avec des notes plus exotiques, comme la cacahuète.
Cuillère et saladier : Soupe de tomates rôties à la cacahuète
En vérité, pour rendre à César ce qui appartient à César, cette idée de soupe de tomates rôties à la cacahuète m'a été suggérée par mon amie Marie, la dernière fois que nous nous sommes vues, alors qu'elle était elle aussi dans une grande opération conserve. Aussitôt suggérée, aussitôt testée, pour mon plus grand bonheur car cette soupe, toute simple à préparer est vraiment délicieuse. Elle est parfaite pour changer un peu du traditionnel gaspatcho ou de la classique soupe à la tomate, les saveurs délicatement torrifiées de la cacahuète venant suavement se marier à celles des tomates rôties.
Cuillère et saladier : Soupe de tomates rôties à la cacahuète
 Pour 4 personnes :
  • une dizaine de belles tomates 
  • huile d'olive
  • 2 c. à s. de purée de cacahuète
  • 1 pointe de piment (ou de Tabasco) 
Préchauffer le four à 210°C. Couper les tomates en deux, puis détailler en gros quartiers. Les placer dans un plat à four, saler légèrement et arroser d'un petit filet d'huile.
Faire rôtir au four environ 30 minutes. Si les tomates rendent beaucoup de jus, ne pas hésiter à l'enlever en milieu de cuisson, en le réservervant.
Laisser tiédir quelques minutes et, si vous avez le courage, enlever la peau des tomates.
Mixer les tomates avec la purée de cacahuète, ajouter si vous le souhaitez un peu de piment ou de Tabasco et servir tiède ou froid.

    Cuillère et saladier : Soupe de tomates rôties à la cacahuète
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mercredi 29 août 2018

Salade de carottes au sésame

https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2018/08/salade-de-carottes-au-sesame.html
Je sais bien que la saison des fruits et légumes d'été n'est pas encore tout à fait terminée, et que courgettes, tomates et autres vont encore squatter les étals quelques temps, mais malgré tout l'amour que je leur porte, je commence à me lasser un peu (surtout des courgettes, je l'avoue). Peut-être n'est-ce qu'une lassitude passagère (je l'espère), mais en tout cas ces derniers jours, j'avais envie d'autre chose. Mais autre chose qui, vu les températures encore plutôt élevées que nous endurons par ici, soit tout de même léger et frais. D'où cette petite salade toute simple, associant le croquant et la douceur des carottes crues à la saveur délicatement torréfiée de l'huile de sésame grillé. J'ai choisi ici, pour une joli présentation, de tailler mes carottes en fines tagliatelles, mais pour l'avoir déjà testé, cela marche aussi très bien avec des carottes râpées. Et si vous êtes l'heureux possesseur d'un spiraliseur à légumes je suis sûre que cela fonctionne aussi parfaitement avec une taille en spaghettis.
Si vous avez l'intestin fragile et que vous craignez que les carottes crues ne le mette un peu à mal, n'hésitez pas à faire cuire très légèrement les tagliatelles de carottes quelques minutes à la vapeur douce. Elles seront ainsi beaucoup plus digestes, sans perdre (trop) de leur croquant.
Salade de carottes au sésame
Pour 4 personnes :
  • 6 à 8 petites carottes
  • 1,5 c. à s. de sauce soja
  • 1,5 c. à s. de vinaigre de cidre
  • 1 c. à s. d'huile de sésame grillé
  • 3 c. à s. de graines de sésame
Torréfier les graines de sésame à sec dans une poêle. Réserver. 
Laver les carottes et les gratter. Les détailler en fines tagliatelles, en spaghettis ou les râper*.
Les placer dans un saladier. Assaisonner avec la sauce soja, le vinaigre de cidre et l'huile de sésame.
Ajouter les graines de sésame torréfiées, mélanger avant de servir. 

* Pour les personnes ayant l'intestin fragile, placer les tagliatelles de carottes dans un panier vapeur et les faire cuire 3 à 5 minutes à la vapeur douce, pour attendrir les fibres.
Salade de carottes au sésame



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vendredi 10 août 2018

Cookies rustiques à l'okara et au chocolat

Cuillère et saladier : Cookies à l'okara de noisette et au chocolat (vegan)
Bien que je sois très portée sur le « fait maison », je ne fait habituellement pas moi-même mes laits végétaux, car de 1) je trouve que c’est tout de même pas mal de travail, de 2) même si tout le monde en vante la saveur incomparable, moi je préfère le goût et la texture des laits végétaux du commerce (oui, honte à moi). Troisième raison (s’il en fallait encore une), je trouve aussi que les laits maison ne se conservent vraiment pas bien : il faut les consommer quasi dans la journée et moi, je n’ai pas la descente… Alors oui, lorsque j’ai besoin/envie de lait végétal, j’en achète une brique au magasin. Il est vrai que je n’en consomme pas non plus des masses, puisque je le réserve quasi-exclusivement à la boisson, dans la plupart des recettes, j’ai pris l’habitude de le remplacer par de l’eau et un peu de purée d’oléagineux.
Cuillère et saladier : Cookies à l'okara de noisette et au chocolat (vegan)
Enfin bref, ce n’est pas mon intention de me lancer dans un réquisitoire, surtout qu’ici, c’est pour vous expliquer qu’une fois n’est pas coutume, je me suis lancée dans la confection de lait de noisette. Il faut dire qu’en ce moment je suis en vacances dans mon petit coin perdu du Jura, où faire la moindre course (même banale), demande déjà un peu d’intendance, alors imaginez quand vous voulez quelque chose qui sorte un peu des basiques… Pour ne pas avoir à sortir la voiture et faire des kilomètres sous un soleil de plomb pour (tenter de) mettre la main sur une brique de lait végétal, je me suis donc attelée à la (lourde) tâche de faire 1 l de lait de noisette (dont j’avais ABSOLUMENT besoin pour une recette spéciale). En soi, on est bien d’accord, faire son lait végétal à partir d’oléagineux n’est pas particulièrement compliqué. Mais si comme ici le seul mixer en état de marche que vous avez sous la main est un mini-hachoir, il faut s’armer d’une sacrée dose de patience et de ténacité pour obtenir le blanc liquide. Autant vous dire qu’on le mérite, son lait végétal, et qu’on en gâche pas la moindre goutte. Et on ne gâche pas non plus le précieux résidu qui résulte de sa fabrication. Au contraire, on réfléchi à comment le valoriser au mieux. Et comment mieux l’employer que pour faire des petits cookies tout gourmands, à la fois croquants et moelleux ? Cela me donnerai presque envie de faire du lait végétal, rien que pour avoir de l'okara et en refaire une fournée... 
Cuillère et saladier : Cookies à l'okara de noisette et au chocolat (vegan)
Pour une dizaine de cookies : 
  • 80 g d'okara* (ici noisette)
  • 80 g de farine d'épeautre complète
  • 2 c. à s. de sucre complet
  • 50 g de chocolat à 70%
  • 1 c. à c. de levure chimique
  • 1 belle c. à s. de purée d'amande complète (ou de purée de noisette)
  • 40 g d'huile de coco
  • 5 cl d'eau (ou de lait végétal)
* On peut ici utiliser n'importe quel okara d'oléagineux (noisette, amande, cajou...) et certainement celui de soja aussi . En revanche, pour l'okara issu de lait végétal de céréales (riz, avoine, épeautre...) la texture étant un peu différente, je ne garantis pas le résultat.
Cuillère et saladier : Cookies à l'okara de noisette et au chocolat (vegan)

Faire fondre l'huile de coco et le mélanger avec la purée d'amande et le lait végétal. Laisser tiédir. Dans un saladier, mélanger l'okara, la farine, le sucre et la levure. Verser dessus le mélange huile de coco-purée d'amande et mélanger pour obtenir une pâte. Hacher le chocolat au couteau et à l'ajouter à la pâte. Former de petites boulettes de pâte et les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier anti-adhésif. Écraser chaque boulette pour former un cookie rond. Réserver au frais (idéalement au congélateur) 30 minutes à 1h. Faire chauffer le four à 180°C., y faire cuire les cookies une dizaine de minutes. Laisser refroidir quelques instants avant de transférer sur une grille. Conserver les cookies dans une boite en fer.

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jeudi 2 août 2018

Cocktail rose poudré

Cuillère et saladier : Cocktail rose poudré (sans alcool)
J'ai improvisé cette petit cocktail pour le dîner d'anniversaire de ma soeur. D'habitude, nous le fêtons au champagne, mais avec les chaleurs qui règnent en ce moment, nous n'avions cette fois-ci pas envie d'une boisson alcoolisée. Parce que  je voulais tout de même marquer un peu le coup, et que c'est un peu triste de trinquer à l'eau, j'ai eu l'idée de cette petite boisson bien rafraîchissante. Comme elle nous a beaucoup plu, je vous livre la recette - si on peut appeler ça une recette dans la mesure où il s'agit de mélanger trois ingrédients dans un verre....
Cuillère et saladier : Cocktail rose poudré (sans alcool)

Pour 4 verres :
  • 1 gros pamplemousse rose (ou 20 cl jus de pamplemousse rose 100% pur jus)
  • 1 l. d'eau gazeuse
  • une dizaine de framboises surgelées
Presser le pamplemousse et en recueillir le jus.
Le répartir dans 4 verres (compter environ 5 cl de jus par verre).
Verser dessus environ 20 cl d'eau gazeuse bien fraîche par verre. Ajouter les framboises encore congelées (3 à 4 par verre), elles feront office de glaçons !
Servir aussitôt.

Cuillère et saladier : Cocktail rose poudré (sans alcool)
Astuce : Pour un cocktail bien frais, prendre soin de placer à l'avance le pamplemousse au réfrigérateur pour le refroidir, et faire de même avec les verres.
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dimanche 29 juillet 2018

Flan de courgettes aux olives (vegan)

 Flan de courgettes aux olives (vegan)
Si le gratin de courgette est un traumatisme d'enfance chez beaucoup (au même titre que les endives au jambon ou les épinards), ce n'est pas du tout mon cas (moi, je garde plutôt des séquelles du gratin de côtes de bettes ou de celui de purée de chou-fleur...), pour la bonne et simple raison que le fameux gratin de courgette ne faisait pas partie des plats "traditionnels" de la table familiale. Si mon père les cuisinait souvent au four à la mozzarella et à la feta recette dont ma sœur raffolait, moi nettement moins, j'étais beaucoup plus emballée lorsque c'était sous forme de flan que ces douces cucurbitacées s'invitaient au menu. C'est donc de ce souvenir que je me suis inspirée pour cette recette de flan de courgettes aux olives. Cependant ici, comme j'ai (comme toujours) bricolé avec ce que j'avais sous la main (c'est-à-dire, pas grand-chose), le résultat est quelque peu différent d'un flan classique. La texture est ici beaucoup plus fondante, presque crémeuse. N'essayer pas de le démouler ou de le couper en tranches, au risque d'obtenir une bouillie infâme. Ceci dit, bien qu'elle soit finalement assez éloignée de mon souvenir d'enfance, cette version est tout de même délicieuse.
Flan de courgettes aux olives (vegan)

 Pour 2 personnes :
  • 1 belle courgette
  • 150 ml de lait végétal
  • 75 g de tofu ferme
  • 1 c. à s. de fécule
  • 1 pincée de sel
  • une dizaine d'olives noires
Flan de courgettes aux olives (vegan)
Couper les courgettes en rondelles et les faire cuire une dizaine de minutes à la vapeur. Elles doivent être cuites mais encore un peu fermes.
Pendant ce temps, préparer l'appareil à flan : mixer le tofu ferme avec le lait végétal, la fécule et le sel.
Dénoyauter les olives (ou pas, mais dans ce cas, pensez à prévenir les convives!).
Répartir les rondelles de courgette cuites dans un plat à gratin et parsemer d'olives noires. Verser dessus l'appareil à flan.
Faire cuire une trentaine de minutes à four moyen-doux (160°C.) : le flan doit être juste pris.
Laisser reposer au moins 15 minutes avant de servir, le mieux étant de le déguster froid ou à température ambiante.
Flan de courgettes aux olives (vegan)
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