jeudi 2 avril 2020

Porridge express façon carrot cake

Cuillère et saladier : Porridge express façon carrot cake (vegan)
Le porridge, ça a toujours pour moi un côté délicieusement réconfortant : plonger sa cuillère dans un bol de bouillie tiède, c'est délicieusement régressif. Et en cette période où il est parfois un peu difficile de sortir du lit, savoir qu'un bon bol de porridge vous attend est une motivation supplémentaire ! Si vous me suivez un peu, vous commencez à connaitre pas manie (voir mono-manie) de vouloir glisser des légumes partout où je le peux, et surtout dans les recettes sucrées. Cette fois-ci, l'ajout n'est pas si audacieux que ça, car je n'ai fait finalement que reprendre un grand classique : le carrot cake. Sauf que je l'ai décliné en porridge, pour allier à la fois le côté douillet du porridge, et gourmand du carrot cake... J'ai d'ailleurs opté ici pour une version "écureuil", aux noisettes bien ronde en bouche, mais on peut aussi tenter une version aux noix, ou encore, moins local et plus onéreux, aux noix de Pécan ou du Brésil...
Cuillère et saladier : Porridge express façon carrot cake (vegan)
Petite note sur la technique préparation du porridge : parce que le matin, lorsque je me lève, il me faut mon petit déjeuner vite vite (je ne suis pas de ces gens qui peuvent faire leur jogging à jeun en se levant !) et puis aussi, il faut bien le dire, parce que j'aime me simplifier la vie, lorsque je prépare du porridge, j'opte pour la version express et flemmarde. En clair, je me contente de verser un liquide bouillant sur mes flocons, je mélange et je laisse gonfler. Je ne m'embête pas à faire cuire à la casserole, ou même à la vapeur. Ma méthode n'est peut-être pas très traditionnelle, mais elle me convient. Le secret pour que ça marche, c'est 1) d'utiliser un liquide très chaud 2) d'utiliser des PETITS flocons d'avoine. Si on opte pour des gros, ou pour d'autres flocons de céréales (type blé, orge, seigle), alors il faudra passer par la case cuisson (ou laisser reposer plus longtemps, un peu comme un overnight porridge). En revanche, d'expérience, cette méthode fonctionne aussi bien avec les flocons de légumineuse et ceux de riz.
Cuillère et saladier : Porridge express façon carrot cake (vegan)
Pour 1 bol :
  • 2-3 c. à s. de petits flocons d'avoine
  • 1 c. à s. de son d'avoine (ou de flocons supplémentaire)
  • 1/2 carotte de taille moyenne
  • 1 poignée de raisins secs
  • 1 c. à c. de cannelle
  • 1 c. à c. de quatre-épices (ou un mélange de muscade, gingembre, girofle,...) 
  • 1 grosse c. à c. de purée de noisette
  • env. 15 cl d'eau (ou de lait végétal)
  • 1 poignée de noisettes
  • produit sucrant au choix (sucre complet, sirop d'érable...) - facultatif
Cuillère et saladier : Porridge express façon carrot cake (vegan)
Râper la carotte.
Dans un bol, mélanger les flocons et le son d'avoine, les épices et la carotte râpée.
Faire chauffer l'eau avec les raisins secs.
Lorsque l'eau bout, la verser dans le bol et bien mélanger. Ajouter la purée de noisette et le sucrant et mélanger à nouveau. Couvrir et laisser gonfler 5 à 10 minutes.
Pendant ce temps, torréfier les noisettes à sec dans une poêle puis les concasser grossièrement.
Lorsque les flocons ont absorbé le liquide, ajuster la texture à votre convenance, ainsi que le sucrant. Parsemer des noisettes concassées.

Variante : On peut ajouter du zeste d'orange râpé au porridge.
Cuillère et saladier : Porridge express façon carrot cake (vegan)
Note : On peut préparer ce porridge en version "classique", en faisant cuire les flocons d'avoine : placer les flocons et le son dans une casserole avec les épices, les raisins secs, la carotte râpée, le sucrant et la purée de noisette. Faire cuire sur feu doux une dizaine de minutes, en remuant constamment pour éviter que le porridge n'accroche. Servir parsemé de noisettes torréfiées.
Une cuisson vapeur est aussi possible : dans ce cas, mélanger tous les ingrédients sauf les noisettes dans un bol supportant la cuisson, faire cuire environ 10 minutes à la vapeur et ajouter les noisettes torréfiées au moment du service. 

jeudi 26 mars 2020

Chou farci au potimarron, lentilles corail et thé fumé

Cuillère et saladier : Chou farci végétarien au potimarron, lentilles corail et thé fumé
Si je dois être bien sincère, la paternité de cette recette de chou farci végétarien ne me revient pas vraiment... Elle est en effet très fortement inspirée de celle d'un de mes collègues, qui nous en fait goûter une version délicieuse il y a quelques temps. J'avais mis l'idée de côté bien au chaud en me disant que ce serait pour l'année prochaine, mais comme en ce moment, ce n'est pas la folie au niveau fruits et légumes et que je suis tombée sur de beaux choux verts de taille raisonnable, je me suis dit que c'était l'occasion de me lancer et de partager cette recette avec vous, avant que ce ne soit plus du tout d'actualité. Ici le temps s'est pas mal refroidi, ce genre de plat mijoté bien réconfortant est d'autant plus appréciable.
Cuillère et saladier : Chou farci végétarien au potimarron, lentilles corail et thé fumé
Croyez le ou non, bien que ce soit apparemment un classique de la cuisine française, je n'ai jamais ni mangé et encore moins cuisiné de chou farci, alors je suis partie à la pêche aux information. Après quelques pérégrinations sur le net, je me suis vite aperçue qu'il existait plusieurs façons de faire, entre ceux qui reconstituent le chou directement dans la cocotte, ceux qui l'effeuillent délicatement, ceux qui optent pour une cuisson à la casserole ou ceux qui préfèrent celle au four... J'ai donc sans complexe fait un petit mix personnel !
Cuillère et saladier : Chou farci végétarien au potimarron, lentilles corail et thé fumé
Je me suis bien amusée à reconstituer le chou, façon trompe l'oeil. Si vous avez cependant la flemme, vous pouvez en faire une version paupiette, ou pour pas même simplement lasagnes de chou ? Si au contraire vous êtes vraiment courageux (ou que vous avez du temps à tuer, c'est au choix), pourquoi ne pas opter, au lieu d'un gros chou farci, pour de petits choux individuels ? Ici, comme on approche tout de même de la fin de la saison, on trouve facilement des petits formats. C'est d'ailleurs avec un chou "format réduit" que j'ai élaboré cette recette.
J'ai opté pour une cuisson à la casserole, mais une cuisson au four est aussi possible, avec un fond de bouillon dans une cocotte (c'est le moment où jamais de sortir votre cocotte en fonte si vous en avez une !).
Cuillère et saladier : Chou farci végétarien au potimarron, lentilles corail et thé fumé
Pour 1 petit chou (2 personnes) :
  • 1 petit chou vert pommé
  • 300 g de potimarron
  • 1 petit oignon
  • 30 g de lentilles corail
  • env. 15 cl d'eau + 1 c. à s. de thé fumé
  • sauce soja
  • 1-2 c. à c. de paprika fumé
  • 1-2 c. à s. de levure de bière
  • env. 1,5 l de bouillon de légumes
Cuillère et saladier : Chou farci végétarien au potimarron, lentilles corail et thé fumé
Blanchir le chou : Faire chauffer une grande casserole d'eau. Lorsqu'elle bout, y plonger le chou et le blanchir 567 minutes. Le placer ensuite dans un saladier d'eau froide.
Faire chauffer 15 cl d'eau, y faire infuser le thé fumé une dizaine de minutes.
Préparer la garniture : Ouvrir le chou feuille à feuille sans les détacher de la base pour récupérer le cœur. L'émincer finement et réserver.
Émincer l'oignon. Couper le potimarron en morceaux.
Faire chauffer un peu d'huile dans une casserole, y faire revenir l'oignon. Lorsqu'il blondit, ajouter le chou émincé, le faire revenir encore quelques minutes puis ajouter les dés de potimarron, les lentilles corail et couvrir avec le thé infusé filtré. Saler avec un peu de sauce soja. Couvrir et laisser mijoter jusqu'à ce que les lentilles soient bien cuites et le potimarron bien tendre.
Ecraser légèrement la farce à la fourchette, ajouter le paprika fumé et la levure de bière. Rectifier l’assaisonnement en sauce soja et épices.
Reconstituer le chou : Placer le chou sur un linge propre. Placer une boule de farce au centre du chou à la place du cœur. Refermer le chou en répartissant la farce entre les feuilles. Lorsque le chou est reconstitué, refermer le linge, bien serrer, fixer avec une ficelle.
Faire cuire le chou : Placer le chou emballé dans une grande cocotte avec le bouillon de légumes. Porter à ébullition sur feu doux et faire cuire 45 minutes à une heure, jusqu'à ce que le chou soit bien tendre.
Sortir le chou du bouillon, enlever le linge et transférer délicatement le chou dans le plat de service. Servir bien chaud.

Variantes : On peut ajouter à la farce quelques châtaignes et/ou un peu de tofu fumé émietté pour accentuer le côté fumé.
Cuillère et saladier : Chou farci végétarien au potimarron, lentilles corail et thé fumé

mardi 17 mars 2020

Brioches vapeur (Baozi) aux légumes

Cuillère et saladier : Brioches vapeur (Baozi) aux légumes vegan végétarien
Je suis une grande fan de dim sum en tout genre, et en particulier de ceux cuits à la vapeur. Cela faisait donc un moment que j'avais envie de réaliser des brioches vapeur fourrées de type baozi. Mais je ne m'étais jamais lancée, car cela me paraissait diablement compliqué et je m'en faisais tout un monde (comme tout ce qui sort de notre zone de confort en fait, que ce soit en cuisine ou dans d'autres domaines). Et puis comme bien souvent, la plus grande difficulté, c'est en réalité la barrière psychologique ! Bien sûr la réalisation de cette recette demande un peu de temps, mais niveau technique, on est pas non plus sur de l'hyper complexe... Certes, le pliage des petites brioches n'est pas facile facile, mais pas besoin de le maîtriser complètement pour réussir ces bouchées. Si le pliage de mes brioches n'était pas très régulier, elles étaient tout de même très bonnes, et c'est l'essentiel. D'ailleurs, si l'esthétique vous importe peu, vous pouvez aussi opter pour la solution "à l'arrache", et simplement rabattre anarchiquement les bords au-dessus de la garniture, sans essayer de former des plis artistiques...
Cuillère et saladier : Brioches vapeur (Baozi) aux légumes vegan végétarien
Je crois aussi que j'avais une sorte de frein culturel, comme bien souvent pour des plats issus de cultures qui ne me sont pas proches. Je sais que je n'arriverai pas à les réaliser dans les règles de l'art (d'une part parce que je ne me fait pas d'illusion sur la transmission culturelle possible par le biais d'un billet de blog, d'un livre ou d'une vidéo, quelque qu'en soit la qualité, d'autre part parce que je connais mon incapacité à suivre une recette !) mais surtout, je ne m'autorise pas à les revisiter comme je pourrais le faire avec une recette issue de la tradition française ou plus largement occidentale. Alors que je n'ai aucun complexe à revisiter la recette de la quiche (ce que je fais d'ailleurs régulièrement) ou celle du Paris-Brest, avec des plats plus "exotiques", cela m'est bien plus difficile. Je ne m'en sens pas légitime en quelque sorte. (Est-ce que je suis la seule à ressentir ça, ou je suis une alien ?) Du coup, je précise bien que ceci est mon interprétation des baozi, une sorte de "variation sur le thème de".  Je sais bien que cette version est assez éloignée de la recette chinoise, ne serait-ce parce que je les ai réalisé avec de la farine complète en lieu et place de la farine très blanche traditionnellement utilisée.
Cuillère et saladier : Brioches vapeur (Baozi) aux légumes vegan végétarien
Cette recette, je la voie un peu comme une recette "de base", que l'on peut customiser à l'envi, en variant les garnitures (j'ai d'ailleurs déjà plein d'idées maintenant que j'ai franchis le pas !). J'ai opté ici pour une version un peu piquante, avec de la pâte de curry, mais on peut aussi assaisonner les légumes avec un peu de miso (ou de sauce soja) et d'huile de sésame grillé ou de purée de cacahuète, ajouter du gingembre frais râpé, de la ciboulette ou de la ciboule, etc. Ne pas hésiter pas non plus à varier les légumes, outre les carottes et les navets, on peut opter pour du radis noir, du chou, quelques feuilles d'épinards ou pour une note plus asiatique des pousses de bambou ou des pousses de haricots mungo... Bref, on adapte à ses goûts, l'inspiration du moment et le contenu de ses placards...
J'ai testé deux modes de cuisson : entièrement à la vapeur, ou alors à la poêle. Les deux m'ont bien plus. Avec la première, on arrive à un résultat bien moelleux et un peu "chewy", si caractéristique de la cuisson vapeur. Avec la seconde, on ajoute le croustillant du fond légèrement frit. Les deux sont excellentes, à vous de choisir celle qui vous convient le mieux. Ceci étant dit, si vous compter réchauffer les brioches, optez plutôt pour la première option, car la seconde s'avère plus difficile à réchauffer.
Cuillère et saladier : Brioches vapeur (Baozi) aux légumes vegan végétarien
Pour 8-9 brioches :
Pour la pâte :
  • 225 g de farine (ici complète - d'où la couleur !)
  • 1/2 sachet de levure de boulanger sèche
  • 1 c. à c. de sucre
  • 1 belle pincée de sel
  • 150 ml d'eau tiède
  • 1 petite c. à s. de levure chimique + 1/4 c. à s. d'eau
Pour la garniture
  • env. 300 g de légumes racine (ici, mélange de carotte et de navet)
  • 4-6 champignons noirs déshydratés
  • 1 c. à s. d'huile de cuisson (ici coco)
  • 1 c. à s. de pâte de curry
  • 1 trait d'huile de sésame grillé
Cuillère et saladier : Brioches vapeur (Baozi) aux légumes vegan végétarien
Préparer la pâte à brioche : Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel. Ajouter la levure*, verser l'eau et laisser reposer quelques minutes.
Mélanger à la main pour incorporer complètement l'eau à la farine, jusqu'à obtenir une boule. Placer la boule sur le plan de travail fariné et pétrir la pâte cinq à dix minutes, jusqu'à ce qu'elle soit bien lisse et élastique. Au besoin, rajouter un tout petit peu d'eau ou de farine.
Remettre la pâte dans le saladier, couvrir d'un torchon humide et laisser lever à l'abri des courants d'air jusqu'à ce que la pâte double de volume (1h30 à 3h, selon la chaleur de la pièce).

* A noter : Selon la marque de levure, il faut parfois réhydrater préalablement la levure. Dans ce cas, mélanger la levure avec un peu d'eau et le sucre, et laisser reposer une dizaine de minutes avant de verser sur la farine mélangée au sel. Référez-vous aux instructions sur le paquet.
Cuillère et saladier : Brioches vapeur (Baozi) aux légumes vegan végétarien
Pendant ce temps, préparer la garniture : Réhydrater les champignons dans un peu d'eau tiède. Couper les légumes en fine julienne.
Faire chauffer l'huile dans une poêle ou un wok, y faire revenir les légumes jusqu'à ce qu'ils soient juste tendres. Couper le feu et incorporer la pâte de curry et l'huile de sésame grillé.
Couper les champignons réhydratés en gros morceaux, les ajouter au mélange précédent et bien mélanger. Rectifier l’assaisonnement au besoin Réserver.
Préparer les bouchées : Lorsque la pâte a doublé de volume, la remettre sur le plan de travail fariné. Mélanger la levure chimique avec l'eau, verser sur la pâte et pétrir à nouveau pour l'incorporer.
Diviser la pâte en 8 à 9 pâtons de 35 à 40 g. et former de petites boules. Sur le plan de travail bien fariner, étaler chaque pâtons en galette d'environ 10 cm de diamètre, en tirant sur les côtés, afin que le centre soit plus épais que les bords. Placer env. 1 c. à s. de farce au centre de chaque cercle. Refermez les brioches en ramenant progressivement les bords de la pâte vers le centre en vous aidant de votre index (voir cette vidéo par exemple pour la marche à suivre).
Placer les brioches dans le panier d'un cuit-vapeur tapissé de feuilles de salade (ou de papier sulfurisé) pour éviter qu'elles ne collent. Veillez à bien les espacer car les brioches prennent du volume à la cuisson. Remplir la cuve du cuit-vapeur d'eau froide, placer le panier dessus, refermer le couvercle et laisser reposer à nouveau une trentaine de minutes.
Pour la cuisson, porter doucement l'eau à ébullition. Compter 15 minutes de cuisson à partir de l'ébullition. Couper le feu, laisser reposer encore 5 minutes à couvert avant d'ouvrir et déguster !
Servir éventuellement avec une petite sauce composée de sauce soja et d'huile de sésame grillé.

Note : Les baozis peuvent se préparer à l'avance et être réchauffés quelques minutes à la vapeur. On peut aussi les congeler, aussi bien cuits que crus, et les décongeler directement à la vapeur (s'ils sont crus, prolonger simplement le temps de cuisson initial d'environ 5 minutes).
Variante (cuisson) : Comme pour les raviolis, on peut opter pour une cuisson à la poêle. Dans ce cas, faire chauffer un peu d'huile de cuisson dans une sauteuse. Lorsqu'elle est chaude, y placer les brioches, en les espaçant bien. Faire dorer quelques minutes, puis ajouter un verre d'eau (attention aux éclaboussures), couvrir et poursuivre la cuisson à feu doux une quinzaine de minutes, jusqu'à ce que l'eau soit complètement évaporée.

Variante (garniture) : On peut varier les saveurs de la garniture : ici j'ai opté pour une version un peu piquante, avec de la pâte de curry, mais on peut aussi assaisonner les légumes avec un peu de miso (ou de sauce soja) et d'huile de sésame grillé ou de purée de cacahuète, ajouter du gingembre frais râpé, de la ciboulette ou de la ciboule, etc. N'hésitez pas non plus à varier les légumes, outre les carottes et les navets, on peut opter pour du radis noir, du chou, quelques feuilles d'épinards ou pour une note plus asiatique des pousses de bambou ou des pousses de haricots mungo...
Pour une version un peu plus protéinée, ajouter à la farce un peu de tofu ferme émietté.
Cuillère et saladier : Brioches vapeur (Baozi) aux légumes vegan végétarien

jeudi 12 mars 2020

Tarte aux pommes (presque classique) au parfum d'amande

Cuillère et saladier : Tarte aux pommes parfum amande
Le mois de mars, c'est un peu le no-man's-land au niveau fruits et légumes, et plus encore pour les fruits : on arrive vraiment sur la fin des produits d'hiver, et ceux de printemps ne sont pas encore arrivés (même si j'ai pu déjà voir sur certains étals les premières asperges !). Du coup, on se rabat sur les classiques, comme avec cette tarte aux pommes, réalisée pour l'anniversaire de mon père, dont, ça tombe bien, c'est l'un des desserts préférés ! Parce qu'on ne se refait tout de même pas tout à fait, si je suis partie sur une base de tarte aux pommes assez classique, je n'ai pas pu m'empêcher d'y ajouter ma petite touche personnelle, avec une pâte à tarte légèrement épicée et une petite "crème" parfumée à l'amande.
Cuillère et saladier : Tarte aux pommes parfum amande
Pour 1 petite tarte (20 cm de diamètre - 4/6 personnes)
Pour la pâte :
  • 160 g de farine complète
  • 40 g de farine de Gaudes*
  • 1/2 c. à c. d'épices à pain d'épices
  • 50 g de purée d'amande
  • 50 g d'huile de coco
  • 1 c. à s. de sucre complet
  • 5-10 cl d'eau (ou de lait végétal)
*La farine de Gaudes (farine de maïs grillé) apporte une petite note torréfiée. A défaut, vous pouvez la remplacer par de la farine de châtaigne, de la farine de maïs que vous aurez vous-même préalablement légèrement torréfié, ou tout simplement par de la farine de blé supplémentaire. 

Pour la garniture :
  • 250 g de compote (ici pomme-coing-poire)
  • 1 c. à s. de purée d'amande blanche
  • 2-3 gouttes d'arôme d'amande amère
  • 4-5 pommes à cuire (type Reinette)
  • jus de citron 
  • amandes effilées (facultatif)
Cuillère et saladier : Tarte aux pommes parfum amande
Préparer la pâte : Mélanger les farines, les épices et le sucre dans un saladier. Ajouter la purée d'amande et l'huile de coco solide. Mélanger du bout des doigts pour sabler la pâte. Verser un peu d'eau petit à petit et pétrir rapidement pour obtenir une boule. Envelopper dans un torchon et laisser reposer minimum 30 minutes au frais.
Préchauffer le four à 180°C.
Faire cuire la pâte à blanc : Etaler la pâte sur le plan de travail fariné sur une épaisseur d'environ 0,5 cm. Foncer un moule à tarte, piquer à la fourchette, lester avec des haricots, des petits cailloux, des noyaux ou des billes en céramique et faire cuire la pâte à blanc une dizaine de minutes. Enlever les poids et poursuivre la cuisson et remettre au four 5 minutes.
Pendant ce temps, préparer la garniture : Mixer la compote avec la purée d'amande jusqu'à obtenir une texture bien lisse. Ajouter l'arôme d'amande amère et mélanger de nouveau. Réserver.
Eplucher les pommes et les couper en fines lamelles. Les enrober de jus de citron pour éviter qu'elles ne noircissent.
Une fois la pâte cuite, étaler la compote parfumée à l'amande sur le fond de tarte, et bien lisser. Répartir les lamelles de pomme en les faisant se chevaucher. Saupoudrer d'amandes effilées.
Enfourner à nouveau pour une vingtaine de minutes, jusqu'à ce que les lamelles de pomme soient tendres et légèrement dorées.
Sortir du four et laisser tiédir (voir refroidir) avant de servir.

Note : Cette tarte est très peu sucrée. Pour les becs sucrés, n'hésitez pas à ajouter un peu de sucre à votre compote, à saupoudrer la tarte d'un peu de sucre à mi-cuisson ou à la napper d'un peu de sirop d'agave ou de gelée d'abricot diluée (comme les pros !).

Variante : On peut remplacer la compote par une "crupote" de pomme ou de poire (en saison), réalisée en mixant simplement des fruits bien mûrs.
Cuillère et saladier : Tarte aux pommes parfum amande

jeudi 5 mars 2020

Sauce aux champignons et miso

Cuillère et saladier : Sauce aux champignons et miso vegan
On est d'accord, les sauces, c'est essentiel en cuisine. Une bonne sauce, ça vous transforme un plat, c'est le truc qui apporte un vrai plus à votre plat à peu de frais. Pourquoi croyez-vous qu'il existe des linéaires entiers consacrés aux sauces dans les supermarchés ? Les pâtes à l'huile d'olive, c'est pas mal, mais les pâtes au pesto, c'est tout de suite mieux ! Et bien cette sauce aux champignons, c'est un peu le même esprit : c'est une petite recette toute simple, mais qui va vite devenir un indispensable pour égayer votre cuisine du quotidien. Il est vrai que pour ma part, je fonctionne beaucoup comme ça au jour le jour. Plutôt que de me casser la tête et passer trois heures à cuisiner des plats super élaborés, des gratins de ci, des lasagnes de ça, j'opte souvent pour l'option : cuisson toute simple + bon assaisonnement, et cette sauce s'inscrit tout à fait dans cette démarche. Mes repas, surtout le soir, ressemblent souvent à : salade (ou une autre crudités si mes intestins sont en forme) + légumes cuits vapeur (dans mon super Vitaliseur - mais ça marche avec n'importe quel cuit-vapeur, panier vapeur ou marguerite) + une céréale et/ou une légumineuse "brute", le tout arrosé d'une bonne petite sauce.
Cuillère et saladier : Sauce aux champignons et miso vegan
Outre les sauces plus classiques à base de purée d'oléagineux, cette sauce aux champignons fait partie de mes favorites. Sa texture bien enveloppante fait qu'elle se marie parfaitement avec des légumes un peu aqueux comme une fondue de poireaux ou des épinards. Mélangée à du riz cuit, elle donne un espèce de risotto express délicieux et en version bien fluide, elle est parfaite pour les pâtes. On peut s'en servir directement pour garnir des galettes de sarrasin ou des sandwichs grillés, voir la déguster froide sur des tartines... Bref, c'est LA sauce polyvalente par excellence !
Cuillère et saladier : Sauce aux champignons et miso vegan

Pour 1 bol :
  • 200 g de champignons de Paris (bruns de préférence)
  • 200 g de crème de soja lactofermentée  (ou de yaourt, voir note)
  • 1 c. à s. de miso brun 
  • 1 c. à s. de vinaigre de riz, de cidre ou blanc
  • 2 c. à c. d'huile de sésame toastée
  • 1 peu d'huile de cuisson
Cuillère et saladier : Sauce aux champignons et miso vegan
Laver les champignons et les émincer finement.
Faire chauffer un peu d'huile de cuisson dans le fond d'une casserole et y faire revenir les champignons jusqu'à ce qu'ils soient tendres et bien dorés.
Dans un petit bol, délayer le miso avec le vinaigre.
Verser la crème de soja dans la casserole avec les champignons, ajouter le mélange au miso puis l'huile de sésame et laisser mijoter quelques minutes à feu doux.
Rectifier au besoin l'assaisonnement en vinaigre ou en sésame.

On obtient ainsi une sauce assez épaisse, ne pas hésiter pas à ajuster la consistance à vos besoins en ajoutant un peu d'eau, jusqu'à obtenir la texture qui vous satisfasse.

Conservation : Cette sauce se conserve très bien quelques jours dans un pot en verre au réfrigérateur. 

Note : A défaut de crème de soja lactofermentée (qui s'apparente à une crème épaisse), on peut utiliser du yaourt. Dans ce cas on veillera, une fois le yaourt ajouté, à chauffer la sauce à feu très très doux (idéalement même au bain-marie), au risque de la voir se déphaser. 

jeudi 27 février 2020

Petits pains aux noix et aux carottes

Cuillère et saladier : Petits pains aux noix et aux carottes
Depuis que j'ai déménagé dans le Sud-Ouest, j'ai la chance d'avoir accès facilement à du très bon pain, au levain et à partir de farines issues de semences paysannes (et depuis peu, livré directement au bureau !). Du coup, le revers de la médaille, c'est que je ne boulange plus trop, même si j'aime toujours autant ça. Il faut dire qu'en plus, je n'ai pas une consommation de pain très importante, donc je trouve que cela ne vaut pas vraiment le coup d'entretenir un levain, etc. etc. Je réserve donc plutôt les sessions boulange aux vacances, lorsqu'il est difficile de trouver du bon pain (et que j'ai plein de cobayes pour écouler ma production !). Cette fois-ci, c'est parce que je voulais des petits pains pour emporter pour mon séjour à la montagne que j'ai renoué avec la boulange. Hors de question pour moi de petit-déjeuner avec de la baguette blanche à la farine enrichie en gluten (comment ça, je suis difficile ? Non, je suis juste exigeante, et surtout, si je dois faire de l'exercice toute la matinée, j'ai besoin de quelque chose qui me tienne vraiment au corps, pas d'un espèce machin avec lequel je suis assurée d'avoir une crise d'hypoglycémie à 10 h !).
Cuillère et saladier : Petits pains aux noix et aux carottes
L'inspiration de ces petits pains m'est venue d'un pain que je trouvais en Allemagne et que j'aimais beaucoup, dans lequel était incorporé un peu de carotte râpée. On ne va pas se mentir, il faut chercher très très fort pour retrouver le goût de la carotte ici, mais je trouve qu'elle apporte un peu de texture supplémentaire, et surtout, une dose de fibres en plus, qui participe à faire baisser l'index glycémique de ces petits pains.
Mea culpa, la recette que je vous propose ici n'est pas au levain, car comme je ne fais pas de pain au quotidien, je n'ai pas de levain actif chez moi. J'ai donc opté pour du levain fermentescible, que l'on trouve en poudre dans les magasins bio. Bien sûr, ses vertus ne sont pas comparables à celle d'un véritable levain, mais on retrouve au moins le goût caractéristique...  Et vous pouvez tout à fait adapter la recette avec du levain frais, en utilisant par exemple la formule 1,2,3 de Makanai.
Pour les noix, je ne saurai que trop vous recommander de les choisir entières et de les décortiquer vous-même, car les cerneaux de noix que l'on peut trouver dans le commerce sont trop souvent rances...
Cuillère et saladier : Petits pains aux noix et aux carottes
Pour une douzaine de petits pains :
  • 450 g de farine complète (blé ou épeautre)
  • 2 c. à s. de levain fermentescible (ou 1 sachet de levure de boulanger déshydratée)
  • env. 25 cl d'eau tiède
  • 1 c. à c. de gros sel
  • 1 carotte
  • 100 g de cerneaux de noix (de préférence fraîchement décortiquées)
Cuillère et saladier : Petits pains aux noix et aux carottes
Délayer le sel dans un peu d'eau tiède.
Râper la carotte.
Dans un saladier, mélanger la farine, le levain, la carotte râpée et verser l'eau. Laisser reposer quelques minutes pour hydrater la farine. Pétrir à la main sur le plan de travail fariné (ou à la machine) une dizaine de minutes, jusqu'à obtenir une pâte bien lisse qui ne colle pas aux mains (ajuster la quantité de liquide à votre farine). Ajouter alors les cerneaux de noix grossièrement concassés et pétrir à nouveau pour les incorporer. Former une boule et la remettre dans le saladier.
Couvrir le saladier d'un torchon humide et laisser lever 2-3 h dans une pièce pas trop chaude (voir 10-12h au frais).
Passé ce temps, dégazer la pâte, et pétrir de nouveau sur le plan de travail fariné, en essayant de bien répartir les noix.
Former un boudin de pâte et le détailler en 12 à 15 pâtons. Former des petites boules et les déposer sur une plaque à four recouverte d'une feuille anti-adhésive.
Couvrir d'un torchon humide et laisser lever à nouveau 1h30 à 2h.
Préchauffer le four à 200°C.
Enfourner les petits pains pour une trentaine de minutes : vérifier la cuisson en retournant les petits pains, ils doivent sonner creux.
Laisser refroidir sur une grille à pâtisserie.

jeudi 20 février 2020

Pour une crêpe-party au succès garanti

Crêpes à la farine de châtaigne
  • Anticiper
Bien sûr, on peut préparer des crêpes en 10 minutes chrono, et ça marche. Mais pour des crêpes VRAIMENT réussies, rien ne vaut une pâte bien reposée... La plupart des recettes préconisent un heure de repos, mais en réalité, plus la pâte repose, meilleures sont les crêpes. Le mieux à mon sens est carrément de préparer la pâte la veille et de la laisser reposer toute une nuit au réfrigérateur.
Cette règle du "plus la pâte a reposé, meilleures sont les crêpes" se vérifie tout particulièrement si vous optez pour des galettes de sarrasin. Là, ça change vraiment tout ! Si vous prenez le temps de faire fermenter votre pâte à galette, c'est ainsi que ces dernières acquerront leur petit goût légèrement acide si caractéristique de toute bonne galette bretonne. L'idéal est donc de préparer la pâte la veille (et pour rappel, la pâte à galette c'est de la farine de sarrasin, de l'eau, un peu de sel et c'est tout !) et de la faire fermenter au chaud quelques heures (à cette saison, le dessus du radiateur ou le devant du poêle est tout indiqué). Lorsqu'elle bulle et dégage une légère odeur acidulée, c'est bon.
Gâteau de crêpes à la crème de marrons et à l'orange
  • Prévoir large
C'est connu, les crêpes, ça se mange sans faim (et du coup sans fin non plus !). On a toujours légèrement tendance à sous-estimer la quantité qu'on va pouvoir manger. Et rien de plus frustrant que de se retrouver en rade de pâte... Du coup, n'hésitez pas à prévoir large sur la pâte à crêpe/galette. D'autant que ces dernières se réchauffent très bien le lendemain pour le petit-déjeuner (ou le goûter, ou le diner...). Et si après avoir fait cuire des centaines de louches de pâte, vous n'avez plus de courage pour les derniers fonds de saladier, pas de soucis : la pâte (aussi bien celles des crêpes que des galettes) se conserve très bien 1-2 jours au frais et fait partie de ces préparations qui se congèlent très bien.
Sauce crue au chocolat
  • Customiser sa pâte (ou pas...)
Lorsque j'organise une crêpe-party, je préfère rester sur une base de pâte à crêpes assez neutre (farine de blé, lait végétal assez neutre, un peu de rhum et/ou de fleur d'oranger) mais voici quelques idées pour customiser votre pâte à crêpes
- varier les farines : remplacer une partie de la farine de blé par une farine plus riche en goût, comme la farine de noix, de noisette, farine de châtaigne, farine de Gaudes,...
- varier les liquides : chaque lait végétal apporte une saveur particulière, en particulier si vous en choisissez un assez typé comme le lait d'amande, de châtaigne ou encore de noisette. On peut d'ailleurs facilement remplacer les laits végétaux par un mélange purée d'oléagineux (amande, noisette, mais en salé aussi pourquoi pas sésame ou cacahuète) + eau. Pensez aussi aux boissons fermentées, type bière ou cidre, voir aux jus de fruits (pomme en particulier).
- aromatiser la pâte : introduisez dans la pâte des zestes d'orange ou de citron, ajouter un peu de rhum (ou pour ceux qui aiment, d'une liqueur plus parfumée comme du Cointreau, de l'Amandine, du cognac, du Limoncello,...), parfumez avec de l'eau de fleur d'oranger, de la vanille, de la cannelle,...
Quant à la pâte à galette, je suis fidèle à la recette traditionnelle : farine de sarrasin, eau, sel et basta. Ceci dit, il peut être sympa d'ajouter dans la pâte un peu de sésame (pour rehausser la saveur déjà légèrement torréfiée du sarrasin), ou des paillettes d'algues (pour renforcer le côté iodé).
Crêpes boulangères et sauce canneberge
  • Maitriser la cuisson
Le problème de la crêpe-party, c'est que sauf si l'on a l'une de ces crêpières de table électrique avec laquelle chacun peut se faire sa crêpe, si l'on fait cuire les crêpes à l'instant, on ne mange pas tous ensemble, et pour peu que votre cuisine soit séparée de la salle à manger, celui/celle qui fait les crêpes se retrouve un peu exilé... Pour pallier à ce problème, deux solutions : faire cuire les crêpes/galettes à l'avance, puis les réserver sur un plat sous un torchon ou une cloche (version fauchée : une assiette ou un plat retourné) jusqu'au moment de servir. Si vous les faites juste à l'avance, ça permet de les garder tièdes et donc de les manger comme ça (on peut même les réserver dans le four légèrement chauffé puis éteint). Cette méthode convient mieux je trouve aux crêpes, qui souffrent d'être dégustées légèrement tièdes, qu'aux galettes, que j'aime manger bien chaudes. Sinon, seconde solution, vous pouvez aussi les réchauffer une par une à la poêle au moment du service, et vous en profitez pour les garnir directement dans la poêle. J'opte pour cette solution pour les galettes, pour lesquelles il plus agréable que la garniture soit bien chaude.
Beurre de pommes
  • Varier les garnitures
L'une des choses que j'adore, lors des soirées crêpes/galettes, c'est qu'on peut tester plein de trucs différents. C'est LE repas personnalisable par excellence (d'ailleurs chez mes parents, c'était l'un des rares repas où l'on avait le droit de ne pas manger tous la même chose). Pour les plus aventureux, on peut même tester les crêpes bi-goût (voir tri ou quadri-saveurs...).
Voici quelques ingrédients que j'aime glisser dans mes galettes/crêpes :
En version salée
- fondue de poireaux, ratatouille, poêlée de légumes en tout genre, champignons (frais ou cuisinés), courge rôtie,...
- lamelles de tofu fumé ou parfumé, tofu brouillé, rondelles de saucisse...
- choucroute (crue ou cuite)
- tomates séchées, artichauts marinés, olives
- tartare d'algue...
clairement, c'est le moment de sortir tout les petits restes du frigo !

Pour la version sucrée, ma préférée reste la classique sucre complet-citron, mais j'aime aussi :
- confitures en tout genre (la confiture de framboise est ma préférée), lemon curd...
- coté fruits, on pense aux fruits poêlés (pommes, poires, mais aussi prunes ou abricots en saison), aux compotes, voir aux lamelles de fruits frais ;
- beurre de pomme ou de courge
on arrose le tout d'un peu de sauce chocolat, voir de sauce caramel pour le plus gourmands !
Beurre de courge
 Et vous, les crêpes/galettes vous les aimez comment ?

jeudi 13 février 2020

Galettes de légumes

Cuillère et saladier : Galettes de légumes vegan
Est-ce que ça vous arrive aussi de vous retrouver avec pas grand-chose dans votre frigo, pas envie de vous casser la tête pour cuisiner et diablement besoin de préparer un repas simple, nourrissant et si possible facile à transporter et à réchauffer ? Si oui, ces galettes sont faites pour vous. Je vous livre ici l'une de mes bottes secrètes (pas si secrète que ça) pour une cuisine sans prise de tête. En cuisine, je fonctionne pas mal avec des bases, que je décline ensuite. C'est le cas ici : il ne s'agit pas tant d'une recette précise que d'un "mode opératoire" adaptable à l'infini : n'hésitez pas à l'adapter au contenu de vos placards et à vos goûts. On peut ainsi varier les légumes : opter pour du panais, du céleri, de la courge, ou même de la betterave pour une version rose ! On peut aussi y glisser si l'on veut les restes du frigo en utilisant comme liquide un reste de soupe, glisser des petits morceaux de tofu, une cuillère de pesto... bref feel free ! Le tout est d'avoir la main un peu lourde sur l'assaisonnement, car la base de flocons est tout de même assez fade, et si vous ne musclez pas un peu le tout avec des épices ou d'autres éléments au goût un peu fort, il peut y avoir un côté pauvre en saveurs.
J'aime servir ces galettes avec une petite sauce à base de purée de sésame, jus de citron et un peu d'eau, mais elles fonctionnent aussi très bien avec une sauce au yaourt bien citronnée pleine d'herbes fraîches.
Elles sont parfaites pour glisser dans les lunch-box, ou à emporter en pique-nique, car elles se dégustent aussi bien chaudes que tièdes ou froides.
Cuillère et saladier : Galettes de légumes vegan
Pour 4-6 galettes :
  • 6 c. à s. de flocons d'avoine
  • 3 c. à s. de flocons de pois chiche ou de pois cassés
  • env. 150 g de légume racine, courge, etc. (l'équivalent d'une petite carotte)
  • 1 belle c. à c. de purée de graines ou d'oléagineux (tahin, purée de cacahuète, de noisette, d'amande, de cajou,...)
  • 1 pincée de sel
  • 2 c. à s. d'épices (zaatar, curry, curcuma, épices tandoori,thym,...)
  • 2 c. à s. de petites graines (tournesol, sésame, pavot,...) (facultatif)
  • env. 25 ml d'eau (ou autre liquide : bouillon, lait végétal...)
Cuillère et saladier : Galettes de légumes vegan
Râper les légumes.
Dans un saladier, placer les légumes râpés, les flocons, les épices et le sel. Bien mélanger.
Faire bouillir environ 10 cl d'eau (ou autre liquide choisi). Ajouter l'eau au mélange précédent, en procédant cuillerée par cuillerée, jusqu'à obtenir une pâte très épaisse. Incorporer alors la purée d'oléagineux et les graines.
Laisser reposer quelques minutes, le temps que les flocons gonflent.
A l'aide de deux cuillères à soupe et de vos mains mouillées, former les galettes. La pâte doit bien se tenir, au besoin, ajouter un peu de farine ou de fécule.
Faire cuire les galettes à la poêle huilée, 5-7 minutes de chaque côté.
Cuillère et saladier : Galettes de légumes vegan
Note : Il est intéressant ici d'associer flocons de céréale et de légumineuse pour avoir des protéines complètes. Toutefois, on peut très bien utiliser uniquement des flocons d'avoine. On peut aussi varier à l'envie les différents flocons : incorporer des flocons de sarrasin, de châtaigne, de quinoa, ou autre. Il est cependant important de garder une base de flocons d'avoine, qui ont plus que tout autre cette capacité à "faire masse" et contribuent donc à la tenue de la pâte. Si vous optez pour une version sans flocons d'avoine (ce qui est possible), il est alors préférable d'incorporer en sus un liant type fécule, graines de chia ou de lin moulues...

Il s'agit d'une recette adaptable à l'infini : n'hésitez pas à l'adapter au contenu de vos placards et à vos goûts. On peut ainsi varier les légumes : opter pour du panais, du céleri, de la courge, ou même de la betterave pour une version rose ! 
Quelques variantes testées et approuvées : 
- carotte-purée de sésame-zaatar-graines de toursenol
- courge-purée de cacahuète- éclats de cacahuète- levure maltée
- betterave-purée d'amande-thym
- panais-purée de noisette...

jeudi 6 février 2020

Terrine de potimarron et lentilles corail aux noix

Cuillère et saladier : Terrine de potimarron et lentilles corail aux noix (vegan)
Oui la saison des courges commence à tirer à sa fin (encore que), et vous pourriez trouver qu'il est un peu tard pour vous proposer des recettes à base de cucurbitacées... mais au contraire, courez chez votre maraîcher/primeur tant qu'il est encore temps ! Bien que je mange de la courge (quelle quelle soit) quasi quotidiennement depuis trois mois, je reste toujours fascinée par les potentialités et la variété de cette famille de légumes. Rien que si l'on s'en tient à la texture de la chair, le choix est vaste entre les courges de type musquée, à chair dense-mais-pas-trop, les courges type citrouille, énormes, beaucoup plus aqueuses et presque filandreuses, les "type potimarron" à la texture ultra-dense et limite farineuse en passant par les courges spaghetti, tout de même très étonnantes avec leur chair à fil... les courges sont un terrain de jeu infini ! (et je ne parle même pas des possibilités si l'on fait rentrer en ligne de compte les différences de saveurs). C'est sans doute pour cela que je me m'en lasse (presque) pas d'en manger d'octobre à avril...
Cuillère et saladier : Terrine de potimarron et lentilles corail aux noix (vegan)
Pour cette recette, on exploite ici le potentiel liant de la chair cuite du potimarron, très dense. Aussi, je ne vous recommande pas de substituer par une autre sorte de courge, ou alors il vous faudra peut-être forcer un peu sur l'agar-agar. J'ai choisi d'utiliser des lentilles corail, autant pour la couleur que pour leur cuisson rapide, mais je suis sûre que cela fonctionne aussi avec des lentilles vertes ou brunes. Si vous utilisez ces dernières cependant, veillez à bien les faire tremper préalablement, et prévoyez un temps de cuisson plus conséquent : minimum 40 minutes, voir plus, pour qu'elles soient bien fondantes.
 Cuillère et saladier : Terrine de potimarron et lentilles corail aux noix (vegan)
Pour 1 petite terrine :
  • 100 g de lentilles corail
  • 1 feuille de laurier
  • 250 g de potimarron
  • 1 oignon pas trop gros
  • 1 belle c. à s. de sauce soja
  • 1 c. à s. de levure de bière
  • 1-2 c. à s. de liqueur de noix ou de cognac
  • 1 c. à c. d'agar-agar
  • 1 dizaine de cerneaux de noix
Cuillère et saladier : Terrine de potimarron et lentilles corail aux noix (vegan)
Placer les lentilles corail dans une petite casserole avec le laurier et 2 fois leur volume d'eau froide. Porter à ébullition, couvrir et faire cuire une quinzaine de minutes, jusqu'à ce que les lentilles soient cuites et aient absorbé toute l'eau.
Couper le potimarron en gros morceaux. Eplucher et émincer l'oignon.
Faire chauffer un peu d'huile dans une sauteuse, et y faire revenir l'oignon. Quand il est bien caramélisé, ajouter les dés de potimarron et faire revenir encore quelques minutes. Ajouter la sauce soja et mouiller d'un tout petit peu d'eau (5 à 10 cl). Couvrir et laisser cuire jusqu'à ce que le potimarron soit tendre. Remuer régulièrement pour éviter que cela n'accroche.
Lorsque le potimarron est bien cuit, l'écraser à la fourchette avec les lentilles corail. Ajouter l'agar-agar, la levure de bière puis l'alcool choisi. Rectifier au besoin l'assaisonnement : la préparation doit être bien relevée car elle perd un peu de goût avec l'évaporation de l'alcool en cuisson.
Ajouter ensuite les cerneaux de noix concassés et verser la préparation dans un petit moule à cake huilé. Décorer si vous le souhaitez de quelques cerneaux de noix supplémentaires.
Faire cuire à 180°C. pendant une quarantaine de minutes.
Laisser refroidir avant de démouler.
L'idéal est de préparer la terrine la veille, car elle gagne en fermeté et les saveurs se développent.
Cuillère et saladier : Terrine de potimarron et lentilles corail aux noix (vegan)

jeudi 30 janvier 2020

Beurre de courge (pumpkin butter)

Cuillère et saladier : Beurre de courge (pumpkin butter)
Après le temps des bûches fin décembre, celui des galettes fin janvier, voici venu le temps des crêpes et des beignets... Si je ne suis pas vraiment fan des seconds, j'aime beaucoup les premières, même si je me rends compte que je n'en fait finalement (trop) peu souvent. En attendant l'article de février qui vous donnera des pistes pour réaliser THE crêpe-party (ce sens du teasing...), je ne pouvais tout de même pas vous laisser en plan pour cette Chandeleur, j'ai choisi de vous proposer une recette de pumpkin butter, parfait pour étaler sur les crêpes que vous ne manquerez pas de réaliser ce jour-là. Le pumpkin butter (ou beurre de courge pour parler français) est une spécialité des Etats-unis, préparée notamment (comme nombre de recette à base de pumpkin) à l'occasion de Thanksgiving. Certes, Thanksgiving est passé depuis longtemps, mais les courges sont toujours de saison, alors autant en profiter (pourquoi remettre à plus tard les gourmandises que l'on peut faire dès maintenant ?). Le principe du beurre de courge, qui tient plus de la confiture que du véritable beurre, est assez simple : on mixe de la courge cuite  avec des épices, du jus de pomme (ou du cidre pour une version plus frenchy), de l'orange, pas mal de sucre dans la recette traditionnelle... puis on fait réduire le tout jusqu'à obtenir une texture de crème. On peut s'arrêter là (c'est déjà très très bon...) mais dans la recette traditionnelle, on fait ensuite encore réduire la préparation à la casserole : c'est ainsi qu'on obtient une texture bien épaisse et onctueuse, et que l'on développe encore plus les notes caramélisées.  Au fur et à mesure de la cuisson, la préparation devient de plus en plus épaisse et prend une couleur plus sombre, et l'on a une concentration des saveurs épicées. 
Cuillère et saladier : Beurre de courge (pumpkin butter)
Les Américains utilisent souvent de la purée de citrouille en conserve, j'ai pour ma part opté pour une cuisson de la courge au four, où elle acquiert déjà une certaine note caramélisée. Comme mélange d'épices, faute du fameux mélange pumpkin spices, j'ai utilisé un mélange d'épices à pain d'épices. Le mien est allemand (mélange d'épices pour Lebkuchen), je le préfère à ceux disponibles dans le commerce français. Il est un peu plus chargé en muscade que ceux que l'on trouve en France, qui font eux plus la part belle à la cannelle. Rien ne vous empêche de faire votre propre petit mélange, en jouant sur les quantités d'épices pour privilégier celles que vous préférez...
Cuillère et saladier : Beurre de courge (pumpkin butter)
Depuis que j'ai découvert ça, j'ai déjà fait plusieurs fois cette recette... La deuxième fois, j'ai oublié d'ajouter le sucre, et très franchement, cela ne m'a pas gêné... mais il faut dire que je n'ai pas le palais très sucré ! Le sucre apporte tout de même peut-être une note caramélisée un peu plus intense, à voir ce que vous recherchez. Il est important ici de choisir du sucre complet, très aromatique (je ne pense pas que le résultat soit le même avec du sucre blond). Beaucoup de recettes utilisent aussi du sirop d'érable, vous pouvez donc je pense l'y substituer, ou pour une version plus locale, utiliser un "sirop" de fruit, type sirop de Liège.
Outre tartiné sur des crêpes, on peut s'en servir pour agrémenter ses tartines du matin (ou du quatre-heure !), pour enrichir un porridge, remplacer la confiture dans son yaourt, ou même en garniture pour une brioche roulée voir comme base pour un pumpkin spice latte.
Cuillère et saladier : Beurre de courge (pumpkin butter)
Pour 1 pot :
  • 400 g de courge butternut
  • 15 cl de cidre (ou de jus de pomme fermenté)
  • Zeste d'1/2 orange bio
  • 2 c. à c. de cannelle en poudre
  • 2 c. à c. de mélange d'épices à pain d'épices
  • 1 c. à s. de sucre complet (facultatif)*
* J'ai fait une version avec et une version sans, et cela ne m'a pas gêné...
Cuillère et saladier : Beurre de courge (pumpkin butter)
Couper la courge butternut en deux, la placer sur la plaque du four et la faire cuire trente à quarante minutes, jusqu'à ce que la chair soit fondante.
Laisser tiédir, puis prélever la chair.
Placer la chair de butternut avec les épices le zeste d'orange râpé et le cidre dans le bol du mixer et mixer jusqu'à obtenir une texture lisse. Ajouter le sucre et mélanger à nouveau.
Transvaser la préparation dans une petite casserole et faire épaissir à feu doux une quinzaine de minutes, en remuant régulièrement pour éviter que la préparation n'accroche.
Verser le beurre de courge dans un pot en verre pour la conservation.

Conservation : Le beurre de courge se conserve très bien au réfrigérateur deux voir trois semaine. Pour une conservation plus longue, vous pouvez aussi stériliser les pots une fois fermés. 

Note : J'ai utilisé ici de la courge butternut, mais tout type de courge peut convenir. Je vous conseille de choisir une variété assez aromatique et pas trop aqueuse, comme la courge musquée de Provence ou la longue de Nice, buttercup,... Si vous optez pour une autre variété, qu'elle soit plus aqueuse (potiron, citrouille) ou plus dense (famille des potimarron), il faudra sans doute ajuster la quantité de liquide et le temps de cuisson pour obtenir la bonne consistance.  
Cuillère et saladier : Beurre de courge (pumpkin butter)