Affichage des articles dont le libellé est cru. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cru. Afficher tous les articles

samedi 7 juin 2025

Salade concombre rhubarbe

En faisant mes courses, je suis tombée sur de la superbe rhubarbe (chose rare dans le Sud-ouest où elle est souvent rachitique), et en plus à un prix abordable, alors je n'ai pas pu résister, j'en ai acheté quelques tiges. Mais voilà, une fois rentrée chez moi, je manquais un peu d'inspiration pour la cuisiner. Je n'avais pas envie d'une tarte, ni d'un crumble (qui sont un peu mes deux utilisations "par défaut"). Alors ni une ni deux, j'ai fait ce que je fais lorsque je suis en manque d'inspiration : j'ai ouvert mon répertoire des saveurs de Niki Segnit à la rubrique "rhubarbe". Sous l'item "rhubarbe et concombre" (une association à laquelle je n'aurai jamais pensé de prime abord), elle évoque une recette de salade concombre et rhubarbe crue de Paula Wolfert (qui est apparemment une grande autrice de recettes de cuisine américaine, mais complètement inconnue au bataillon en Europe, bien qu'elle soit une spécialise de la cuisine "méditerranéenne" !). 
J'ai donc repris l'idée de cette dernière, en l'arrangeant comme toujours à ma sauce. J'ai gardé sa technique de faire "cuire" rhubarbe et concombre dans du sel, puis de les assaisonner à l'huile d'olive et à la menthe, mais avec j'ai ajouter des amandes effilées torréfiées, pour apporter un peu plus de douceur à cette salade qui fait la part belle à l'acidité de la rhubarbe. Salade qui, bien que délicieuse, est à consommer tout de même avec modération, car la rhubarbe crue contient des petites doses d'acide oxalique, qui peut être entrainer des calculs rénaux ou vésicaux à forte dose (c'est d'ailleurs pourquoi il ne faut pas consommer les feuilles de rhubarbe qui en contiennent une grande quantité). 
Cuillère et saladier : Salade concombre rhubarbe

 Pour 2 personnes : 
  • 1/2 concombre
  • 1/2 tige de rhubarbe
  • 1 pincée de sel
  • 1 belle c. à s. d'huile d'olive vierge
  • 1 c. à c. de jus de citron 
  • 2 branches de menthe fraiche (ou 1/2 c. à s. de menthe séchées) 
  • 2-3 c. à s. d'amandes effilées  
Cuillère et saladier : Salade concombre rhubarbe
Couper le concombre en demi-lunes. 
Eplucher la rhubarbe et la couper également en "rondelles". 
Dans un saladier, mélanger le concombre et la rhubarbe, saupoudrer d'une pincée de sel. Bien mélanger et laisser reposer une dizaine de minutes minimum. 
Torréfier les amandes effilées.  
Egoutter les concombre et la rhubarbe, mais ne pas rincer. 
Mélanger les légumes avec l'huile d'olive, le jus de citron et la menthe hachée. 
 Dresser dans le plat de service et parsemer d'amandes effilées. 
Servir bien frais. 
Cuillère et saladier : Salade concombre rhubarbe
 

mercredi 12 juin 2024

Salade de chou rave aux fraises et à la menthe

Salade de chou rave aux fraises et à la menthe vegan
Vite vite, je me dépêche de partager avec vous cette recette avant que les fraises ne disparaissent des étals. Pour ce qui est du chou-rave, a priori, vous avez encore le temps... A ce propos, je dois vous faire une confidence : le chou rave, cela fait partie de ces (rares) légumes pour lesquels je serais bien en mal de définir sa saisonnalité (un peu comme le fenouil d'ailleurs). J'ai l'impression qu'en fait, on peut le cultiver toute l'année, suivant le moment où l'on fait ses semis, et que ce qui fait qu'il disparait parfois des étals des producteur.rice.s, c'est plus en raison de leurs choix pris dans les rotations de culture qu'autre chose. S'il y a des cultivateur.rice.s parmi vous, je suis preneuse de votre réponse (parce que sur internet, on trouve un peu tout est n'importe quoi !).
Salade de chou rave aux fraises et à la menthe vegan
Quoi qu'il en soit, cette salade réuni deux produits emblématiques de la culture allemande : les fraises, dont l'arrivée est toujours un évènement dûment célébré en Allemagne, à coup de stands forains, d'Erdbeerkuchen et même d'Erdbeerfest, et le chou-rave, un légume particulièrement courant et apprécié outre-Rhin. C'est d'ailleurs là que j'ai découvert ce légume lorsque j'étais au lycée, lors d'un échange avec ma correspondante de l'époque, alors qu'il était encore plus que confidentiel en France. Je suis tout de suite tombée amoureuse de sa saveur douce et de sa texture à la fois croquante et juteuse. 
Cela paraissait donc presque naturel d'assembler ces deux must-have ! La petite sauce au yaourt et à la menthe vient apporter juste ce qu'il faut d'onctuosité pour donner à cette salade toute simple un côté très gourmand.
Salade de chou rave aux fraises et à la menthe vegan
Pour 2-3 personnes : 
  • 1 chou-rave de taille moyenne (ou 2 petits)
  • env. 200 g de fraises
  • 100 g de yaourt végétal
  • 5-6 brins de menthe
  • jus d'1 citron 
  • sel
  • env. 100 g de feta végétale (facultatif)
Salade de chou rave aux fraises et à la menthe vegan
Préparer le chou rave : Eplucher le chou rave, le couper en petits dés d'environ 0,5 cm de côté.
Préparer les fraises : Rincer les fraises, les couper en dés de la même taille. 
Préparer la sauce : Mixer ensemble le yaourt végétal, le jus de citron, le sel et la menthe. Ajuster l'assaisonnement. Vous devez obtenir une sauce assez liquide, au besoin, allonger avec un peu d'eau ou de lait végétal. 
Préparer la salade : Placer le chou rave et les fraises dans un saladier, verser la sauce et bien mélanger. Emietter dessus la feta. 
Servir bien frais sans trop attendre.
Salade de chou rave aux fraises et à la menthe vegan

jeudi 8 février 2024

Taboulé de brocoli, grenade et amande grillée

Cuillère et saladier : Taboulé de brocoli, grenade et amande grillée
La logique voudrait qu'en ce moment, je vous propose une recette de gratin bien réconfortant, ou de mijoté bien brûlant, mais bon, vous commencez peut-être à le savoir, le timing et moi, ça fait plusieurs (surtout en ce moment d'ailleurs, où j'ai perpétuellement l'impression de courir après le temps... et manque de chance, j'ai jamais été très forte à la course à pieds !). Bon et puis ce n'est pas parce qu'on est en hiver qu'on ne mange plus de salade... au contraire, il faut bien ça pour apporter les vitamines dont notre corps à besoin pour lutter contre tous ces méchants virus qui nous guettent à chaque coin de rue.
Si j'ai l'impression que le chou-fleur cru s'est (un peu) démocratisé, que ce soit en semoule ou en fleurette pour l'apéritif, ce n'est pas vraiment le cas de son cousin le brocoli. Pourtant, je le trouve tout aussi bon ainsi, si ce n'est encore meilleur que le chou-fleur. Sans cuisson, son côté très "vert" ressort d'autant plus, ce que j'apprécie particulièrement. Associé à la grenade bien juteuse et à l'amande grillée, on obtient une salade bien fraîche et délicieusement croquante, qui change un peu des carottes râpées ou de la salade d'endive (même si j'adore les carottes râpées et la salade d'endive !).
 Cuillère et saladier : Taboulé de brocoli, grenade et amande grillée
Pour 4 personnes : 
  • 2 têtes de brocolis
  • 1 carotte de taille moyenne
  • 1 poignée d’amandes grillées
  • 1/2 grenade
  • 2 c. à s. de jus de citron
  • 3 c. à s. d’huile d'olive
  • sel
Cuillère et saladier : Taboulé de brocoli, grenade et amande grillée
Râper ou hacher le brocoli de façon plutôt grossière. 
Râper la carotte. 
Égrainer la grenade. 
Dans un saladier, réunir la semoule de brocoli, la carotte râpée et les grains de grenade. 
Dans un petit bol, mélanger le jus de citron avec l’huile d’olive et une bonne pincée de sel. Fouetter pour bien émulsionner. 
Verser la sauce sur la salade, bien mélanger avant d’ajouter les amandes et de mélanger à nouveau.
Laisser reposer une quinzaine de minutes avant de servir, le temps que la sauce pénètre bien la salade. 

Variante : Pour une salade un peu plus consistante, vous pouvez ajouter un peu de graine de couscous réhydratée.
 Cuillère et saladier : Taboulé de brocoli, grenade et amande grillée

jeudi 2 juin 2022

Salade de semoule de chou fleur à la grenade, ras-el-hanout, amandes et fèves de cacao

Cuillère et saladier : Salade de semoule de chou fleur à la grenade, ras-el-hanout, amandes et fèves de cacao
Le chou-fleur, cela fait partie je trouve des légumes pas vraiment faciles à apprêter. Le plus souvent, ça se termine en chou-fleur à la marocaine, ou alors en vague curry... Il faut dire aussi, que le problème du chou-fleur, c'est que c'est GROS. Et que contrairement aux autres choux et aux courges, ça ne se vend pas en demi ou en quart... Je devrais peut-être lancer l'idée... créer une appli du genre "Partagetonchoufleur.com" ? Je suis sûre que je tiens un concept là. Je suis quand même pas la seule personne à trouver qu'un chou-fleur entier quand on est seul.e, c'est un peu trop ? 
Cuillère et saladier : Salade de semoule de chou fleur à la grenade, ras-el-hanout, amandes et fèves de cacao
Trêve de digressions, ayant craqué sur l'étal du marché, je me retrouvais donc avec un chou-fleur de taille plutôt conséquente à écouler. Et comme les températures commençaient à remonter sérieusement, je me suis dit que c'était l'occasion de tester le "taboulé" de chou-fleur. Rappelez-vous, c'était très la mode il y a quelques années (lorsque la blogosphère s'était passionnée pour la tendance "crue") d'utiliser le chou-fleur pour en faire de la "semoule" crue. C'est vrai que visuellement, c'est assez bluffant... Je me suis donc souvenue de ça devant mon chou-fleur, et comme je venais de lire un article sur le food-pairing, dans lequel l'association chou-fleur-cacao était cité en exemple, je me suis dit que j'allais y glisser des fèves de cacao. Puis une chose en entraînant une autre, j'ai ensuite rajouté de la grenade (pour coté frais et le croquant), des amandes grillées (pour le coté torréfié et croquant - oui, j'aime le croquant !) et du ras-el-hanout (parce que les épices c'est la vie, et que j'étais dans un mood "Moyen-orient"). Le tout étant plutôt pas mal, j'ai donc décidé de vous partager la recette... 
Très franchement, les fèves de cacao sont assez facultatives : si vous n'en avez pas dans votre cuisine, ne vous précipitez pas en acheter. Elles apportent certes un petit plus, une pointe d'amertume qui vient titiller les papilles, mais la salade est déjà délicieuse sans ! Et si vous voulez tout de même retrouver ce petit goût insolite, vous pouvez aussi utiliser du chocolat à fort pourcentage de cacao (100%, 85%, voir 70%) coupé en tout petits morceaux.
Cuillère et saladier : Salade de semoule de chou fleur à la grenade, ras-el-hanout, amandes et fèves de cacao
Pour 4 personnes : 
  • 1/2 chou-fleur
  • 1/2 grenade
  • 1 belle poignée d'amandes
  • 2 belles c. à s. de fèves de cacao* (facultatif)
  • 1/2 bouquet de coriandre
  • 2 c. à s. d'huile d'olive
  • jus d'1/2 citron
  • 1 c. à s. de sauce soja
  • 2 belles c. à c. de ras-el-hanout rouge
* On peut remplacer les fèves de cacao par des éclats de chocolat noir à fort pourcentage en cacao (100%, 85% voir 70%)
    Cuillère et saladier : Salade de semoule de chou fleur à la grenade, ras-el-hanout, amandes et fèves de cacao
    Torréfier les amandes quelques minutes à sec dans une poêle. Réserver. 
    Egrainer la grenade. 
    Râper le chou-fleur. 
    Dans un saladier, mélanger la "semoule" de chou-fleur, les graines de grenade, les fèves de cacao grossièrement concassées et la coriandre hachée. 
    Assaisonner avec la salade avec le ras-el-hanout, l'huile d'olive, le jus de citron et la sauce soja. Rectifier au besoin l'assaisonnement. 
    Réserver au frais jusqu'au moment de servir.
    Salade de semoule de chou fleur à la grenade, ras-el-hanout, amandes et fèves de cacao

    jeudi 19 août 2021

    Salade de courgettes crues, citron et basilic

    Salade de courgettes crues, citron et basilic
    Bien que cette année ce ne soit pas la chaleur qui nous écrase, en vacances et plus globalement l'été, les salades et autres préparations rapides s'invitent plus facilement à notre table. Pour être honnête, c'est l'année dernière que j'avais mis au point cette façon de préparer les courgettes, mais je n'avais jamais trouvé le bon moment pour la prendre en photo... Autant vous dire que j'ai attendu avec impatience le retour des courgettes (et surtout du basilic !!) pour pouvoir la refaire et la partager avec vous... Parce que un peu comme un bon plan qui se refile entre ami.e.s, cette recette m'a tellement conquise que je mourrais d'envie de vous la proposer sur le blog. Elle n'a rien de bien révolutionnaire, mais c'est, je trouve, une manière délicieuse de "cuisiner" les courgettes. 
    Cuilllère et saladier : Salade de courgettes crues, citron et basilic
    Lorsque l'on souffre comme moi du syndrome de l'intestin irritable, l'été et ses débauches de cru est parfois un peu difficile. Mais ce n'est pas pour autant qu'on a envie de renoncer à la facilité des salades ! Ici, les courgettes sont légèrement "cuites" dans le jus de citron, ce qui rends cette salade bien plus digeste que ses cousines. Il faut juste penser à anticiper légèrement, mais cela prend toujours moins de temps que de faire cuire une quiche !
    Cuilllère et saladier : Salade de courgettes crues, citron et basilic
    Pour 4 personnes :
    • 4 courgettes de taille moyenne
    • 1 citron bio
    • 2 branches de basilic
    • 1 belle c. à s. d'huile d'olive au basilic
    • sel 
    • pignons ou graines de tournesol ou de courge
    Cuilllère et saladier : Salade de courgettes crues, citron et basilic
    Laver les courgettes, les émincer finement (à la mandoline, à la râpe ou au couteau).
    Les placer dans un saladier avec le basilic ciselé. 
    Râper le zeste de citron, le presser. 
    Ajouter jus et zeste de citron aux courgettes. Arroser d'huile au basilic, bien remuer. 
    Laisser mariner au frais minimum 30 minutes. 
    Au moment de servir, saler légèrement, et parsemer de pignons de pin ou de graines.
    Cuilllère et saladier : Salade de courgettes crues, citron et basilic

    jeudi 4 mars 2021

    Salade betterave-carotte à la noix de coco

    Cuillère et saladier : Salade betterave-carotte à la noix de coco
    Faute de pouvoir voyager, ces derniers temps, je me suis replongée dans mes photos de voyage, et notamment celui que j'avais fait il y a deux ans au Danemark. Ce pays n'était pas forcément la destination de mes rêves, et ne m'attirai pas plus que ça, mais comme j'ai du m'y rendre pour le boulot, je me suis dit, que quitte à bousiller mon bilan carbone, autant le faire bien et en profiter pour rester sur place et découvrir un peu le pays... Et finalement, je garde un très bon souvenir de ce voyage, j'ai beaucoup aimé le mode de vie là-bas, et c'est l'un des endroits  dont je garde de très bon souvenirs culinaires. Un peu comme à Berlin, j'ai trouvé une inventivité et une créativité dans la cuisine végétarienne que l'on ne rencontre que rarement en France. 
    Cuillère et saladier : Salade betterave-carotte à la noix de coco
    Cette salade est directement issue du souvenir d'un déjeuné dégusté dans le petit restaurant de Morgenstedet, situé dans le quartier de Christiania, à Copenhague. Difficile de vous décrire l'atmosphère de ce petit bouiboui qui colle tout à fait avec l'ambiance de ce quartier si particulier. En effet, Christiania est l'un de endroits qui m'a le plus plu dans la capitale danoise (avec les jardins de Tivoli, même si ce n'est pas du tout le même délire...). Il s'agit d'une sorte de petite enclave dans la ville, organisé de façon autogérée, avec un système de vie alternative. Si bien sûr aujourd'hui le quartier est très touristique (surtout que la vente du cannabis y est légale !), je trouve que si l'on quitte ses rues principales et que l'on s'enfonce un peu, on ressent bien cette atmosphère un peu hippie aux relents d'utopie, avec ses habitations faites de bric et de broc.
    Cuillère et saladier : Salade betterave-carotte à la noix de coco
    Pour 2 personnes : 
    • 1 carotte de taille moyenne
    • 1 petite betterave
    • 1/2 petit radis noir
    • 1/2 pomme (facultative)
    • 2 c. à s. d'huile neutre
    • 1 c. à c. de sauce soja
    • 1 c. à s. de vinaigre de cidre
    • 1-2 c. à s. de noix de coco râpée
    Cuillère et saladier : Salade betterave-carotte à la noix de coco
    Dans un saladier, mélanger l'huile, la sauce soja et le vinaigre de cidre. 
    Râper la carotte et la placer dans le saladier. 
    Éplucher le radis noir et la betterave et les râper tous les deux. Mélanger l'ensemble des légumes. 
    Couper la pomme en tout petits morceaux et les ajouter aux légumes râpés.
    Mélanger les légumes avec la sauce. 
    Ajouter enfin la noix de coco et mélanger une dernière fois. 
    Laisser mariner environ 1h (voir plus) avant de déguster. 
     
    Note : Pour une petite touche croquante, on peut ajouter dans la salade des graines de tournesol ou de courge. 
    Cuillère et saladier : Salade betterave-carotte à la noix de coco

    dimanche 30 octobre 2016

    Entremet mousseux cynorhodon-chocolat

    https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2016/10/entremet-mousseux-cynorhodon-chocolat.html
    Une fois n'est pas coutume, j'avais envie de me lancer dans une recette "qui en jette", de faire un gâteau comme on en voit dans les vitrines des boulangeries... Mais comme je veux un peu le beurre et l'argent du beurre, je voulais pas non plus que cela soit trop compliqué ou que ça  me prenne trop de temps!Du coup, lorsque j'ai été sélectionnée pour participer au concours Rrraw, j'ai sauté sur l'occasion pour réaliser ce dessert raffiné mais somme toute assez simple à réaliser qui  se compose d'une base au sarrasin agrémentée d'éclat de fèves de cacao, d'une mousse à l'orange et au beurre de cacao le tout recouvert d'une fine couche craquante de chocolat. Je connaissais depuis plusieurs années déjà les chocolats crus Rrraw, et j'avais déjà eu la chance de visiter l'année dernière la manufacture de la marque située à Montreuil, visite que je vous conseille fortement. J'avais d'ailleurs à cette occasion gouté une délicieuse infusion de fèves de cacao et d'épices dont je rêve encore! Aussi j'ai été tout de suite tentée par le concours organisé à l'occasion du lancement de la gamme "cuisine" Cook It Rrraw. Cette dernière se compose de produits tels que fèves de cacao, beurre de cacao ou encore chocolat pâtissier le tout en qualité crue. Bien sûr, rien n'empêche de les faire cuire ensuite, mais afin de préserver leurs arômes, j'ai essayé de réduire cette cuisson au minimum...
      
    Pour 6 petites parts :
    Pour la base au sarrasin :
    • 70 g de sarrasin
    • 4 c. à s. de flocons d'avoine
    • 1 c. à s. de graines de chia
    • 30 g de sucre complet
    • 75 ml d'eau
    • 1 c. à s. de purée de noisette
    • une dizaine de fèves de cacao
    Pour la mousse :
    • 50 ml d'aquafaba (eau de cuisson des légumineuses)
    • 60 g de beurre de cacao
    • 2 belle c. à s. de confiture de cynorhodons*
    • 100 g d'eau 
    • 2,5 g. d'agar-agar
    • 25 g d'écorces d'orange confites
    *On peut aussi utiliser de la confiture d'orange, que l'on aura soin de mixer préalablement.
    Pour la glaçure :
    • 100 g de chocolat à 70 % de cacao
    • 1 c. à s. d'huile de pépin de raisins
    Pour le biscuit :
    Commencer par torréfier le sarrasin sous le grill du four ou à sec dans une poêle.
    Dans un mixer, verser les graines de chia, le sarrasin grillé un peu refroidi, en mettant 1 c. à s. de graines de côté. Mixer pour obtenir une poudre.
    Dans une petite casserole, diluer le sucre dans l'eau et porter à ébullition. Laisser bouillir quelques minutes.
    Concasser grossièrement les fèves de cacao.
    Dans un saladier, mélanger la poudre de sarrasin, les grains de sarrasin entiers, la moitié des éclats de fèves de cacao et les flocons d'avoine. Verser dessus la purée de noisette et le sirop de sucre. Mélanger pour obtenir une pâte épaisse.
    Laisser reposer quelques minutes puis verser le mélange sur une plaque recouverte d'une feuille anti-adhésive sur une épaisseur d'environ 0,3 cm. Lisser soigneusement et enfourner pour une vingtaine de minutes à 180°C.

    Pour la mousse :
    Hacher finement les écorces d'oranges confites. Couper le beurre de cacao en petits morceaux.
    Dans une petite casserole, délayer la confiture dans l'eau. Ajouter l'agar-agar et fouetter pour bien mélanger. Porter à ébullition et maintenir cette dernière 1 minute. Ôter du feu, ajouter le beurre de cacao haché et les écorces d'oranges confites. Laisser tiédir.
    Placer l'aquafaba dans un saladier, et le fouetter au batteur électrique jusqu'à ce qu'il monte en neige.
    Mélanger délicatement le mélange précédent tièdi à la neige d'aquafaba.
    Découper le biscuit pour le mettre dans un cadre à pâtisserie rectangulaire (si vous n'en possédez pas, un moule à fond amovible ou encore un moule recouvert de papier anti-adhésif fera l'affaire).
    Parsemer des fèves de cacao restantes et verser la mousse dans le cadre.
    Lisser soigneusement à la spatule et faire prendre au réfrigérateur au moins 4 heures.

    Pour le chocolat :
    Faire fondre 1/3 du chocolat au bain-marie. Retirer du bain-marie, incorporer le reste du chocolat haché et mélanger bien pour le faire fondre. Remettre le chocolat dans le bain-marie pour le réchauffer un peu. Ajouter alors l'huile.
    Enlever le cadre ou sortir délicatement le gâteau du moule.
    Etaler le chocolat en fine couche sur la mousse et lisser soigneusement. Attendre quelques instants et décorer d'écorces d'orange confites et de copeaux de beurre de cacao. Couper le gâteau tant que le chocolat est encore un peu mou.
    Laisser prendre au frais jusqu'au moment de servir.

    Note : On peut aussi réaliser ce dessert dans les cadres à pâtisserie individuels, mais je n'en avais pas avec moi !

    Recette réalisée dans le cadre d'un partenariat avec Rrraw

    dimanche 23 août 2015

    Sauce au chocolat express : crue, vegan, sans sucres ajoutés

     https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2015/08/sauce-au-chocolat-express-crue-vegan.html
    ou comment sublimer une simple coupe de fruits, une boule de glace ou même un bête yaourt.
    Tout est parti d'une envie de fraises et d'une grosse flemme aussi, avouons-le. Invitée à l'un de ces pot de départ où l'on est prié d'amener "ce que l'on a envie de manger". Pour moi, ce genre de retrouvailles est toujours un peu un casse-tête parce que le plus souvent (et ça n'a pas manqué cette fois-là), on se retrouve avec 10 paquets de chips (mais attention, des chips différents), 2 saucissons, 5 paquets de bonbons, 2 bouteilles de soda et 3 packs de bière.... Pour être sûre d'avoir au moins un petit truc à me mettre sous la dent, et équilibrer un minimum le repas, je prépare d'habitude des petites bouchées salées, des rouleaux de printemps,... Mais là, j'ai été prise d'une véritable flemmardite aiguë, et je n'avais aucune envie de cuisiner quoique ce soit. Heureusement, j'ai déniché dans le fond de mon frigo un reste d’houmous de courgette que je projetais d'apporter avec un assortiment de bâtonnets de légumes (qui se sont transformés en kilo de petites tomates - flemmarde jusqu'au bout-). Même si je sais bien que la plupart des gens se contentent de passer au supermarché trois minutes avant d'arriver, je trouvais ma contribution un peu faible, si bien que je me suis cassée la tête pour trouver une idée de dessert : 1 rapide, 2 assez léger 3 un peu festif quand même (déjà qu'avec mes tomates et mon houmous j'allais passer pour l'obsédée des légumes de service!). D'où l'idée de la sauce au chocolat, à accompagner originellement de brochettes de fruits (mais finalement de simples fraises, flemmardite oblige!).
    Et pourquoi crue me direz-vous? Et bien tout simplement parce que, elle devait pouvoir être transportable facilement et rester liquide toute la soirée, ce qui n'est pas le cas des traditionnelles sauces au chocolat à base de chocolat en morceaux, de beurre et/ou de crème, qui se figent à température ambiante (quoiqu 'avec 35°C dehors, elle aurait presque pu rester liquide...). Et puis aussi, ne nous leurrons pas, parce que je n'avais aucune envie d'allumer la moindre source de chaleur, que je n'ai pas une passion pour ces sauces ultra-riches (et que le but non avoué était quand même d'améliorer ni vu ni connu la qualité nutritionnelle du repas) et que je me suis dit que c'était une bonne idée pour écouler mon reste de mangue séchée (la VRAIE raison, elle est là en fait!). Et vous savez quoi? tout le monde a adoré, moi la première et j'en ai d'ailleurs refait plusieurs fois depuis!
    L'avantage de cette sauce, outre qu'elle est vite prête, est qu'elle se prête à toutes les déclinaisons possibles. La mangue apporte un petit goût exotique, mais on peut très bien lui substituer un autre fruit sec : abricots, ananas, dattes, pruneaux,... En revanche, je vous déconseille les figues ou les baies car les petits grains contenus dans ces derniers ne seraient pas agréables sous la dent.
    Pour le liquide, on peut tout à fait mettre ce que l'on veut, selon l'envie du moment, le goût et la texture souhaitée. Pour une sauce un peu plus riche et forte en goût, utilisez du lait de coco, pour une sauce bien onctueuse, de la crème végétale, pour un petit goût praliné du lait de noisette,... et pour les plus démunis, ça marche aussi avec de l'eau, tout simplement (ou du café tiens, ça doit être pas mal non plus). Bref, laissez parler vos envies (et vos placards).
    Si le cacao est un peu THE ingrédient essentiel, vous pouvez quand même, pour un petit goût un peu brulé, le remplacer en partie par de la poudre de caroube.
    Je n'en consomme pas trop, mais je suppose que c'est la recette parfaite pour y glisser un peu de superaliment : poudre de baobab, lucuma, maca,... ou plus classiquement quelques pincées de vanille, de cannelle ou de cardamome.
    Enfin, pour une texture un peu crunchy, on peut incorporer à la toute fin une poignée de noisettes, d'amandes ou de cacahuètes concassées, voir de biscuits type gaufrettes légèrement écrasés.
    Pour 1 pot de sauce :
    • 60 g de mangue séchée (environ 180 g réhydratée)
    • 3 c. à s. de cacao
    • 5 à 10 cl de lait de noisettes (voir variantes)
    La veille au soir ou quelques heures avant, mettre les mangues séchées à tremper dans un bol d'eau tiède.
    Lorsqu'elles ont doublé de volume et se sont assouplies, les égoutter (garder l'eau de trempage pour parfumer une infusion ou une boisson).
    Mixer finement les mangues pour obtenir une purée lisse. Ajouter le cacao et mixer à nouveau. Ajuster la consistance avec le lait végétal.
    Servir de suite ou conserver au réfrigérateur.
    Un délice sur une salade de fruits, une glace, des tartines (en ce cas, la faire un peu plus épaisse)....ou même à la petite cuillère!!

    jeudi 11 juin 2015

    Rouleaux crus patate douce mangue cacahuète

    https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2015/06/rouleaux-crus-patate-douce-mangue.html
    Ca y est, l'été semble enfin daigner pointer le bout de son nez et avec lui les envies de repas simples, sains et frais. Si je suis une adepte des salades, j'adore aussi, notamment pour mes déjeuners sur le pouce, des petits rouleaux à manger avec les doigts. Je suis une grande enfant que voulez-vous! Vous ne trouvez pas que les aliments n'ont pas la même goût selon la façon dont on les déguste? Les bouchées de quartiers de pomme n'ont pas tout à fait la même saveur que si vous les arrachez directement au fruit. Ça y est, vous me prenez pour une véritable allumée, mais après tout la couleur, la taille, la forme et même la matière de notre vaisselle influe sur la façon dont on va percevoir un aliment, alors pourquoi pas la façon dont on le mange? Je vous l'accorde, c'est pas très scientifique comme raisonnement, mais moi, j'en suis persuadée...

    Pour 1 personne :
    • 1/2 mangue pas trop mûre
    • 1/4 patate douce
    • 1/2 avocat
    • quelques feuilles de salade (ou de pousses d'épinard)
    • 1 feuille de nori
    • 1 poignée de cacahuète
    • jus de citron
    • gingembre mariné (facultatif)
    Sauce :
    • 1 c. à s. de purée de cacahuète
    • 1 c. à c. de tamari
    • un peu d'eau
    Préparer les rouleaux : Détailler la patate douce en bâtonnets. Couper la mangue de même. Couper l'avocat en lamelles et les arroser légèrement de jus de citron pour éviter qu'elles ne noircissent.
    Concasser les cacahuètes.
    Couper la feuille de nori en deux dans la largeur.
    Placer la moitié de nori sur le plan de travail, le coté le plus large devant vous. Couvrir la moitié de la largeur environ de salade. Répartir ensuite des bâtonnets de patate douce, de mangue et des lamelles d'avocat. Ajouter un peu de gingembre mariné si vous le souhaitez, saupoudrer de cacahuètes concassées.
    Rouler la feuille nori bien serrée. Humidifier au besoin un peu les bords pour tenir le rouleau bien fermé.
    Répéter l'opération avec l'autre moitié de nori.
    Couper les rouleaux en trois ou quatre.
    Préparer la sauce : Mélanger la purée de cacahuète et le tamari, ajouter assez d'eau pour obtenir une consistance crémeuse.
    Servir les rouleaux avec la sauce.

    Note : Pour une note encore plus fraiche, on peut ajouter quelques feuilles de coriandre fraiche au centre des rouleaux.

    vendredi 26 décembre 2014

    Truffes crues matcha pandan

    https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2014/12/truffes-crues-matcha-pandan.html
     J'espère que vous avez passé de belles fêtes de Noël. En cette période qui rengorge de chocolat, pour vous éviter la crise de foie, je vous propose aujourd'hui la recette d'une petite douceur qui a fait fureur à la table de Noël chez nous. Pour changer des traditionnelles truffes au chocolat, voici donc des truffes crues parfumées au thé matcha, à l'essence de pandan avec un soupçon de citron pour aciduler le tout. Un petit délice qui se mange bien plus facilement que leurs cousines chocolatées, même si ce n'est pas une raison pour s'enfiler toute la boite, hein!

    Pour une vingtaine de truffes :
    • 80 g de noix de cajou
    • 3 c.à s. de sucre glace
    • 1 c. à c. de zeste de citron
    • 1 c. à c. de matcha
    • 1 petite c. à c. d'essence de pandan
    • 2 c. à s. de farine de coco
    La veille (ou au minimum 4 heures avant), mettre les noix de cajou à tremper dans un bol d'eau.
    Le lendemain, égoutter soigneusement les noix de cajou. Les mixer avec l'essence de pandan, le sucre glace, le zeste de citron et le thé matcha jusqu'à obtenir une consistance lisse. Ajouter la farine de coco pour épaissir la préparation.
    Faire se raffermir la pâte environ 30 minutes au frais.
    A l'aide d'une petite cuillère, prélever des morceaux de pâte, les rouler entre vos deux paumes pour les arrondir puis les rouler légèrement dans un peu de farine de coco.
    Conserver au frais dans une boite hermétique.

    dimanche 19 octobre 2014

    Sorbet minute mangue noix de coco (et cornets maison vegan)

    https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2014/10/sorbet-minute-mangue-noix-de-coco-et.html
    Cette recette de sorbet, cela faisait un petit moment qu'elle trainait dans mes cartons. Je voulais vous la présenter plus tôt mais tant de choses se sont accumulées que finalement, je n'en ai pas eut l'occasion au cours de l'été. Et puis après...c'était plus trop de saison. Je m'étais donc résignée à la garder sous le coude pour l'été prochain, mais aux vues des températures de ces derniers jours, finalement, je me suis dit que je pouvais aussi bien la ressortir (d'ailleurs, j'en ai profité pour en refaire une fournée, non mais!).
    Le sorbet, inspiré glaces crues à la banane qui ont tourné tout l'été sur la blogosphère est prêt en deux temps trois mouvements (pour peu qu'on ai pris soin de mettre la mangue au congélateur un peu avant - ou que l'on en ai de la déjà congelée-). En revanche, je dois avouer qu'il n'en va pas de même pour les cornets...mais ce serait vraiment dommage de passer à coté. La paternité de ces cornets de glace vegan ne me revient pas, j'ai trouvé la recette chez la très talentueuse Better than butter. J'ai suivi sa recette presque à la lettre, en ajoutant juste un peu de farine de gaudes pour une saveur encore plus rustique et je n'ai qu'un mot à dire : chapeau. Ces cornets sont tellement bons que j'en ai mangé la moitié avant même de mettre la glace dedans. Bon après, c'est sûr qu'il faut choper le coup de main, et je dois avouer que je me suis bien brulé les doigts (mes bouts de doigts s'en souviennent encore) mais le jeu en vaut la chandelle!
    Pour le sorbet mangue-coco
    Pour une personne :
    • 100 g de mangue congelée
    • 2 à 3 c. à s. de lait de coco
    • 1 c. à s. de noix de coco râpée
    La veille ou quelques heures avant, couper la mangue en morceaux et la placer au congélateur.
    Le jour même, mixer la mangue avec le lait de coco  jusqu'à ce obtenir une texture crémeuse. Ajouter la noix de coco râpée.
    Former des boules et déguster immédiatement, dans un cornet...ou non.


    Pour les cornets :
    Pour 6-8 cornets :
    • 40 g de farine de gaudes
    • 60 g de farine intégrale
    • 30g de fécule de maïs 
    • 40g de sucre complet
    • quelques gouttes d'extrait de vanille
    • 80 mL d'huile de coco fondue
    • 90 mL d'eau
    • une pincée de sel
    Mélanger la farine de gaudes, la farine intégrale, la fécule, le sucre et le sel dans un saladier. Verser petit à petit l'huile puis l'eau en remuant. Mélanger pour avoir une préparation homogène. Ajouter l'extrait de vanille et laisser reposer 15 minutes.
    Préchauffer le four à 180°C.
    Placer une feuille anti-adhésive sur une plaque de cuisson et étaler environ 2 c. à s. de pâte en cercle de 15 cm de diamètre. 
    Faire cuire 10 à 15 minutes, le temps que la gaufrette soit dorée mais pas marron.
    Sortir la gaufrette du four et l'enrouler rapidement autour d'un cône en carton ou en plastique (c'est là que ça se corse!, si vous y arrivez, utilisez un torchon ou des gants de cuisine, personnellement, j'ai dû abandonner toute protection pour réussir cette opération).
    Laisser refroidir quelques instants sur le cône le temps que la forme prenne puis enlever le cône et laisser refroidir.
    Une fois refroidis, les cônes se conservent dans une boite en fer (mais ils ne feront certainement pas long feu).

    Note : Le mieux est de faire cuire les cercles au fur et à mesure, deux par deux par exemple, car ils doivent rester chauds pour être enroulés autour du cône.
    Si l'enroulage autour du cône vous semble vraiment trop périlleux, on peut se servir de la même base pour faire des coupelles comestibles, en plaçant les cercles encore chauds dans des petits bols pour qu'ils en prennent la forme.
    On peut alors les garnir à volonté de glace mais aussi de salade de fruits frais ou même, pour les plus gourmands, de crème dessert.

    lundi 22 septembre 2014

    Lasagnes crues de courgette et sa sauce tomate crue

    https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2014/09/lasagnes-crues-de-courgette-et-sa-sauce.html
    Il faut bien dire que si le mois d'août n'a pas été très à la hauteur de mes espérances question ensoleillement (trop rare) et températures (un peu fraiches), nous avons été bien gâté en ce début de mois de septembre. Et si le temps si doux, propice au développement des parasites en tout genre, ne fait pas la joie des agriculteurs, il nous permet de profiter en décalé de beaux légumes d'été. Enfin les aubergines, courgettes et autres tomates que l'on trouve sur les étals, contrairement à leurs cousins consommés au cours de l'été, à la saveur désespérément fade, ont du goût!
    Des légumes juteux et parfumé, un soleil qui brille haut dans le ciel et des températures qui frôlent les 30°C et bien moi, ça me donne envie de cru. Et pour changer un peu des salades, tartares et carpaccios, quoi de mieux que des lasagnes? Une recette comme je les aime, adaptable en fonction des fonds de placards et déclinable à l'infini (quelques idées en fin de post).
    La sauce tomate crue est une belle découverte, tellement bonne que je pourrais la déguster à la petite cuillère. Elle est d'ailleurs aussi exquise sur des pâtes ou pour accompagner un flan de légumes (même si on sort un peu du tout cru là). Une condition sine qua non de réussite cependant : choisir impérativement des tomates saines et mûres à point, de pleine terre et si possible de petit producteur pour une explosion de saveurs... mais au final, ça vaut pour toutes les recettes non? pas de bonne cuisine sans bons produits!

    Pour 4 personnes :

    Pour la sauce tomates crue :
    • 150 g de tomates mûres à point
    • 3 tomates séchées
    • 1 c. à c. d'huile d'olive parfumée au basilic
    • 1 c. à c. de vinaigre balsamique
    • 1/2 c. à c. de sucre complet
    • herbes de Provence, origan, basilic,...

    Faire tremper les tomates séchées 15 minutes dans un peu d'eau tiède pour les réhydrater.
    Couper les tomates fraîches en quartiers et les épipépiner.
    Mettre les quartiers de tomates fraiches dans le bol du mixer avec les tomates séchées réhydratées coupées en petits dés. Mixer pour obtenir une purée, ajouter le sucre, le vinaigre et l'huile et redonner un tour de mixer pour incorporer ces ingrédients. Rectifier l'acidité en ajoutant un peu de sucre et/ou d'huile si besoin.
    Parfumer avec des herbes de Provence,  de l'origan ou du basilic ciselé selon l'envie.

    Pour le "fromage" cru :
    • 70 g d'okara
    • 3 c. à c. de jus de citron
    • 1/2 noix de miso brun (hatcho miso)
    • 5-6 feuilles de basilic
    • 2 c. à s. de levure de bière
    • 1 c. à c. d'huile d'olive
    • 3 à 4 c. à s. d'eau

    Dans un petit récipient, délayer le miso dans le jus de citron.
    Rincer et hacher le basilic.
    Mélanger l'okara avec la levure de bière et le basilic ciselé. Ajouter le mélange citron-miso ainsi que l'huile et mélanger. Incorporer assez d'eau pour obtenir une texture crémeuse.

    Montage des lasagnes : 
    Couper en deux 2 petites courgettes puis les détailler en fines lamelles (à la mandoline ou à l'économe).
    Dans des emportes-pièces rectangulaires, déposer deux lamelles de courgette, en les faisant se chevaucher, pour former la base.
    Répartir la moitié du fromage cru, en tassant un peu. Faire une couche de sauce tomate crue. Recouvrir de lamelles de courgette et recommencer l'opération. Terminer par une couche de courgette.
    Si possible, réserver 1 à 2 heures au frais avant de placer les lasagnes sur les assiettes de service et retirer précautionneusement les emportes-pièces.
    Servir avec le reste de la sauce tomate crue.

    Variantes : Ceci est vraiment une recette de base, déclinable à l'envie : si l'on n'a pas d'okara, remplacer par une quantité équivalente d'oléagineux trempés une nuit et mixés. On peut aussi se servir de tout autre fromage cru, comme celui-ci ou encore celui-là.
    Pour un goût encore plus frais, remplacer le "fromage" d'okara par un fromage frais ou une ricotta végétale, une tartinade du commerce (type Tartimi  ou Crémeux Soy) même si du coup, ce ne sera plus totalement cru.
    Et pour les non végétaliens, on peut même tenter un peu de fromage de chèvre frais parfumé au basilic, de la ricotta ou de la feta émiettée.

    jeudi 4 septembre 2014

    Makis crus

    https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2014/09/makis-crus.html
    Cela a beau être la rentrée, je dois avouer que j'ai bien plus beau temps maintenant que je n'ai eu pendant les vacances ; c'est d'un rageant! Alors qu'il y a encore quelques jours je ne rêvais que de petits plats mijotés, de gratins et de soupes bien réconfortantes, je me suis remise à avoir des envies de cru, de frais...plus de saison disons-le! Surtout que cette recette est parfaitement adaptée à cette période de l'année où, pressée de toutes parts par les milles petites choses de la rentrée à régler (l'inscription au cours de yoga, le réassort de fournitures scolaires, le courrier des vacances à trier,...) on apprécie de ne pas avoir à passer des heures en cuisine. Car si j'aime beaucoup la version classique des makis, il faut avouer que la préparation du riz vinaigré est petit peu fastidieuse....

    Pour 2 rouleaux:
    • 300 g de céleri-rave (ou 150 g de céleri et 150 g de courgette)
    • 2 c. à s. de vinaigre de riz
    • 2 c. à c. de sucre
    • 1 carotte
    • 1 petite betterave rouge crue
    • quelques feuilles d'épinard ou de salade
    • 1/2 courgette 
    • 2 feuilles de nori
    Confectionner le "riz de céléri" : Éplucher le céleri-rave et le couper en gros morceaux. Le hacher grossièrement à l'aide d'un mixer. Faire de même avec les courgettes (sans les éplucher) et presser ces dernières pour enlever l'humidité.
    Dans un petit bol, dissoudre le sucre dans le vinaigre de riz. Lorsqu'il n'y a plus aucun grain de sucre, verser le mélange sur le "riz" de légumes, mélanger pour bien imprégner l'ensemble et réserver.
    Préparer la garniture : Éplucher et couper la carotte en petits bâtonnets, ainsi que la betterave rouge. Couper la demi-courgette également en bâtonnets.
    Laver et sécher les feuilles d'épinards ou de salade.
    Confectionner les rouleaux de makis : Poser une feuille de nori sur une natte à makis ou à défaut, sur un morceau de film alimentaire ou une feuille de silicone.
    Étaler du riz de légume sur les deux tiers de la surface de la feuille de nori, en laissant une bande d'environ 2 cm sur le bord. Vers le milieu de la feuille, poser quelques feuilles d'épinards, puis répartir les bâtonnets de légumes.
    Il faut mettre un peu plus de "riz" que sur la photo, c'est plus facile pour fermer après...
    Enrouler la feuille de nori en serrant bien pour maintenir la garniture. Une fois le rouleau formé, le faire rouler plusieurs fois sur lui-même en appuyant une peu pour lui donner une forme régulière.
    Nos rouleaux prêts à être découpés...
    Faire de même avec la deuxième feuille de nori (il se peut que vous n'utilisiez pas l'ensemble de la garniture).
    A l'aide d'un couteau bien tranchant, couper les rouleaux ainsi formé en tranches régulières un peu épaisses (environ 8 makis par rouleaux).
    Servir avec un peu de sauce soja, de wasabi et de gari (gingembre mariné).

    mercredi 11 juin 2014

    Petites boules d'energie au souchet (chufas)

    https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2014/06/petites-boules-denergie-au-souchet.html
    Ces petites boules, on peut dire qu'elles en auront suscité, des commentaires et discussions. Du péremptoire "c'est pas bon" au "délicieux" appréciateur en passant par le suspicieux "y a quoi dedans?"...
    Oui, parlons-en de ce qu'il y a dedans tiens! des dattes, du souchet, un parfum. Le souchet, kesako? appelé aussi Noix tigrée ou encore chufas, il s'agit d'une petite tubercule qui entre dans la composition du fameux "horchata de chufa", la boisson de souchet emblématique de la région de Valence. Avec sa haute teneur en fibres insolubles, le souchet et sa farine possède un IG bas (35 pour la farine) qui font de lui un produit particulièrement sain et nutritionnellement intéressant. Bien entendu exempt de gluten, les noix de souchet sont riches en phosphore, magnésium, calcium et fer et constituent aussi d'excellentes sources de vitamines C et E, antioxydantes. les noix tigrées contiennent aussi des enzymes qui facilitent la digestion. Sa teneur élevée en protéines végétales (26g pour 100 g) en font un aliment de choix pour les végétariens, végétaliens ou sportifs.
    C'est bien beau tout ça, me direz-vous, mais le souchet, on en trouve où? Cultivée depuis l'Antiquité en Afrique, et tout particulièrement en Égypte, ces petites tubercules sont introduites en Europe par les Arabes lors de leur conquête de la péninsule ibérique. Depuis, cette plante est essentiellement cultivée dans la région de Valence (d'où le fameux horchata de chufas). C'est dans cette région qu'est basée l'entreprise Tigernuts Taders, spécialisée dans l'exportation de souchet et de ses dérivés (farine, huile de souchet mais aussi produits cosmétiques) grâce à laquelle cette recette a pu être réalisée.
    Et au goût, ça donne quoi? une saveur douce, un goût naturellement sucré avec une petite note de noisette.. le souchet peut se déguster aussi bien en en-cas sous sa forme brute, après avoir pris soin de réhydrater les noix quelques heures qu'en farine, à saupoudrer sur vos yaourts, compotes et porridges ou à glisser dans vos pâtisseries.
    Cette recette m'a été inspirée par les petites boules chufas, vendues par Keimling et forment de petites gourmandises à consommer en cas de petit creux ou pour un coup de boost juste avant le sport.

    Pour une vingtaine de boules :
    • 150 g de dattes (idéalement des Medjool)
    • 100 g de souchet entier
    • parfum au choix : gingembre frais ou en poudre, cannelle, écorces d'orange confites, huile essentielle, ...
    Vingt quatre heures à l'avance, mettre le souchet à tremper dans un bol d'eau.
    Dans un autre bol, faire tremper les dattes.
    Le lendemain, égoutter soigneusement le souchet, le sécher et le mixer en poudre fine.
    Dénoyauter les dattes et les mixer également jusqu'à obtenir une pâte (au besoin, ajouter un peu d'eau de trempage).
    Mélanger la pâte de dattes avec le souchet moulu et ajouter le parfum choisi*.
    Détailler la pâte en petits morceaux et les rouler au creux de la paume pour former des boules. Enrober éventuellement d'épice moulue.
    Laisser sécher une nuit dehors puis conserver au réfrigérateur.
    Remarque : Les boules sont encore meilleures quand elles ont un peu attendu, et comme elles se conservent sans problème une à deux semaines au frais, ne pas hésiter à les réaliser en grandes quantités!

    * Quelques exemples testés et approuvés :
    Pour des boules oranges-cannelle (ma préférée) :
    Ajouter à la pâte de base 50 g d'écorces d'oranges confites détaillées en tout petits dés. Former des boules et les rouler dans un peu de cannelle en poudre.

    Pour des boules au gingembre très gingembrées:
    Éplucher et râper finement 1 doigt de gingembre frais, l'ajouter à la pâte de base. Une fois les boules formées, les rouler dans du gingembre en poudre.
    Sources :
    http://www.noixtigrees.com/noixtigree_sante.html
    http://www.macuisine-minceur.com/farine-souchet.htm

    Recette réalisée dans le cadre d'un partenariat avec Tigernuts traders