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samedi 13 septembre 2025

Tarte fromage blanc-mirabelles au pavot

Tarte fromage blanc-mirabelles au pavot vegan
Peut-être parce que j'ai de (lointaines) origines lorraines, je suis une grande fan des mirabelles (et de toutes autres sortes de prunes d'ailleurs, de la reine-claude à la quetsche, en passant par la prune d’Ente et la datil...). Alors, bien que pour mon plus grand malheur, notre mirabellier soit décédé il y a quelques années, je ne peux pas concevoir une fin d'été sans tarte aux mirabelles (j'ai déjà dû me faire à la fin d'été sans tournée de confiture à la mirabelle, alors il ne faut pas trop m'en demander non plus !). 
Tarte fromage blanc-mirabelles au pavot vegan
Bien sûr, j'aurai pu opter pour la recette "traditionnelle" composée d'une simple pâte à tarte couverte de fruits, mais vous le savez maintenant, j'aime me renouveler, et c'est pourquoi après une version au pavot, j'ai cette fois-ci opté pour une version "croisée" avec le Käsekuchen allemand (qui se rapproche d'ailleurs dangereusement de la tarte au fromage blanc lorraine), en garnissant la pâte d'un généreux appareil lacté, parfumé à l'amande amère et au pavot. Comme toujours pour ce genre de dessert, on gagne à être patient.e : la tarte est bien meilleure après un petit passage au réfrigérateur, ce qui raffermi la garniture et développe ses saveurs. 
Tarte fromage blanc-mirabelles au pavot vegan 
Pour 1 tarte (6 personnes) : 
Pour la pâte : 
  • 50 g de farine de Gaudes (à défaut, de farine de blé)
  • 50 g de flocons d'avoine
  • 100 g de farine de blé
  • 2 c. à s. de sucre complet
  • 80 g de purée d'amande complète
  • 2-3 c. à s. d'eau 
Pour la garniture : 
  • env. 500 g de prunes (ici, mirabelles) 
  • 200 g de yaourt de soja égoutté (ou yaourt de soja "à la grecque" ou "skyr")
  • 150 g de tofu soyeux
  • 2 c. à s. de fécule 
  • 1 belle c. à s. de sucre complet
  • 3 c. à s. de graines de pavot
  • quelques gouttes d'arôme d'amande amère 
Part de tarte fromage blanc-mirabelles au pavot vegan
Préparer la pâte à tarte : Dans un saladier, mélanger les flocons d'avoine, les deux farines et le sucre. Ajouter la purée d'amandes et sabler du bout des doigts. Verser enfin l'eau et amalgamer pour former une boule de pâte.  
Réserver au frais 30 min. 
Faire cuire la pâte à blanc : Etaler la pâte à tarte sur une épaisseur d'env. 0,5 cm d'épaisseur et en chemiser un moule à tarte graissé d'environ 22 cm de diamètre. Piquer la pâte à la fourchette, placer dessus une feuille antiadhésive, lester avec des petits cailloux ou des billes de céramique et faire cuire la pâte une vingtaine de minutes à 180°C. 
Préparer les fruits : Laver les prunes et les dénoyauter en les coupant en deux. 
Préparer l'appareil : Mixer ensemble le yaourt de soja, le tofu soyeux, la fécule, le sucre complet et l'arôme d'amande amère. Ajouter ensuite le pavot. 
Monter la tarte : Disposer les oreillons de prunes bien serrés sur le fond de tarte pré-cuit. Verser ensuite dessus l'appareil au yaourt. 
Enfourner pour 30 min à 180°C.
Laisser refroidir et réserver idéalement au frais au moins 2h avant de servir (idéalement une nuit). 
 
Variantes : On peut varier les fruits, en utilisant n'importe quelle sorte de prunes, ou encore des abricots.  
part de tarte fromage blanc-mirabelles au pavot vegan</

jeudi 29 août 2024

Petits pots chocolat-mûre

Petits pots de crème (glacée) chocolat-mûres vegan
La dernière fois que je suis partie en balade dans les bois, comme bien souvent lorsque je suis en vadrouille à cette période de l'année, j'ai commencé à cueillir des mûres (à l'origine pour faire un clafoutis), et (comme souvent) je me suis laissée un peu emportée... Du coup, même après la réalisation dudit clafoutis, j'avais pas mal de mûres à écouler. Je commençais à me torturer les méninges pour leur trouver une utilisation, et voilà-t-y pas que je tombe sur cette recette de petits pots choco-bleuets glacés. Bleuets, mûres... je me dis que c'est facilement interchangeable (on reste dans le domaine des baies violettes !). Ni une ni deux, je me suis mise en cuisine, en ajustant (comme toujours) la recette un peu à ma sauce. Et oui, parce qu'en plus de remplacer les myrtilles par des mûres, j'ai aussi remplacé le chocolat au lait (que je n'aime pas) par du chocolat noir, et puis j'ai ajouté un peu de yaourt, pour contrebalancer l'intensité dudit chocolat noir. Ceci étant dit, ces petits pots restent TRES intenses en chocolat. Tellement intenses, qu'une petite portion suffit amplement à combler les papilles. Ceci étant dit, ce n'est pas très grave si vous ne terminez pas tout en une fois, car ces petites crèmes peuvent très bien se conserver quelques jours au congélateur. Vous pouvez aussi les déguster non pas glacées mais simplement froides, comme une sorte de crème dessert au chocolat bien intense.
Crème chocolat-mûres vegan
Pour 6 personnes : 
  • 100 g de chocolat noir
  • env. 500 g de mûres sauvages
  • 150 g de yaourt de soja " à la grecque"
  • 1 c. à c. d'arôme de vanille (facultatif)
Crèmes chocolat mûre (vegan)
Laver soigneusement les mûres, et éliminer toutes les brindilles, queues et autres impuretés. 
Placer 300 g de mûres dans une casserole avec 2 c. à s. d'eau. Faire cuire à feu vif pour faire éclater les mûres et les faire légèrement compoter. Les mixer (ou les passer au moulin à légumes), puis passer la préparation pour éliminer les pépins. 
Couper le chocolat en petits morceaux et le faire fondre au bain-marie. 
Lorsqu'il est fondu, incorporer la purée de mûres, puis le yaourt végétal et l'arôme vanille. Bien mélanger pour obtenir une préparation homogène. 
Verser la préparation sur une épaisseur de 5 cm maximum, ou la répartir dans un bac à glaçons. Faire prendre au congélateur pendant au moins 2 h. 
Environ 15 minutes avant de servir, sortir la préparation du congélateur, et la détailler en morceaux. La mixer à l'aide d'un mixer assez puissant pour casser les cristaux (si votre mixer n'est pas très performant, sortir la préparation un peu plus tôt du congélateur pour la laisser s'attendrir). Répartir la préparation dans 6 petits ramequins et remettre au frais. 
Au moment de servir, répartir les mûres restantes sur le dessus des petites crèmes et servir. 

NB : On peut aussi réaliser ces petites crèmes en version non glacée, en zappant simplement le passage au congélateur, et en plaçant la préparation directement dans des petits pots, à réserver ensuite quelques heures au réfrigérateur pour obtenir une texture crémeuse.

Variantes : On peut remplacer les mûres par un autre fruit rouge (myrtille, framboise, cerise...). Selon la sucrosité des fruits et votre palais, il faudra peut-être ajouter un peu de sucre.
Petits pots de crème chocolat mûre vegan

jeudi 3 août 2023

Tarte pêche-romarin-fleur d'oranger

Cuillère et saladier : Tarte pêche-romarin-fleur d'oranger
Vu le nombre de recettes sucrées que je vous propose, je crois que je devrais arrêter de dire que je ne suis pas vraiment un bec sucré... Et pourtant c'est vrai ! C'est juste que j'aime beaucoup cuisiner le sucré, donc je ne manque jamais une occasion pour en proposer un (par exemple, cette tarte a été réalisée pour l'anniversaire d'une amie) ! Après, on pourrait aussi dire que je ne suis pas vraiment un bec sucré dans la mesure où les recettes que je cuisine (et que je vous propose donc) on très souvent une teneur réduite en sucre.
Pour en revenir à cette tarte, au départ, j'avais prévu de rester "soft", et de rester sur une formule assez classique de tarte un peu façon amandine, avec un fond à base d'amande pour absorber l'humidité des fruits. Et puis finalement, j'ai eu envie d'un petit twist, et j'ai pensé à associer la pêche au romarin. Comme toujours dans ces cas-là, j'ai un peu regardé ce qui se faisait sur le sujet, et je suis tombée à mainte reprise sur la tarte à la pêche, citron vert et romarin du chef Yotam Ottolenghi... Et je me suis dit que si le grand Ottolenghi validait cette association, c'était bien qu'elle devait valoir le détour. Bon, pour le reste, je suis quand même restée sur mon idée de crème vaguement amandine, car bon, un peu d'originalité ça n'a jamais fait de mal ! (et puis aussi que je voulais finir mon pot de yaourt végétal entamé...). J'ai tout de même repris de sa recette son idée de faire préalablement mariner les pêches, ici non pas dans du sucre, mais dans de la fleur d'oranger, ce qui leur confère une délicatesse supplémentaire. 
Tarte pêche-romarin-fleur d'oranger
Pour 1 tarte : 
  • 250 g de pâte sablée
  • 5-6 pêches (ou nectarines)
  • 150 g de yaourt végétal
  • 40 g de purée d'amande blanche
  • 30 g de sucre blond
  • 60 g de poudre d'amande
  • 2 c. à s. d'eau de fleur d'oranger
  • 2-3 branches de romarin (idéalement frais)
Tarte pêche-romarin-fleur d'oranger
Préparer les pêches : Couper les pêches en deux, enlever les noyaux et couper les demi-pêches en lamelles. Les placer dans un bol ou une assiette creuse avec l'eau de fleur d'oranger et le romarin en feuille. Laisser macérer 1 à 2h au frais. 
Préparer la crème à l'amande : Mélanger ensemble le yaourt avec la purée d'amande et le sucre. S'il y a des grumeaux, n'hésitez pas à passer un coup de mixer. Ajouter ensuite la poudre d'amande. Mélanger et ajouter ensuite 1 c. à s. de la marinade des pêches. 
Monter la tarte : Etaler la pâte sur une feuille anti-adhésive sur une épaisseur d'environ 0,3 cm. Répartir la crème à l'amande sur le fond de tarte en laissant environ 5 cm de libre. 
Répartir les lamelles de pêches sur la crème à l'amande, en intercalant avec les feuilles de romarin de la marinade. 
Rabattre les bords de la pâte sur les pêches. 
Badigeonner les bords d'un peu de lait végétal. 
Faire cuire au four 30 à 35 min., jusqu'à ce que la pâte soit bien dorée et la crème prise. 
Laisser refroidir avant de déguster.
Tarte pêche-romarin-fleur d'oranger

jeudi 29 juillet 2021

Confiture pêche blanches-hibiscus

Confiture pêche blanches-hibiscus
Je sais que cette année les fruits sont rares (et donc particulièrement chers pour la plupart d'entre nous), mais je ne pouvais pas envisager de sacrifier au sacro-saint rituel des confitures de l'été. D'autant que j'ai la chance de pouvoir me procurer facilement des pêches et nectarines "de second choix", à un prix défiant toute concurrence. 
J'entretiens avec les confitures un rapport un peu bizarre : il y a bien longtemps que je n'en mange plus et si j'en consomme 1 pot par an, cela doit bien être le bout du monde. Pourtant, j'adore les cuisiner, et je n'envisage pas de passer un été sans en faire... Cela me vient sûrement de l'enfance, où l'été était rythmé par la production intensive de confitures avec ma grand-mère et ma grande-tante pour fournir tous les cousins-cousines. Aujourd'hui, les cousins-cousines sont beaucoup moins nombreux, mais l'amour des confitures est resté ! J'ai même au fur et à mesure des années amélioré ma technique, après avoir été pendant longtemps réticente à tout changement (la fidélité aux ancêtres, que voulez-vous...). Pour les productions de cette année, j'ai mis en pratique les conseils avisés de Béatrice Bellon, des Gaillardises de l'Ubaye, que j'ai découvert dans l'épisode 136 du podcast Bouffons sur les confitures. Et bien, je ne sais pas si c'est ça ou autre chose, mais je dois avouer que je suis plutôt fière de ma confiture pêche-hibiscus (et qu'elle a été très appréciée par mes goûteur.se.s officiel.le.s !). 
Cuillère et saladier : Confiture pêche blanches-hibiscus
J'avais un peu peur que le parfum des pêches, si délicat, ne disparaisse à la cuisson, mais au contraire, il ressort bien ici. Je pense que c'est le fait de laisser les fruits se gorger doucement de sucre grâce au repos en deux temps qui permet la conservation de leur saveur. Quand à l'hibiscus, en plus de donner une jolie couleur rose à la confiture, son petit goût acidulé vient contrebalancer la saveur légèrement suave de la pêche.
Confiture pêche blanches-hibiscus 
Pour 3-5 pots (selon la taille) : 
  • 500 g chair de pêches blanches
  • 300 g de sucre
  • 2 c. à s. de fleur d'hibiscus séchées
  • 1 c. à s. de rhum blanc
Confiture pêche blanches-hibiscus
L'avant-veille, bien laver les pêches, les dénoyauter et les couper en gros morceaux. Les placer dans un saladier avec le sucre et les pétales d'hibiscus. Laisser reposer au moins 12h au frais, le temps que les fruits expriment leur jus. 
Le lendemain, verser le contenu du saladier dans une casserole, et porter à ébullition. Maintenir l'ébullition quelques minutes, puis remettre la préparation dans un saladier et réserver à nouveau pour 12h. Cela permet au sucre de bien rentrer dans le fruit. 
Le dernier jour, remettre la préparation dans la casserole, en enlevant les pétales d'hibiscus. Porter à ébullition sur feu doux et poursuivre la cuisson une vingtaine de minutes, en remuant de temps en temps. Vérifier la cuisson avec le test de l'assiette. 
Stopper le feu, incorporer le rhum blanc.
Répartir la confiture dans les pots préalablement ébouillanter, fermer les couvercles et les retourner. 
Idéalement, attendez quelques jours (voir quelques semaines) avant de déguster.

lundi 21 juin 2021

Gâteau au yaourt à la vanille et cerises (vegan)

Cuillère et saladier : Gâteau au yaourt à la vanille et cerises (vegan)
Autant je ne suis pas vraiment une acheteuse impulsive pour ce qui est des achats non alimentaires (on parle de la fille qui se tâte pendant six mois avant de s'acheter une nouvelle robe), autant je me laisse (souvent) emporter au rayon fruits et légumes. Si les grands magasins me laissent de marbre, je résiste difficilement à l'étal du primeur, et je craque régulièrement pour des choses qui me font envie sur le moment, mais dont finalement, je ne sais pas trop quoi faire. Cela m'arrive particulièrement souvent avec les fruits, et plus encore les fruits d'été. Fut un temps où je finissais tous mes repas par des fruits, et j'en consommais donc pas mal. Et puis, peu à peu, j'ai réduit ma consommation, et elle n'est aujourd'hui plus si importante car au final, à la fin des repas, je n'ai plus envie de fruits... oui mais voilà, c'est un peu comme si mon cerveau n'avait pas encore intégrer complètement ça et au moment de faire les courses, je ne résiste pas à l'appel des fruits. C'est exactement ce qui s'est passé avec ces cerises... j'en ai eu envie sur le coup, envie passée une fois rentrée à la maison. Parce que je n'allais pas les laisser perdre tout de même, j'ai eu l'idée de les glisser dans un gâteau. Un gâteau tout simple, sur la base du gâteau au yaourt bien connu, avec tout de même un petit twist : l'ajout de poudre d'amande dans la pâte, dont la saveur se marie si bien avec les cerises. Et comme une fois n'est pas coutume, j'avais des yaourts aromatisés à la vanille, c'est de ceux-ci dont je me suis servie. Mais vous pouvez très bien les remplacer par du yaourt nature additionné d'un peu d'arôme naturel de vanille et de sucre.
Cuillère et saladier : Gâteau au yaourt à la vanille et cerises (vegan) 
Pour 1 gâteau : 
  • 2 pots de yaourt de soja à la vanille (200 g)*
  • 2 pots de farine 
  • 1 pot de poudre d'amande
  • 1/2 pot d'huile résistant à la cuisson 
  • 1 sachet (2 c. à c.) de levure chimique
  • env. 200 g de cerises 
* A défaut de yaourt à la vanille, remplacer par 2 yaourts de soja nature (200 g), un peu d'arôme naturel de vanille et ajouter environ 1/2 pot de sucre (éventuellement mélangé avec du sucre vanillé).
Gâteau au yaourt à la vanille et cerises (vegan)
Dénoyauter les cerises. Réserver.
Préchauffer le four à 180°C.
Placer les yaourts de soja dans un saladier, ajouter l'huile et mélanger.
Ajouter ensuite la farine, la poudre d'amande et la levure chimique (ainsi que le sucre et l'arôme de vanille si vous utilisez des yaourts nature). 
Mélanger pour obtenir une pâte homogène.
Verser la pâte dans un moule rond (type moule à manqué) graissé. 
Répartir dessus les cerises dénoyautées, en les enfonçant légèrement. 
Enfourner et faire cuire 30 à 40 minutes : vérifier la cuisson de la lame du couteau : elle doit ressortir sèche. 
Laisser refroidir le gâteau au moins 30 minutes avant de le démouler.

jeudi 25 février 2021

Poires pochées à l'hibiscus, croustillant de sarrasin

Pour ne rien vous cacher, cette recette me trottait dans la tête depuis un bout de temps... J'ai même acheté ces verres exprès pour pouvoir les présenter (et c'est là que je me dit, que je deviens VRAIMENT accro) ! Pourtant, Dieu sait pourquoi, je n'avais pas encore sauté le pas. Mais lorsque j'ai vu le challenge photo proposé par Pastry and travel, je me suis dit que c'était la recette parfaite.
Lorsque j'ai commencé le blog, je ne m'étais pas forcément posé la question des photos... (et ça se voit !). Cependant très vite, je me suis un peu intéressée au sujet de la photographie culinaire, et sans atteindre le niveau de photographes professionnel.le.s, j'ai fait tout de même quelque progrès depuis mes débuts et le plus souvent, je trouve que je m'en tire pas (trop) mal. Mais, si j'essaye d’innover un peu, j'ai tout de même un peu l'impression de tourner en rond et de faire toujours la même photo. Aussi quand j'ai vu que @pastryandtravel proposait un challenge photo, je me suis dit que c'était une bonne occasion de sortir un peu de ma zone de confort. Même si, soyons honnête, ce challenge n'arrive pas franchement à point nommé, puisque je traverse une période assez intense au travail, les incertitudes sur la situation sanitaire et le couvre-feu à 18h n'arrangeant rien au tourbillon dans lequel j'ai l'impression d'être emportée ces derniers temps. Mais bon, on se trouve toujours des excuses, et j'ai décidé de me lancer tout de même, même un peu à l'arrache, histoire aussi de tordre le coup à ce satané perfectionnisme qui nous bloque trop souvent.Si vous voulez voir le résultat, je vous invite à vous rendre sur mon compte Instagram.
Pour en revenir à la recette, je n'ai pas vraiment pour habitude de cuisiner les poires. A vrai dire, je n'ai même pas vraiment pour habitude d'acheter des poires... En effet, même si, à chaque fois que j'en mange, je me dis que je devrais le faire plus souvent, je n'en ai pas du tout le réflexe. Il faut dire que la poire, comme cela a été si bien présenté dans l’émission On va déguster qui lui a été consacré, souffre de sa fragilité : en effet, au contraire des pommes, il ne faut pas trop les choquer, et puis leur période de consommation (le moment où elles sont "juste à point") est particulièrement court... Mais c'est aussi après avoir écouté cette émission, qui faisait part de la difficulté des producteur.trice.s de poires à écouler leur récolte, que j'ai pris comme résolution d'en acheter plus souvent, résolution que, comme toutes les bonnes résolutions, je dois dire, je tiens plus ou moins... On peut donc dire que cette recette s'inscrit dans ce cadre...
Elle est somme toute assez basique : de simples poires pochées dans une infusion d'hibiscus, servies avec un petit croustillant de sarrasin pour le contraste de texture. Comme ici j'ai choisi de ne sucrer que très peu le liquide de pochage, il est important d'utiliser une variété de poire assez sucrée, et surtout, que ces dernières soient bien mûres. Si ce n'est pas le cas, ou que vous avez le bec plus sucré, n'hésitez pas à forcer un peu la dose de sucre dans l'infusion d'hibiscus. Quand au croustillant, il apporte un peu de relief à ce dessert, sa texture croquante contrastant avec le fondant des poires. S'il vous en reste, vous pouvez le conserver dans une boite hermétique ou un bocal, et en saupoudrer vos compotes, yaourts ou juste le manger à la petite cuillère !

Pour 4 poires : 
Pour les poires :
  • 4 poires 
  • 500 ml d'eau
  • 1 grosse poignée de fleurs d'hibiscus
  • 1/2 gousse de vanille
  • quelques fragments de badiane
  • 1 petit morceau de cannelle
  • 1-2 c. à s. de sucre complet
Pour le croustillant de sarrasin  : 
  • 50 g de graines de sarrasin
  • 1 c. à c. de sucre complet
  • 30 g de noisettes concassées
  • 1 c. à s. de purée de noisette
  • 1-2 c. à s. d'eau
Préparer les poires : Faire bouillir l'eau. Ajouter les fleurs d'hibiscus, les épices et le sucre. Laisser infuser au moins 10 minutes.
Pendant ce temps, éplucher les poires. Placer les poires dans l'infusion et faire mariner au moins quelques heures.
Préparer le croustillant de sarrasin : Faire torréfier le sarrasin quelques minutes dans une poêle chaude, sans matière grasse. 
Torréfier également les noisettes quelques minutes.
Réserver 1/3 du sarrasin, moudre grossièrement le reste. 
Mélanger le sarrasin moulu, les graines de sarrasin, les noisettes concassées et le sucre. Ajouter la purée de noisette et mélanger du bout des doigts. Verser un peu d'eau goutte à goutte, en mélangeant, pour obtenir des "pépites" de pâte. 
Répartir les pépites de pâte sur une plaque de cuisson. 
Faire cuire 10-15 minutes à 180°C., le temps que les pépites soient bien croustillantes. Réserver.
Faire cuire les poires : Placer les poires dans la marinade sur le feu, couvrir, porter à ébullition et faire cuire les poires une quinzaine de minutes. 
Sortir les poires de la casserole, et faire réduire un peu le jus de cuisson à feu vif. 
Servir les poires tièdes ou froides, arrosées de jus de cuisson et saupoudrées de croustillant de sarrasin.
 
Note : Ce dessert est fameux avec un peu de yaourt, ou, pour celles et ceux qui aiment, de crème épaisse.

jeudi 19 novembre 2020

Gâteau renversé à la halva

Gâteau renversé à la halva vegan
Un gâteau en mode improvisation totale, bricolé pour le pot de départ inopiné (le pot, pas le départ !) d'une collègue. Il y a quelque temps, on m'a offert un pot de halva maison à la pistache et au sésame. Elle a beau être délicieuse, comme les sucreries et moi, ça fait plusieurs, elle trainait dans le frigo et je me demandais comment l'utiliser. Du coup, lorsque ça s'est décidé pour le fameux pot de départ, je me suis dit que c'était l'occasion rêvée pour la glisser dans un gâteau. C'était d'autant plus bienvenu que je me suis lancée dans ce gâteau sur un coup de tête, alors que j'étais plutôt ric-rac en sucre et en huile... Or, la halva (qui est tout de même rappelons-le pour moitié de gras et de sucre) remplace les deux. 
Gâteau renversé à la halva vegan
Comme j'avais tout de même peur que le gâteau soit un peu sec, j'ai choisi d'y ajouter des fruits, sous forme de gâteau renversé. J'ai opté pour des pêches au naturel, mises en conserve cet été, mais on peut très bien opter pour des pommes ou des poires fraîches, ou en saison des pêches, des nectarines ou encore des prunes fraîches. La saveur légèrement amère du sésame est bien contrebalancé par le juteux bien sucré des fruits caramélisés.
Gâteau renversé à la halva vegan
Pour 1 gâteau : 
  • 200 g de farine
  • 1 c. à c. de levure chimique
  • 1/4 c. à c. de bicarbonate de soude
  • 1 pincée de sel
  • 200 g de halva
  • 100 g de purée de pommes
  • 1 c. à s. d'huile neutre supportant la cuisson (tournesol, pépin de raisin...)
  • 150 ml d'eau de conserve des pêches ou de lait végétal
  • 1 c. à s. de vinaigre de cidre
  • env. 200 g de fruits en conserve (ou frais)
  • 80 g de sucre 
    Gâteau renversé à la halva vegan
Préparer les fruits : Si vous utilisez des fruits en conserve, les mettre à égoutter dans une passoire sur un bol pour recueillir le jus. Les couper au besoin en lamelles ou gros morceaux. Si vous utilisez des fruits frais, les couper en morceaux (lamelles ou oreillons).
Graisser un moule en couronne ou à manqué. 
Préparer le caramel : Placer le sucre dans une petite casserole, ajouter 1 c. à s. d'eau et chauffer à feu doux jusqu'à ce qu'un caramel se forme. Lorsque le sucre commence à brunir et sentir le caramel, verser le caramel dans le fond du moule et le répartir de manière uniforme.
Disposer les fruits sur le caramel. Réserver.
Préchauffer le four à 180°C.
Préparer la pâte : Mélanger la purée de pomme avec la halva, au besoin en la chauffant un peu pour la ramollir. Ajouter ensuite l'huile et l'eau ou le lait végétal.
Dans un saladier, mélanger la farine, la levure, le bicarbonate et le sel. 
Verser les liquides dans les poudres et mélanger rapidement. Ajouter ensuite le vinaigre de cidre.
Verser la pâte dans le moule sur les fruits, en veillant à ne pas trop les déplacer. 
Faire cuire à 180°C. pendant environ 40 minutes. Vérifier la cuisson de la pointe du couteau : elle doit ressortir sèche.
Laisser refroidir le gâteau. 
Pour le démoulage, placer le fond du gâteau dans un peu d'eau chaude pour ramollir le caramel, puis le renverser sur le plat de service. 
Gâteau renversé à la halva vegan

jeudi 16 juillet 2020

Pêches en croûte, sauce caramel

Cuillère et saladier : Pêches en croûte, sauce caramel (vegan)
A l’instar de la fraise, la pêche fait pour moi normalement partie de ces fruits qui ne se cuisinent pas… tout au plus peut-on les incorporer dans une salade de fruits lorsqu’elles sont un peu avancées. Je ne sais pas si cela tient à leur parfum subtil, leur chair fine ou de leur texture délicate, mais autant la tarte aux abricots et le crumble aux prunes sont des classiques de l’été, je n’aurai pas le réflexe de faire la même chose avec des pêches (ou des nectarines d’ailleurs). Aussi, je ne sais pas trop comment m’est venue l’idée de ces pêches en croûte… pourtant, elle m’a poursuivi longtemps avant je ne me décide à la réaliser !
Cuillère et saladier : Pêches en croûte, sauce caramel (vegan)
J’ai découvert les fruits en croûte avec la recette de Mély, et je suis tombée en amour avec cette façon originale et délicieuse de cuisiner les pommes. Je crois que j’aime le petit côté « surprise » de ce dessert, car on ne sait pas trop ce qui se cache derrière cette boule de croûte. Et une fois le mystère percé, ce contraste entre la croute croquante et le fondant du fruit est vraiment délicieux. La version à la pêche que je vous propose ici est je trouve, légèrement plus subtile (moins « évidente ») qu’avec la pomme, car autant avec la pomme, la chair fond complètement, aussi ici le fruit reste légèrement ferme et juteux, ce qui correspond mieux je trouve à la saison estivale (la nature est bien faite tout de même !). On peut bien sûr remplacer les pêches par des nectarines, ou encore pourquoi pas, de beaux abricots !
Cuillère et saladier : Pêches en croûte, sauce caramel (vegan)
Pour 2 personnes :
  • 2 pêches blanches (ou nectarines)
  • 65 g de farine de souchet
  • 65 g de farine de blé (ou épeautre) complète
  • 30 g d'huile de coco
  • 40 g de purée d'amande
  • 1 petite c. à s. de sucre complet (facultatif - à ajuster selon goût)
  • 5 à 10 cl d'eau
Pour la sauce caramel :
  • 1 c. à s. d'huile de coco fondue
  • 1 c. à s. de purée d'amande complète (ou de noisette)
  • 1 c. à s. de miel (ou autre sucrant liquide : sirop de pommes, mélasse, sirop d'érable, etc.)
Cuillère et saladier : Pêches en croûte, sauce caramel (vegan)
Préparer la pâte sablée : Dans un saladier, mélanger la farine de souchet, celle de blé (ou d'épeautre) et le sucre. Ajouter l'huile de coco en petits morceaux et la purée d'amande. Mélanger du bout des doigts pour sabler la pâte. Verser un peu d'eau et amalgamer en une boule (la quantité d'eau peut varier selon la qualité de votre farine et de votre purée d'amande).
Réserver la pâte au frais.
Éplucher les pêches.
Préchauffer le four à 180°C.
Etaler la pâte sur le plan de travail fariné. Découper deux cercles de diamètre suffisant pour envelopper les fruits. Placer les pêches au milieu de disques, et rabattre la pâte pour bien les envelopper.
Placer les fruits enveloppés sur une plaque de cuisson graissée ou recouverte d'une feuille anti-adhésive.
Badigeonner les pêches avec un peu de lait.
Enfourner pour 15 à 20 minutes : les fruits doivent être bien dorés.
Cuillère et saladier : Pêches en croûte, sauce caramel (vegan)
Préparer la sauce caramel : Placer un petit bol dans un bain-marie chaud, y placer l'huile de coco et le miel. Lorsque le tout est bien liquide, ajouter la purée d'amande et bien mélanger pour obtenir une sauce bien lisse.
Servir les pêches en croûte tièdes, avec un peu de sauce caramel. 
Cuillère et saladier : Pêches en croûte, sauce caramel (vegan)

dimanche 19 octobre 2014

Sorbet minute mangue noix de coco (et cornets maison vegan)

https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2014/10/sorbet-minute-mangue-noix-de-coco-et.html
Cette recette de sorbet, cela faisait un petit moment qu'elle trainait dans mes cartons. Je voulais vous la présenter plus tôt mais tant de choses se sont accumulées que finalement, je n'en ai pas eut l'occasion au cours de l'été. Et puis après...c'était plus trop de saison. Je m'étais donc résignée à la garder sous le coude pour l'été prochain, mais aux vues des températures de ces derniers jours, finalement, je me suis dit que je pouvais aussi bien la ressortir (d'ailleurs, j'en ai profité pour en refaire une fournée, non mais!).
Le sorbet, inspiré glaces crues à la banane qui ont tourné tout l'été sur la blogosphère est prêt en deux temps trois mouvements (pour peu qu'on ai pris soin de mettre la mangue au congélateur un peu avant - ou que l'on en ai de la déjà congelée-). En revanche, je dois avouer qu'il n'en va pas de même pour les cornets...mais ce serait vraiment dommage de passer à coté. La paternité de ces cornets de glace vegan ne me revient pas, j'ai trouvé la recette chez la très talentueuse Better than butter. J'ai suivi sa recette presque à la lettre, en ajoutant juste un peu de farine de gaudes pour une saveur encore plus rustique et je n'ai qu'un mot à dire : chapeau. Ces cornets sont tellement bons que j'en ai mangé la moitié avant même de mettre la glace dedans. Bon après, c'est sûr qu'il faut choper le coup de main, et je dois avouer que je me suis bien brulé les doigts (mes bouts de doigts s'en souviennent encore) mais le jeu en vaut la chandelle!
Pour le sorbet mangue-coco
Pour une personne :
  • 100 g de mangue congelée
  • 2 à 3 c. à s. de lait de coco
  • 1 c. à s. de noix de coco râpée
La veille ou quelques heures avant, couper la mangue en morceaux et la placer au congélateur.
Le jour même, mixer la mangue avec le lait de coco  jusqu'à ce obtenir une texture crémeuse. Ajouter la noix de coco râpée.
Former des boules et déguster immédiatement, dans un cornet...ou non.


Pour les cornets :
Pour 6-8 cornets :
  • 40 g de farine de gaudes
  • 60 g de farine intégrale
  • 30g de fécule de maïs 
  • 40g de sucre complet
  • quelques gouttes d'extrait de vanille
  • 80 mL d'huile de coco fondue
  • 90 mL d'eau
  • une pincée de sel
Mélanger la farine de gaudes, la farine intégrale, la fécule, le sucre et le sel dans un saladier. Verser petit à petit l'huile puis l'eau en remuant. Mélanger pour avoir une préparation homogène. Ajouter l'extrait de vanille et laisser reposer 15 minutes.
Préchauffer le four à 180°C.
Placer une feuille anti-adhésive sur une plaque de cuisson et étaler environ 2 c. à s. de pâte en cercle de 15 cm de diamètre. 
Faire cuire 10 à 15 minutes, le temps que la gaufrette soit dorée mais pas marron.
Sortir la gaufrette du four et l'enrouler rapidement autour d'un cône en carton ou en plastique (c'est là que ça se corse!, si vous y arrivez, utilisez un torchon ou des gants de cuisine, personnellement, j'ai dû abandonner toute protection pour réussir cette opération).
Laisser refroidir quelques instants sur le cône le temps que la forme prenne puis enlever le cône et laisser refroidir.
Une fois refroidis, les cônes se conservent dans une boite en fer (mais ils ne feront certainement pas long feu).

Note : Le mieux est de faire cuire les cercles au fur et à mesure, deux par deux par exemple, car ils doivent rester chauds pour être enroulés autour du cône.
Si l'enroulage autour du cône vous semble vraiment trop périlleux, on peut se servir de la même base pour faire des coupelles comestibles, en plaçant les cercles encore chauds dans des petits bols pour qu'ils en prennent la forme.
On peut alors les garnir à volonté de glace mais aussi de salade de fruits frais ou même, pour les plus gourmands, de crème dessert.

dimanche 31 août 2014

Gâteau renversé aux mûres et lait de coco

https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2014/08/gateau-renverse-aux-mures-et-au-lait-de.htmlMalgré toutes mes bonnes résolutions, j'ai récidivé, je me retrouve à nouveau à la tête d'un panier plein de mûres... à trois jours du départ!! Alors j'ai sorti mon arme ultime en cas de fruits trop mûrs/abimés/à consommer rapidement... j'ai nommé : le gâteau renversé! Et comme il fallait aussi vider le frigo, je me suis décidée pour une base au lait de coco, pour liquider le reste d'une boîte ouverte pour un curry de lentilles.
Une texture un peu spongieuse, plus proche finalement du pudding que du gâteau, mais très agréable avec la couche épaisse de mûres qui la surplombe.
Ce gâteau "fonds de placard" sur lequel je ne pariais pas trop a été au final très apprécié, dégusté avec un peu de yaourt, et j'ai même eut droit à un "quand tu le referas la prochaine fois...", signe incontestable d'approbation. Pour ma part, j'ai été un peu déçue car je dois dire que je m'attendais à un goût de coco un peu plus prononcé... or là, il faut vraiment bien le chercher! Peut-être est-ce du à la qualité de la noix de coco râpée que j'ai utilisée, qui doit être un peu éventée... En tout les cas, même si le lait de coco n'apporte pas un goût vraiment particulier, c'est lui qui, par sa richesse en graisse, fait toute la texture du gâteau. On doit pouvoir le remplacer par la même quantité de crème végétale (soja ou avoine), mais je n'ai pas pu tester, cette fois-ci, j'avais épuisé mes mûres!

Pour un beau gâteau (env. 6 personnes) :
Pour les fruits :
  • 500 g de mûres sauvages
  • 3 à 4 c. à s. de gelée de mûres (selon l'acidité des fruits)
Pour le gâteau :
  • 180 g de farine (complète ici)
  • 200 g de lait de coco
  • 3 c. à s. de gelée de pommes (ou autre sucrant liquide)
  • 1 pot (100 g) de yaourt de soja
  • 2 c. à c. de bicarbonate de soude + 1 c. à c. de jus de citron OU 2 c. à c. de levure chimique 
  • 2 grosses c. à s. de noix de coco râpée
Préparer la couche de mûres : Laver soigneusement les mûres, et éliminer toutes les impuretés (petites branches, feuilles,...). Les égoutter, si possible en les étalant.
Faire chauffer la gelée de mûres dans le fond d'un moule d'une vingtaine de centimètre de diamètre pour la liquéfier. Lorsqu'elle est chaude, verser les mûres et bien mélanger pour les imprenier de confiture. Tasser un peu, mais la couche doit être assez épaisse.
Préchauffer le four th 6-7 (200°C).
Préparer la pâte à gâteau : Dans un saladier, mélanger la farine complète et le bicarbonate de soude . A part, délayer la fécule dans 3 c. à s. de lait de coco froid.
Chauffer légèrement le reste du lait avec le sucrant, jusqu'à ce que ce dernier soit bien dissous.
Verser progressivement le lait de coco sucré dans le mélange sec en tournant continuellement pour éviter les grumeaux. Ajouter la fécule délayée puis le yaourt de soja et, au dernier moment, le jus de citron.
Verser délicatement la pâte sur les fruits et enfourner pour une quarantaine de minutes. Vérifier la cuisson de la pointe du couteau : elle doit ressortir sèche.
Laisser complètement refroidir dans le moule. Pour démouler, chauffer légèrement le fond du moule (à la flamme ou en le trempant dans un fond d'eau chaude) puis retourner d'un coup sec sur le plat de service.

vendredi 29 août 2014

Tarte aux mûres citronnée

https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2014/08/tarte-aux-mures-citronnee.html
Un de mes grands plaisirs des vacances est de partir le nez au vent et le panier à la main, ramasser ces petites baies toutes noires et sauvages qui jaillissent aux bords des routes et des champs. Je suis capable de rester là des heures durant, et une fois lancée, impossible de m'arrêter. Je crois que je suis légèrement addict à la cueillette, c'est grave docteur? Mais que voulez-vous, celles-là, je ne vais pas les laisser là, elles me tendent les bras. Et celles-ci... J'ai beau me promettre que je n'en cueillerais qu'un petit fond, de quoi manger au petit déjeuner, je me laisse souvent (toujours) emporter par mon élan et revient le panier plein. Il faut dire que j'ai été mal habituée, car déjà toute petite, je partais avec ma grand-mère en "campagne" pour la récolte en vue des confitures. Et il fallait en ramasser des mûres, puisqu'il fallait assurer le ravitaillement en gelée de mûres de toute la famille! Mais aujourd'hui, nous ne sommes plus aussi nombreux, et mes placards sont encore plein des pots des années précédentes.

Du coup, il faut bien trouver des idées pour les accommoder ces fameuses mûres. Certes, j'aurais pu faire dans la tradition et les transformer en tarte rustique, mais cette fois-ci, j'avais envie de changer un peu et de profiter pleinement de la fraicheur de ces petites baies noires. D'où l'idée de simplement les déposer sur un lit de crème délicatement parfumée au citron et à l'amande. Les fruits s'enfoncent délicatement dans la crème fondante, qui vient seulement apporter un peu d'onctuosité et de douceur à ce dessert somme toute très basique.
Pour 6 personnes :
Pour la pâte :
  • 150 g de farine complète
  • 50 g de gaudes (farine de maïs grillé) 
  • 100 g de chair d'avocat (soit 1 avocat moyen)
  • 2 belles c. à s. de sirop d'agave
  • 3 à 4 c. à s. d'eau
Pour la garniture :
  • 1/3 l de lait d'amandes
  • 1 citron bio
  • 2 à 3 c. à s. de sirop d'agave
  • 1,5 c. à s. de fécule
  • 400 à 500 g de mûres sauvages
Préparer la pâte à tarte : Dans un saladier, mélanger la farine complète et la farine de gaudes. Mixer la chair de l'avocat avec le sirop d'agave. Verser la purée d'avocat dans le mélange de farine et mélanger du bout des doigts en ajoutant l'eau petit à petit, jusqu'à obtenir une pâte. Ne pas hésiter à mettre un peu plus d'eau que de coutume, pour obtenir une pâte bien élastique.
Etaler la pâte sur un plan de travail fariné et en chemiser un moule à tarte graissé. Recouvrir d'une feuille anti-adhésive, lester de haricots secs ou de petits cailloux et faire cuire la pâte à blanc une quinzaine de minutes à 180°C (th 6). La pâte doit rester un peu souple, elle durci et refroidissant.
Pendant ce temps, préparer la crème au citron : Délayer la fécule dans le lait d'amandes sucré avec le sirop d'agave. Faire épaissir la préparation sur feu doux, en remuant continuellement pour éviter qu'elle n'accroche.
Râper finement le zeste de citron et le presser.
Incorporer le jus et le zeste de citron dans la préparation précédente, et réserver au frais.
Préparer les mûres : Laver soigneusement les mûres et les trier pour éliminer des éventuels herbes ou branchages. Les égoutter et les déposer sur du papier absorbant (ou un vieux torchon).
Monter la tarte : Lorsque la crème est bien froide, l'étaler sur le fond de tarte refroidi. Laisser prendre quelques minutes au réfrigérateur avant de recouvrir avec les mûres.
Réserver au frais jusqu'au moment de servir.

Remarque : La crème est relativement peu sucrée, par conséquent, si les fruits sont un peu acides, vous pouvez saupoudrer le dessus de la tarte d'un peu de sucre en poudre.

mardi 26 août 2014

Flan aux pêches et fleur d'oranger (IG bas)

https://cuillereetsaladier.blogspot.com/2014/08/flan-aux-peches-et-fleur-doranger-ig-bas.html
Si pendant l'année j'essaie de réduire au maximum ma consommation d’œufs, rebutée par les conditions de production plutôt douteuses, même en bio, j'hésite beaucoup moins à en utiliser lorsque je suis dans ma maison de vacances, disposant de bons œufs frais de la ferme d'à-coté, où les poules circulent en toute liberté. A moi donc œufs au lait, soufflés, clafoutis et autres flans pour lesquels je n'ai jamais réussi à trouver une version végétale correcte (je dois ici avouer que toutes mes tentatives de flan végétal, quelle que soit la recette, se sont soldées par de cuisants échec).
Comme je venais de récolter un plein panier de petites pêches à utiliser rapidement, l'idée de ce petit dessert à mi-chemin entre le clafoutis, le flan et le gratin de fruit s'est imposé. En effet, si d'ordinaire, je déguste plutôt mes fruits crus nature, je ne suis pas contre les apprêter un peu pour un dessert, un goûter ou même un petit déjeuner un peu plus gourmand.
Pour 6 personnes :
  • 500 g ou plus de belles pêches
  • 25 cl de lait d'amandes
  • 2-3 c. à s. de sirop d'agave
  • 2 c. à s. de son d'avoine
  • 3 petits œufs
  • 2 c. à s. d'eau de fleur d'oranger
Préparer les pêches : Eplucher les pêches et les couper en grosses lamelles. En tapisser le fond d'un plat à gratin en couche plus ou moins épaisse selon votre goût.
Préchauffer le four th 6 (180°C).
Préparer l'appareil à flan : Mixer finement (au moulin à café) le son d'avoine jusqu'à obtenir une poudre fine comme une farine.
Placer cette farine dans une terrine, ajouter les oeufs entiers un par un, en mélangeant entre chaque pour éviter les grumeaux. Verser petit à petit le lait d'amandes, en continuant de fouetter, puis le sirop d'agave et l'eau de fleur d'oranger.
Verser l'appareil à flan sur les fruits et enfourner pour une trentaine de minutes. Laisser refroidir complètement avant de servir.